‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 898 sur 1128 · I Thess., 1, 6; m, 4; II Thess., i, 4 et suiv · texte numérisé non relu

I Thess., 1, 6; m, 4; II Thess., i, 4 et suiv

238 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 54]

tense, à des confréries très-restreîntes , où les membres se touchent, s'animent, se querellent, s'aiment, se haïssent à toute heure. Ces Églises avaient une certaine hiérarchie * : les membres les plus anciens, les plus actifs, ceux qui avaient été en rapport avec l'apôtre jouissaient d'une préséance ' ; mais l'apôtre lui-même était le premier à repousser tout ce qui eût ressemblé à une maîtrise; il tenait à n'être que « le promoteur de la commune joie ^ » .

Les « anciens* » étaient quelquefois élus aux voix, c'est-à-dire à la main levée % quelquefois établis par l'apôtre ^ , mais toujours considérés comme choisis par le Saint - Esprit % c'est-à-dire par cet instinct supérieur qui dirigeait l'Église dans tous ses actes. On commençait déjà à les appeler « surveillants » {episcopi\moi qui, du langage politique, avait passé

\. Faible cependant; car, dans I Cor., xii, 28 et suiv., Paul ne connaît qu'un supérieur en titre, c'est a l'apôtre ». Les fidèles sont classés par le don spirituel qu'ils exercent.

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