‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 263 sur 427 · Corpus inscr. gr., n"' 2957 et suiv · texte numérisé non relu

Corpus inscr. gr., n"' 2957 et suiv

338 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 54]

la soumission la plus empressée aux Romains ^. On eût dit l'universel rendez-vous des courtisanes et des viveurs. La ville regorgeait de magiciens, de devins^, de mimes et de joueurs de flûte % d'eunuques % de bijoutiers % de marchands d'amulettes et de médailles ®, de romanciers. Le mot de <( nouvelles éphésiennes » désignait, comme celui de « fables milésiennes », un genre de littérature, Ephèse étant une des villes où l'on aimait le plus à placer la scène des romans d'amour '. La mollesse du climat, en effet, détournait des choses sérieuses; la danse et la musique restaient l'unique occupation ; la vie publique dégénérait en bacchanale* ; les bonnes études étaient délaissées ^. Les plus extravagants

4. «DiXoas'gasTo;, CorpHSinscr.gr., 2961 b, 2966, 2972, 2987, 2987 b, 2990, 2993, 2999, 3001 ; tpiXojcaïaap , 2975.

2. Plut., Vie d'Alex.j, 3; Artémidore d'Éphèse, Onirocritica ; Maxime d'Éphèse, au iv" siècle. Cf. Corpus insc. gr., n° 2953.

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