‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 239 sur 427 · Voir l'épître aux Galates tout entière · texte numérisé non relu

Voir l'épître aux Galates tout entière

2. Jud., 4, 7, 8, 10. 23. Remarquez le reproche de ircivîîa; c'est celui qui est toujours adressé à la doctrine de Paul. Comp. Jud., 7, et Apec, II, 14, 20.

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classique que celui de la plupart des écrits du Nouveau Testament, a beaucoup d'analogie avec le style de l'Epître de Jacques. Jacques et Jude ignoraient probablement le grec; l'Eglise de Jérusalem avait peut-être pour ces sortes de communications des secrétaires hellènes.

« Très-chers , pendant que j'employais tous mes soins à vous écrire concernant notre salut commun \ je me suis vu forcé de vous adresser ce mot pour vous supplier de défendre la foi qui a été une fois pour toutes livrée aux saints. Car il s'est faufilé parmi nous certains hommes ( impies prédestinés depuis longtemps à ce crime) qui changent la grâce de Dieu en orgie, et qui nient Jésus-Christ, notre seul maître et seigneur. Je veux vous rappeler, à vous qui savez tout, que Dieu, ayant sauvé le peuple de la terre d'Egypte, punit la seconde fois ceux qui furent incrédules; que ceux des anges qui ne surent pas conserver leur rang et qui désertèrent leur propre séjour-, Dieu les a mis en réserve pour le jugement du grand jour en des chaînes éternelles ; que Sodome, Gomorrhe et les villes voisines, qui forniquèrent comme les gens dont je parle et coururent après l'autre chair, sont étendues en exemple, subissant la peine du feu ét«rnel. Semblablement ceux dont je parle souillent la chair en rêve, méprisent l'autorité , injurient les gloires '. Or, même l'ar-

1. I) s'agit ici d'une plus longue épître, que nous n'avons pas.

2. Allusion au passage Gen., vi, 1 et suiv., développé dans le livre d'Hénoch, c. vi et suiv.

3. C'est-à-dire les apôtres de Jérusalem. On admettra facilement

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change Michel, quand il disputait avec Satan pour le corps de Moïse S n'osa pas l'injurier; il lui dit seulement : « Que « Dieu te punisse ^ ! » Mais ceux dont il s'agit blasphèment tout ce qu'ils ne savent pas, et ce qu'ils savent naturellement comme les animaux sans raison, ils s'y perdent. Malheur à eux ! car ils sont entrés dans la voie de Caïn ; ils se sont jetés pour de l'argent ' dans l'erreur de Balaam * ; ils ont péri dans la révolte de Coré. Ce sont ces gens qui sont un écueil dans vos agapes, qui se gorgent sans vergogne, pasteurs qui se paissent eux-mêmes, nuages sans eau, menés çà et là par les vents ; arbres de fin d'automne, sans fruits, deux fois morts, déracinés; flots sauvages de la mer, écumants de leurs propres hontes; astres errants, auxquels est réservé pour l'éternité le gouffre des ténèbres. C'est d'eux qu'a prophétisé Hénoch , le septième patriarche depuis Adam : « Voilà que le Seigneur vient avec ses saintes « myriades, pour faire le jugement contre tous et pour con- (( vaincre tous les impies des œuvres d'impiété qu'ils ont « commises et des paroles dures qu'ils ont prononcées contre

qu'il y a là une allusion à la scène racontée Gai., h, il et suiv., si l'on songe qu'il est question de la même scène dans les Homélies pseudo-clémentines, xvii, 19.

4. Allusion à un livre apocryphe intitulé «l'Assomption de Moïse». Cf. Hilgenfeld, Novum Testamentiun extra canonem recepiiimj I, p. 93 et suiv.

• S. Jude oppose ici la modération relative de Satan à l'impertinence de Paul, qui a osé traiter Pierre de /.aTepocaîvc;. Cf. Homélies pseudo-clém., xvii, 19.

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