Act.j XVI
3. AcL, XVI, 22-23, 37; I Thess., ii, 2; Il Cor., i, 25. Phil.,
4. Le récit du témoin oculaire, tout à l'heure si net, s'embrouille ici par le désir qu'il a de trouver partout des miracles et des CDnversions de pécheurs ou de gens de profession infime s'opérant subitement par des coups de la grâce. Quoi de surprenant qu'un disciple de Paul crût que son maître faisait des miracles , quand Paul lui - même déclare en avoir fait? Porphyre n'attribue-t-il pas des miracles à Plotin, son maître, avec lequel il avait vécu des années? Les délivrances miraculeuses de prison étaient un des thèmes les plus ordinaires des miracles apostoliques : Act., V, XII. La préoccupation du geôlier se trouve même dans le récit du ch. xii, qui, du reste, comme celui que nous discutons en ce moment, vient presque d'un témoin oculaire.
cachots les plus reculés et on engagea leurs pieds
dans les ceps.
Soit que la parole ne leur eut pas été accordée pour se défendre*, soit qu'à dessein ils eussent recherché la gloire de souffrir des humiliations pour leur maîtres ni Paul ni Silas ne s'étaient prévalus de leur titre de citoyens devant le tribunaP. Ce fut pendant la nuit, dans la prison, qu'ils déclarèrent leur qualité. Le geôlier fut fort ému; jusque-là, il avait traité les deux juifs avec dureté; maintenant, il se trouvait en présence de deux Romains, Paulus et Silvanus, indûment condamnés. Il lava leurs plaies et leur donna à manger. Il est probable que les duumvirs furent prévenus en même temps , car de grand matin ils envoyèrent les licteurs donner ordre au geôlier de relâcher les captifs. La loi Valeria et la loi Porcia étaient formelles; l'application de la bastonnade à un citoyen romain constituait pour le magistrat un délit grave*. Paul, profitant de ses avantages, refusa de sortir ainsi en cachette; il exigea, dit-on, que les duumvirs vinssent eux-mêmes*