‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 264 sur 427 · Philostrate, Apoll., IV · texte numérisé non relu

Philostrate, Apoll., IV

miracles d'Apollonius sont censés se passer a Ephèse*. L'Éphésien le plus célèbre du moment où nous sommes ■ était un astrologue nommé Balbillus, qui eut la confiance de Néron et de Vespasien, et qui paraît avoir été un scélérate Un beau temple corinthien, dont les ruines se voient encore aujourd'hui*, s'élevait vers la même époque. C'était peut-être un temple dédié au pauvre Claude, que Néron et Agrippine venaient de a tirer au ciel avec un croc » , selon le joli mot de Gallion.

Éphèse avait déjà été atteinte par le christianisme, quand Paul y vint séjourner. Nous avons vu qu'Aquila et Priscille y étaient restés , après être partis de Corinthe. Ce couple pieux, à qui, par une singulière destinée, il fut réservé de figurer à l'origine des Églises de Rome, de Corinthe, d'Éphèse, forma un petit noyau de disciples. De ce nombre, sans doute, fut cet Épénète que saint Paul appelle « les prémices de l'Asie en Christ », et qu'il aimait beaucoup ^

\. Philostrate, Apoll.,lY, 10.

2. Il y avait cependant quelques vrais savants d'Éphèse : Pline, Hist. nat., XXXVII, 9; plus tard, Rufus d'Éphèse, Soranus.

Page 1