‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 241 sur 427 · lloniél. pseudo-clém., n · texte numérisé non relu

lloniél. pseudo-clém., n

8. Il n'est pas douteux que, sous le personnage de Simon le Magicien, l'auteur des Homélies pseudo-clémentines ne veuille désigner souvent l'apôtre Paul. Voir surtout hom. xvii, § 19 : àvO£(;Tr.îcâ; {^.01 et le passage û ù )ca7£'j'vM0[i.£v&v (AE xé'YE^ç... sont une allusion évidente à Gai., ii, ii et i, 16. Comp. aussi liom. xvii,

12-17, à I Cor., XII, 1 (oTrraîîa;, àr7cy,a"/.j']'etç); hom. II, 17, à AcL,

XXI, 28. Les Homélies pseudo-clémentines parurent à Rome vers l'an 150 ou 160. Pour leur caractère (i'hoslilité contre Paul, voir

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partout et toujours occupé à le combattre ^ On s'habitua à désigner l'apôtre des gentils par le sobriquet de Nicolas (vainqueur du peuple), traduction approximative de Balaam ^. Ce sobriquet fit fortune : un séducteur païen, qui eut des visions quoique infidèle ', un homme qui engageait le peuple à pécher avec des filles païennes*, parut le vrai type de Paul, ce faux visionnaire, ce partisan des mariages mixtes ^

surtout hom. ii, M\ m, 59; vu, 4, 8; Recogn., IV, 36; épître de Pierre à Jacques (en tête des Hom), 2; attestation [ibicL), i. i. Homélies pseudo-clém., m, 39.

2. Comp. une étyraologie analogue de Balaam: Talm. de Bab., Sanhédrin, \06 a. Une relation vague entre Balaam et Nicolas ou Odkelos se trouve môme dans le Talmud : Bab., Gittin, 57 a ( cf. Geiger, Jùdische Zeitschrift, 6" année, p. 36-37). Comparez le nom d'Armillus ou Èfp.o'Xaoî donné à l'Antéchrist chez les juifs.

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