‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 281 sur 427 · Philem., 2; cf. II Tim., n · texte numérisé non relu

Philem., 2; cf. II Tim., n

2. Sans cela, on ne comprend pas Philem., 1-2. ^ 3. Gai., VI, 6.

4. Jos., Ant., XII, ni, 4; XIV, x, 20; Act., ii, 10; Cic, Pro

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La prédication de Paul et de ses disciples atteignit-elle la grande Phrygie, la région d'iEzanes, de Synnades, de Cotiée, de Docimie? Nous avons vu que, dans ses deux premiers voyages, Paul prêcha dans la Phrygie Parorée; que, dans le second voyage, il traversa sans prêcher la Phrygie Épictète ; que, dans son troisième voyage, il traversa Apamce Kibôtos et la Phrygie dite plus tard Pacatienne. Il est infiniment probable que le reste de la Phrygie, ainsi que la Bithynie, dut aux disciples de Paul les semences du christianisme. Vers l'an 112 ', le christianisme paraît en Bithynie un culte enraciné, qui a pénétré tous les rangs de la société, qui a envahi les bourgs et les campagnes aussi bien que les villes, et amené une longue cessation du culte officiel, si bien que l'autorité romaine en est réduite à se réjouir de voir les sacrifices reprendre, quelques fidèles revenir aux temples et les victimes trouver par-ci par-là des acheteurs. Vers l'an 112, des gens, interrogés s'ils sont chrétiens , répondent qu'ils l'ont

Flacco, 28; Wagener, dans la Revue de Vinslr. publ. enDelg., 4868, p. 3, 4, U.

\ . C'est la date que les dernières découvertes épigraphiques assignent à la lettre de Pline à Trajan sur les chrétiens. Noël Desvergers, dans les Co?nptes rendus de l'Académie des imcriptions, 1866, p. 83-84; Moramsen, dans l' Hermès, llï, 59, 96-98 (Berlin, '1868).

(Ail Mi] SAINT PAUL. 303

été, mais qu'ils ont cessé de l'être « depuis plus do vingt ans* ». Certainement, cela suppose que la première prédication chrétienne avait eu lieu de ce côté du vivant de Paul.

La Phrygie fut dès lors et resta trois cents ans le pays essentiellement chrétien. Là commença la profession publique du christianisme; là se trouve, dès le m" siècle, sur des monuments exposés à tous les regards, le mot xph2TIANo:s ou xpistiano^-; là les formules tumulaires , avant de s'avouer nettement chrétiennes, renferment l'expression voilée de dogmes chrétiens'; là, dès le temps de Septimo Sévère, de grandes villes adoptent sur leurs monnaies des symboles bibliques, ou, pour mieux dire, conforment leurs vieilles traditions aux récits bibliques S

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