AU
Un autre.
'Ayxupa,
Ancor, angor,
Ancre.
'A|Auva>,
Amouyn,
Secourir.
XvwYw,
Annog,
Exhorter.
Bopà,
Bara,
Pain, nourriture.
Bpàyxia,
Brenc,
Les ouies des poissons.
Ba).X(i:a),
. Bail,
Danser.
Brixta,
Bicq,
Chèvre.
KpOoç,
Crou,
Glace, gelée.
Kixxoç,
Coq,
Coq.
KCpxoç,
Cyrch,
Épervier.
Kdpuov,
Craouen,
Noix.
KauXo;,
Caul,
Chou.
Kkttv),
Cist,
Coffre, panier.
ACvri,
Douin,
Tournant d'eau , goulfre.
'Eîa,
Hêi,
Foin, fourrage.
roti;.
Gup,
Vautour.
rxca,
Glu,
Glu.
nàû^tùy
Glas,
Cri, crier.
Tpato;,
Grai,
Vieux.
MavSua, (lav^uy],
Mante,
Mante , vêtement de femme.
Mû(i>,
Mu,
Fermer la bouche.
Ntitov,
Nodd,
Fil.
'OapCCcd,
Haorl,
S'amuser.
'Opy£Xo«,
Orgoûil,
Superbe, hautain.
mca,
Pez,
Pièce, ajoutée à une robe
nîôXoCf
Pcal,
Poulain.
ïairtvT),
Seignc,
Seine, filet.
£xv6a>.ov,
Scubelen,
Balayures.
TéYOç,
Tec,
Toiture.
«ivaÇ,
Fin,
Fin, finassier>
4>épTpov,
Fiertz,
Brancard, ciyière.
Flan,
Battre.
Il serait aisé de dresser, pour tous les dialectes de la France , la liste de mots grecs que nous venons de dresser pour le français, pour le gascon et pour le bas-breton , et cette liste pourrait être beaucoup plus longue ; mais nous lui avons donné les dimensions qui en font un argument pour la thèse de ce chapitre, sans en faire une gène pour la lecture.
On trouve donc des mots grecs , en quantité à peu près égale, dans tous les dialectes de la France ; et comme il serait absurde d'attribuer aux Marseillais une action directe quelconque sur des pays et des populations sans rapports avec eux, on est forcé d'éliminer, au sujet de ces mots , la théorie qui voudrait en rapporter aux Phocéens l'introduction directe dans les dialectes de la France.
Cette conclusion s'ajoute à celle qui résulte de l'examen des faits relatifs aux légions romaines, et prouve que le français n'a reçu ni ses mots latins du contact dos Romains, ni ses mots grecs du contact des Phocéens.
Le système ayant pour objet d'expliquer, par l'influence des armées romaines et par celle des Phocéens de Marseille, la présence des mots latins et des mots grecs qui se trouvent dans le français et dans les divers dialectes de la Gaule, se brise donc contre les faits les plus certains de l'histoire.
Le moment est venu de résumer les considérations de toute nature qui concluent à la complète et définitive élimination de ce système, pour lui substituer le système qui explique la communauté des mots entre deux langues par la communauté d'origine des peuples qui les parlent.