l Cor., XI
l\u 54J SAINT PAUL. 267
Oji était conduit par une sorte de logique à distinguer le repas fraternel en commun de l'acte mysli- ({ue, lequel consistait seulement dans la fraction du pain \ La fraclion du pain devenait chaque jour plus sacramentelle ; le repas, au contraire, à niesure que l'Eglise s'élargissait, devenait plus profane-. Tantôt le repas se réduisit à presque rien et , en se réduisant de la sorte, laissa toute l'importance à l'acte sacramentel \ Tantôt les deux choses subsistèrent en se scindant : le repas fut un prélude ou une suite de l'eucharistie ; on dîna ensemble, avant ou après la communion*. Puis les deux cérémonies se séparèrent tout à fait; les repas pieux furent des actes de charité envers les pauvres, parfois des restes d'usages païens, et n'eurent plus de lien avec Teucharistie ^ Gomme tels, ils furent en général supprimés
1. Voir saint Jean Chrys., In 1 Cor., xi, lioinil. xxvii, et la fresque du cimetière de Saint-Callistc, dans Pitia, Spic. Sol.^ III, tab. I, Cg. 2.