‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 900 sur 1128 · Gai., VI · texte numérisé non relu

Gai., VI

240 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 54)

saient l'office de directeurs habiles et versés dans la connaissance du cœur^ Les pénitences publiques n'étaient pas encore réglées; mais déjà sans doute elles existaient en germe K Comme aucune force extérieure ne retenait les fidèles, ne les empêchait de se diviser ou d'abandonner l'Église, on pourrait croire qu'une telle organisation, qui nous semblerait insupportable , où nous ne verrions qu'un système organisé d'espionnage et de délation, aurait du se détruire bien vite. 11 n'en était rien. Nous ne voyons pas, au temps où nous sommes, un seul exemple d'apostasie ^ Tous se soumettaient humblement à la sentence de rÉglise. Celui dont la conduite était irrégulière, ou qui s'écartait de la tradition de l'apôtre, ou qui n'obéissait pas h ses lettres, était noté; on l'évitait, on n'avait aucun rapport avec lui. On ne le traitait pas en ennemi, mais on l'avertissait comme un frère*. Cet isolement le couvrait de honte, et il revenait \ La gaieté, dans ces petits comités de bonnes gens

i. I Thess., V, 44; Gai., v, 1 et suiv.

2. Cf. \e Pasteur d'Hermas, vis. ii; mand. iv; simil. vu, vin, x.

3. Les épîtres à Timothée, qui en offrent, sont des pièces supposées et de date postérieure.

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