I Cor., XVI
3. Cela résulte des Act., xviii, 21 (selon Griesbach et le texte
reçu).
4. Eusèbe, Uisl. eccL, IV,.26; V, 23-25; Chronique pascale, p. 6 et suiv., édit. Du Gange. On y rattachait aussi la création du monde, qu'on supposait avoir eu lieu à Téquinoxe du printemps. Murinus Alex., dans Pitra, Spic. Sol., I, p. 14.
[An 54] SAINT PAUL. 271
auprès de la résurrection de Jésus ; on n'y pensa plus si ce n'est pour y trouver une figure du triomphe de Jésus sur la mort. La vraie pâque, c'est désormais Jésus, qui a été immolé pour tous ; les vraies azymes , c'est la vérité , la justice ; le vieux levain est sans force et doit être rejeté ^ Du reste, la fête de Pâque avait subi bien plus anciennement chez les Hébreux un changement de signification analogue. Ce fut sûrement à l'origine une fête du printemps, qu'on rattacha par une étymologie artificielle
au souvenir de la sortie de l'Egypte.
La Pentecôte se célébrait aussi le même jour que chez les juifs ^ Comme la pâque, cette fête prenait uïie signification toute nouvelle, qui repoussait dans l'ombre la vieille idée juive. A tort ou à raison, on se figurait que l'incident principal de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres assemblés avait eu lieu le jour de la Pentecôte qui suivit la résurrection de Jésus ^ L'antique fête de la moisson chez les Sémites devînt ainsi dans la religion nouvelle la fête du Saint-Esprit. Vers le même temps, cette fête subissait chez les juifs une transformation analogue :
1. I Cor., V, 7-8. Cf. Gai., iv, 9-11 ; ÏRom., xiv, 5; Col., 11,16.