‹ Histoire des origines de la Grèce ancienneChapitre 17 sur 143 · DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR

Autant, depuis cinquante ans, on s'est occupé en France de l'histoire de Rome ou de l'Italie ancienne, autant on a négligé celle de la Grèce. Je me borne à constater ce. fait, que personne ne peut nier. Je ne veux ni en rechercher la cause, ni en démontrer l'étrange inconséquence. L'histoire de la Grèce n'offrait-elle donc pas un plus grand intérêt que celle de Rome? et surtout n'était-elle pas moins connue? Mais ce qui parait presque incroyable, c'est que, quels que soient le nombre et la valeur des traités ou' mémoires publiés jusqu'à ce jour sur certaines questions plus ou moins obscures et intéressantes de l'antiquité grecque, avant la publication du Précis de l'Histoire ancienne de MM. Poirson et Cayx. la France ne possédait aucune histoire générale complète et originale de la Grèce ancienne. Ai-je besoin de citer des noms propres? Rollin, Barthélémy, Lévesque, Clavier, malgré leur érudition et leurs mérites, dont je ne me fais pas juge ici, ont laissé leur oeuvre inachevée, ou ils l'ont traitée à un point de vue spécial. D'ailleurs, si estimables qu'ils soient, leurs travaux ne sont plus au niveau de la science actuelle.

Depuis le commencement de ce siècle, en effet, la science historique a fait d'immenses progrès. L'Allemagne surtout s'est distinguée particulièrement dans ce grand mouvement intellectuel qui a transporté la critique contemporaine jusque dans l'antiquité la plus reculée. Ses érudits se sont même principalement occupés de la Grèce. Il n'est peut-être pas une seule question relative à l'histoire de ce pays, à sa littérature, à ses arts, à son commerce, à ses mœurs, à sa religion, à sa politique, à sa législation, etc.," qu'ils n'aient étudiée et approfondie avec une patience et une sagacité merveilleuses. Leurs dissertations forment presque toutes des ouvrages en deux ou trois volumes. Qui ne connaît. An moins,

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