Cf Clém. Alex., Pœdag., Il
3. C'est ce que veut saint Paul : I Cor., xi, 18 et suiv. Cf. Justin, Apol. I, 65,67.
4. Troisième concile de Carthago, canons 24, 29, 30; saint Augustin, Epist. uv, ad Jan.; saint Jean Chrys., endroit cilé; Tlicopliylacle et Théodoret, M I Cor., xi.
5. Tertullien, Apolorj., 39; lo même, De jcjan., 47; ConaliL aposL, II, 28, 57; III, 10; V, 19; Concile de Gangres, canon 1 1 ; elc.
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au IV* siècle \ Les « eulogies » ou '< pain bénit.» restèrent alors le seul souvenir d'un âge où l'eucharistie avait revêtu des formes plus complexes et moins nettement analysées. Longtemps encore, cependant, on garda l'habitude d'invoquer le nom de Jésus en buvant-, et on continua de considérer comme une euiogie l'action de rompre le pain et de boire ensemble ^ : c'étaient là les dernières traces, et des traces bien effacées, de l'admirable institution de Jésus.
Le nom que portèrent à l'origine les festins eucharistiques rendait admirablement tout ce qu'il y avait dans ce rite excellent d'efficacité divine et de salutaire moralité. On les appelait agapco^ c'est-à-dire « amitiés », ou « charités * ». Les juifs, les esséniens surtout , avaient déjà attaché des sens moraux au
1 . Conc. de Laodicée, canon 28 ; troisième concile de Carthage, canons 24, 29, 30. Saint Augustin, saint Ambroise y sont fort contraires.
2. Saint Grégoire de Naz., Orat. iv (i in Jul.), § 84; Sozomènc, //. E.j V, 17, et les verres antiques décrits par Buonarruoti et Garrucci.
3. Grég. de Tours, Ilist. eccl. Fr., VI, 5; VIII, 2; Vita S. Melanii, c. 4 {Acta SS., 6 jan.).
4. Épître de Jude, 4 2. Comp. II Pétri, ii, M. Cf. Sancti Ignatii (ut fertur) Epist. ad Smyrn., 8 (édit. Petermann): Clem. d'Alex., Pœdag., II, 1 ; Tertullien, ApoL, 39; le même, De jejun. , 17; Conslil. npost., II , 28.
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fo.stin religieux * ; mais, en passant entre les mains d'une autre race, ces usages orientaux prenaient une valeur presque mythologique. Les mystères mithriaques, qui allaient bientôt se développer dans le monde romain, avaient pour rite principal l'oblation du pain et de la coupe, sur lesquels on prononçait certaines paroles ^ La ressemblance était telle, que les chrétiens l'expliquèrent par une ruse du démon, qui aurait voulu se donner ainsi l'infernal plaisir de contrefaire leurs cérémonies les plus saintes ^ Les liens secrets de tout cela sont fort obscurs. Il était facile de prévoir que des abus graves se mêleraient vite à (le telles pratiques, qu'un jour le repas (l'agape proprement dite) tomberait en désuétude, et qu'il ne resterait que la bouchée eucharistique , signe et mémorial de l'institution primitive. On n'est pas surpris non plus d'apprendre que ce mystère étrange fut le prétexte de calomnies, et que la secte qui avait la prétention de manger sous forme de pain le corps et le sang de son fondateur fut accusée de renou-
i. Voir Vie de Jésus, 13* édition, p. 316: les Apôtres, p. 8I-S2.
2. Justin, Apol. I, 66; Gairucci, Tre sepolcrij Naples, 1852.
3, Justin, l. c. (cf. Tertullien, De jej., 16). L'hésitation qui a pu se produire sur le tombeau de Vibia est le meilleur commentaire du passage de Justin.
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voler les festins de Thycste , de manger des enfants couverts de pâte , de pratiquer l'anthropophagie \
Les fêtes annuelles étaient toujours les fêtes juives, surtout Pâques et la Pentecôte ^. La pâque chrétienne se célébrait en général le même jour que la pâque des juifs \ Cependant, la cause qui avait fait transférer le jour férié de chaque semaine du sabbat au dimanche portait aussi à régler la pâque non sur l'usage et les souvenirs juifs , mais sur les souvenirs de la passion et de la résurrection de Jésus*. Il n'est pas impossible que, du vivant de Paul , dans les Eglises de Grèce et de Macédoine, ce transport se fût déjà effectué. En tout cas, la pensée de cette fête fondamentale était profondément modifiée. Le passage de la mer Rouge devint peu de chose
1. Justin, Dial. cum Tryph., -10; Minutius Félix, 8, 9, 28, 30, 31 ; AUîénagore, Leg.^ 3; Théophile, Ad Autol., III , 4-5; lettre des Églises de Vienne et de Lyon, dans Eus., //. E.j, V, \ ; Tertullien, Apol., 2; Ad uxore?n, II, 4. Cf. Juvénal, xv, 11-13.