Cic, ïn Verrem, II, .', 62 et suiv
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procéder à son élargissement. L'enîbartas de ceuxci était assez grand ; ils vinrent, et décidèrent Paul
à quitter la ville.
Les deux prisonniers, une fois délivrés, se rendirent chez Lydie. On les reçut comme des martyrs; ils adressèrent aux frères les dernières paroles d'exhortation et de consolation, et ils partirent. Dans aucune ville encore Paul n'avait été si aimé et n'avait tant aimé. Timothée, qui ne s'était pas vu impliqué dans la poursuite, et Luc, qui jouait un rôle secondaire, restèrent à Philippes^ Luc ne devait revoir Paul que cinq ans après.
Paul et Silas, sortis de Philippes, suivirent la voie Egnatienne et se dirigèrent sur Amphipolis. Ce fut une des plus belles journées de voyage de Paul. En sortant de la plaine de Philippes , la voie s'engage dans une vallée riante, dominée par les hautes masses du Pangée '. On y cultive le lin et les plantes
K, Pour Timothée, cela résulte deylcf.,xvii, 4, 10,14,15. Pour Luc, cela résulte de ce que le «nous» ne reparaît plus avant ' AcL XX, 5, au moment de la troisième mission où Paul revient dans les parages de la Macédoine et de la Troade.
2. On pourrait supposer que Paul prit par le nord du Pangée (Leake, TraveU innorthemGreece. III, p. 179-180; Conybeare et Howson,!, p. 340); mais, outre que des traces qui peuvent être celles de la voie Egnatienne se voient au sud, je me suis assuré qu'aujourd'hui, pour aller du Dekili-tasch (le khan de Philippes) à
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des pays les plus tempérés. De grands villages se montrent dans tous les plis de la montagne. La voie romaine est formée de dalles de marbre. A chaque pas, presque sous chaque platane, des puits profonds, remplis d'une eau venant directement des neiges voisines et filtrée par d'épaisses couches de terrains perméables, s'offrent au voyageur. Des rochers de marbre blanc donnent ouverture à de petites rivières d'une limpidité incomparable. C'est là qu'on apprend à placer l'eau parfaite au premier rang entre les dons de la nature.. Amphipolis était une grande ville, capitale de la province', à une heure environ de l'embouchure du Strymon. Les apôtres paraissent ne s'y être point arrêtés % peutêtre parce que c'était une ville purement hellénique.
D'Amphipolis , les apôtrej , après être sortis de l'estuaire du Strymon , s'engagèrent entre la mer et la montagne, au travers de bois épais et de prairies qui s'avancent jusqu'au sable du rivage. La première
lénikeui, on passerait par la vallée qui s'étend de Pravista à Orfani.
1. Tite-Live, XLV, 29 (cf. Pline, IV, 17); nonobstant AcL, VI, 12. Voir cependant Strabon, VU, fragmentai. Amphipolis a
presque entièrement- disparu. Un village assez actif, lénikeui, s'est formé sur son emplacement.