‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 156 sur 427 · Corp. inscr. gr., n · texte numérisé non relu

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182 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 53]

choyés comme des héros. Antoine aimait Athènes et y demeurait volontiers ^ Après la bataille d'Actium^ Auguste pardonna pour la troisième fois ; son nom comme celui de César resta attaché à un monument considérable ^; sa famille et son entourage passèrent à Athènes pour des bienfaiteurs ^ Les Romains tenaient beaucoup à constater qu'ils laissaient Athènes libre et honorée \ Enfants gâtés de la gloire, les Grecs vivaient dès lors des souvenirs de leur passé. Germanicus ne voulut, pendant qu'il demeura dans Athènes, être précédé que d'un seul licteur ^ Néron, qui pourtant n'était pas superstitieux % n'osa point y entrer, par crainte des Furies qui demeuraient sous l'Aréopage, de ces terribles « Semnes » , que les parricides redoutaient; le souvenir d'Oreste le faisait trembler; il n'osa pas non plus affronter les mystères d'Eleusis, au début desquels le héraut criait que les scélérats et les impies n'eussent garde d'approcher''.

1. Appien, Guerres civ., V, 7, 76; Plut, Vie d'Antoine, 33, 34.

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