‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 869 sur 1128 · Act., XVII · texte numérisé non relu

Act., XVII

4. Act., XVII , 19-20. Au ii« siècle, la résurrection est encore a ^ Athènes la grosse objection contre le christianisme. Voir Athéna-

gore (d'Athènes), De la résurrection des morts.

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divin que ces rêveurs orientaux venaient prêcher '. Des philosophes épicuriens et stoïciens, dit-on, s'approchèrent et écoutèrent.

Ce premier contact du christianisme et de la philosophie grecque fut peu bienveillant. On ne vit jamais mieux combien les gens d'esprit doivent se défier d'eux-mêmes et se garder de rire d'une idée , quelque folle qu'elle leur paraisse. Le mauvais grec que parlait Paul, sa phrase incorrecte et haletante, n'étaient pas faits pour l'accréditer à Athènes. Les philosophes tournèrent le dos dédaigneusement à ces paroles barbares. «C'est un radoteur {spermologos') , » disaient les uns. - « C'est un prêcheur de nouveaux dieux, » disaient les autres. Nul ne se doutait que ce radoteur les supplanterait un jour, et que lilli ans ^près% on supprimerait leurs chaires tenues pour inutiles et nuisibles par suite de la prédication de Paul. Grande leçon! Fiers de leur supériorité, les philosophes d'Athènes dédaignaient les questions de religion populaire. A côté d'eux, la superstition florissait; Athènes égalait presque sous ce rapport les villes les plus religieuses de l'Asie Mineure. L'aris-

1. C'est ainsi que les interprètes grecs, Chrysostorae, Théophy- Jacte, Œcuménius, ont entendu le verset 18.

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