‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 868 sur 1128 · Par exemple, Cicéron fils. Voir Brut, ad Ce, II · texte numérisé non relu

Par exemple, Cicéron fils. Voir Brut, ad Ce, II

3. Plutarque, Vie de Brutus, 24; Horace, Carm., Il, v.i, 9-10, Foist 11,11, 46 et suiv.; Brut, ad Cic, II, 3. ,,,.

Tlt:^n, 21. Comp. Démosth., / PM., 4; Xi ml. (m

grand développement de la religion ne nuisait pas h la culture rationnelle. Athènes pouvait être à la fois la ville la plus religieuse du monde, le Panthéon de la Grèce, et la ville des philosophes. Quand on voit au théâtre de Dionysos les fauteuils de marbre qui entourent l'orchestre portant tous le nom du sacerdoce dont le titulaire devait y siéger, on dirait que ce fut ici une ville de prêtres ; et pourtant ce fut avant tout la ville des libres penseurs. Les cultes dont il s'agit n'avaient ni dogmes ni livres sacrés ; ils n'avaient pas pour la physique l'horreur que le christianisme a toujours eue et qui l'a porté h persécuter la recherche positive. Le prêtre et l'épicurien atomiste, sauf quelques brouilles', faisaient ensemble assez bon ménage. Les vrais Grecs se contentaient parfaitement de ces accords fondés non sur la logique , mais sur une tolérance mutuelle et sur de mutuels égards.

C'était là pour Paul un théâtre d'un genre tout nouveau. Les villes où il avait prêché jusqu'alors étaient pour la plupart des villes industrielles, des espèces de Livourne ou de Trieste , ayant de grandes juiveries, plutôt que des centres brillants , des villes de

epist. Phil.), <7 (Vœmel); Élien , V. H., V, 13; Scoliaste de Thucydide, III, 38; Scol. d'Aristophane, Plutus, 338.

< . Himerius, Ecloga m ex Photio, cod. ccxlih { p. 8-1 1 , édit. Didot).

[An 53] SAINT PAUL. 189

grand monde et de grande culture. Athènes était profondément païenne ; le paganisme y était lié h tous les plaisirs, à tous les intérêts, à toutes les gloires de la cité. Paul hésita beaucoup. Timothée arriva enfin de Macédoine; Silas, pour des raisons qu'on ignore, n'avait pu venir ' . Paul alors résolut d'agir. Il y avait une synagogue à Athènes * , et Paul y parla pour les juifs et les gens « craignant Dieu ' » ; mais dans une telle ville des succès de synagogue étaient peu de chose. Cette brillante agora où se dépensait tant d'esprit , ce portique Pœcile , où s'agitaient toutes les questions du monde, le tentaient. Il y paria, non en prédicateur s'adréssant à la foule assemblée, mais eu étranger qui s'insinue, répand timidement son idée et cherche à se créer quelque point d'appui. Le succès fut médiocre. « Jésus et la résurrection » {anastasis) parurent des mots étranges, dénués de sens*. Plusieurs, à ce qu'il paraît, prirent anastasù pour un nom de déesse, et crurent que Jésus et Anastasis étaient quelque nouveau couple

\ Gelarésultede^c^.xvii, 14; xvin,5;IThess.,m,i-2.

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