Gai., I, 18; II, 2. Cf. le Kïîpu^aa nxyXou, /. c
f\ii M) SAINT PAUL. 92«
ration de ces deux moitiés de l'Eglise se continua longtemps. Antioche, comme l'on dit plus tard, eut doux évoques, l'un institué par Pierre, l'autre par Paul. Evhode et Ignace sont désignés comme ayant rempli, après les apôtres, cette dignité ^
Quant à l'animosité des émissaires de Jacques, elle ne fit qu'augmenter. La scène d'Antioche leur laissa un ressentiment dont, un siècle après, on trouve encore dans les écrits du parti judéo-chrétien l'expression indignée ^ Cet éloquent adversaire qui, à lui seul , avait arrêté l'Église d'Antioche près de leur donner raison, devint leur grand ennemi. Ils lui vouèrent une inimitié qui déjà de son vivant lui suscitera des traverses sans nombre, qui après sa mort lui vaudra de toute une moitié de l'Eglise des anathèmes sanglants et d'atroces calomnies ^ La passion et