‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 98 sur 1128 · Matth., IV, 12; Marc, i, 14; Luc, iv, 14: Jean, iv · texte numérisé non relu

Matth., IV, 12; Marc, i, 14; Luc, iv, 14: Jean, iv

VIE DE JÉSUS

iid

homme, fort différent de lui, le sentiment de sa propre

originalité.

En somme, l'influence de Jean sur Jésus avait été plus fâcheuse qu'utile h ce dernier. Elle fut un arrêt dans son développement; fout porte à croire qu'il avait, quand il descendit vers le Jourdain, des idées supérieures h celles de Jean, et que ce fut par une sorte de concession qu'il inclina un moment vers le baptisme. Peut-être, si le baptiste, à l'autorité duquel il lui aurait été difficile dé se soustraire, fût resté libre, n'eût-îl pas su rejeter le joug des rites et des pratiques matérielles , et alors sans doute il serait demeuré un sectaire juif inconnu ; car le monde n'eût pas abandonné des pratiques pour d'autres.(G'est par ^^^ l'attrait d'une religion dégagée de toute forme exté- j «^u^h^ ^^ rieure que le christianisme a séduit les âmes élevées.^ ^oCt^ , Le baptiste une fois emprisonné, son école fut fort amoindrie, et Jésus se trouva rendu à son propre mouvement. La seule chose qu'il dut à Jean, ce furent en quelque sorte des leçons de prédication et de prosélytisme populaire. Dès ce moment, en effet, il prêche avec beaucoup plus de force et s'impose à la foule avec autorité *.

Il semble aussi que son séjour près de Jean, moins

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