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Act.j XVII

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halte, SOUS des platanes, près d'une source très-froide oui sort du sable, h deux pas de la mer, est un endroit délicieux. Les apôtres entrèrent ensuite dans TAulon d'Aréthuse, déchirure profonde, sorte de Bosphore taillé h pic, qui sert d'émissoire aux eaux des lacs intérieurs vers l^ mer^ ils passèrent, probablement distraits , à côté du tombeau d'Euripide ^ La beauté des arbres, la fraîcheur de 1 air, la rapidité des eaux, la vigueur des fougères et des arbustes de toute sorte rappellent un site de la Grande Chartreuse ou du Grésivaudan, jeté au seuil d'une fournaise. Le bassin des lacs de la Mygdonie en effet, est torride ; on dirait des surfaces de plomb ^ fondu; les cou.tuvres, nageant la tête hors de l'eau et cherchant l'ombre, y tracent seules quelques rides. Les troupeaux, vers midi, serrés au pied des arbres, semblent atterrés ; n'était le bourdonnement des insectes et le chant des oiseaux , qui seuls dans la création résistent h ces accablements , on se croirait au règne de la mort.

1. Voir Cousinérv, Voy. en Mac. h ^^6 et suiv.; Clarke, Tra^ vels, IV, p. 381 et suiv.; Leake, III, 170 et suiv, 461.

%. Plutarque, Vie de Lycurgue. 31 ; Vitruve, VIII, m, 16; Pline, H, N.. XXXI, 19; Aulu-Gelle, XV, 20; Ammien Marcel m XXVII, 4; Itin. de Bordeaux, p. f04 (Wesseling); Anlhol. palat.,y\\, 51;Clarke, L c.

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Traversant, sans s'y arrêter, la petite ville d'ApollonieS Paul contourna les lacspar le sud, et, suivant presque jusqu'au fond la plaine dont ils occupent la dépression centrale, il arriva au pied de la petite chaîne de hauteurs qui ferme du côté de l'est le golfe de Thessalonique. Quand on atteint le sommet de ces collines, on voit à l'horizon l'Olympe dans toute sa splendeur. Le pied et la région moyenne de la montagne se confondent avec l'azur du ciel ; les neiges du sommet semblent une demeure éthérée suspendue dans l'espace. Mais, hélas ! déjà la montagne sainte était dévastée. Les homrhes y étaient montés et avaient bien vu que les dieux n'y habitaient plus. Quand Cicéron, de son exil à Thessalonique, voyait ces blancs sommets, il savait qu'il n'y avait là que de la neige et des rochers. Paul , sans doute, n'eut pas un regard pour ces lieux enchantés d'une autre race. Une grande ville était

1. Pline, IV, 17; Itiii. Ant., p. 320 (Wesseling ) ; Etienne de Byzance, s. h. v. Identique sans doute à un site de ruines du nom de Pollina, situé au sud de l'extrémité orientale du lac Betschik- Gueul. (Voir la carte de Turquie de Kiepert; Cousinéry, I, 115- 116 et la carte; Leake, III, p. 457 et suiv.; Conybeare et Howson, I, p. 343-344.) Ce nom est maintenant presque inconnu dans le pays. Ne pas confondre l'Apollonie dont il s'agit avec TApollonie située sur la côte, entre Néapolis et l'embouchure du Strvmon.

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devant lui , et il devinait par son expérience qu'il trouverait là une base excellente pour fonder quelque chose de grand. ^

Depuis la domination romaine, Thessalonique était devenue un des ports les plus commerçants de la Méditerranée. C'était une ville très-riche et trèspeuplée ^ Elle avait une grande synagogue, servant de centre religieux au judaïsme de Philippes, d\\mphipolis et d'Apollonie, qui n'avaient que des oratoires ^ Paul suivit ici sa constante pratique. Durant trois sabbats consécutifs, il parla dans la synagogue, répétant-son uniforme discours sur Jésus, prouvant qu'il était le Messie, que les Écritures avaient trouvé en lui leur réalisation , qu'il avait du souffrir, qu'il était ressuscité. Quelques juifs se convertirent; , mais les conversions furent nombreuses surtout parmi les Grecs « craignant Dieu » . C'était toujours cette classe qui fournissait à la foi nouvelle ses plus zélés

adhérents.

Les femmes venaient en foule. Tout ce qu'il y avait de meilleur dans la société féminine de Thessalonique observait déjà depuis longtemps le sabbat

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