Pline, Episl., X, 97. Comp. I Pétri, i
2. Corpus inscr. gr., n" 3857 g, p, 3865 l (cf. 2883 rf ) ; Lo Bas, Inscr. j III, n°' 727, 783, 785 , et les notes de Waddington ; Perrot, Expl. de la Gai., p. 126.
3. Corpus inscr. gr., n»' 3872 b, c, 3890, 3902, 3902 f,n,o, r, 3062 h, 3963, 3980; Le Bas et Waddington, hiscr., III, n"' 1654, 1703, i899; cf. Muratori , Inscr., 1949, 3. Je crois toutes ces inscriptions clirétiennes. Notez n° 3865 i du Corpus, on l'on sent également un effort pour éviter les formules païennes. Comparez comme contraste, en Pisidie, les inscriptions n" 4380 r, s, t.
4. Médailles d'Apamée Kibôtos. Eckhcl, III, 132-139; 3Iaddcn, âàns Numismalic chronicle, nouv. série, vol. VI, p. 173 et suiv. Sur une particularité analogue, mais douteuse, des monnaies de la
364 ORIGINES DU CHRISTIANISME. (An 56]
Un grand nombre des chrétiens d'Éphèse, de Rome venaient de Phrygie. Les noms qui se montrent le plus souvent sur les monuments de la Phrygie sont les vieux noms chrétiens, les noms spéciaux de l'âge apostolique, ceux qui remplissent les martyrologes ^ Il est bien probable que cette prompte adoption de la doctrine de Jésus tenait à la race et aux institutions religieuses antérieures du peuple phrygien ^
ville de Meeonie, voir De Witte et Ch. Lenormant, dans les Mélanges d'archéol. des PP. Martin et Cahier, t. HT, p. 172 et suiv.; 196 et suiv. Iconium adopta de même le mythe d'Hénoch. Voir Etienne de Byz., au mot txs'vtov; Ch. Miiller, Fragm. hist. gr., III, 524; IV, 538 et suiv. Cf. Carm. sibyll., I, 261 et suiv.; Hérodote, II, 2; Moïse de Khorène (?), Géogr., p. 349 (t. II des Mém. de SaintiMartin). Le grand marais de Lycaonie avait inspiré des mythes diluviens. Ovide, Met., VIII, 696 et suiv.
4. Trophime, Tychique,Tryphène, Télesphore, Papias, Onésime, Abascance, etc. Ces noms sont, du reste, communs à toute l'Asie occidentale. Corpus inscr. gr., 2788, 3664, 3747 n, 3837 c, k, r, t, u, 3863 i, 3933 h, 4224 c, 4227, 4240 c, 4388 (cf. Garrucci, Diss., H, p. 183); Perrot, £a;/)^ de la Gal.,^. 127, 128; Wagener, Inscr. d'Asie Min., p. 19; Le Bas, Inscr., III, 22, 341, 358, 644 (nonobstant la correction), 667, 718, 737, 741, 779, 781, 784, 792, 804, 805, 807, 808, 815, 818, 819, 821, 822, 1104, 1671, 1690, 1774; "VVaddington, Voy. num., p. 55, 134. Pour le nom de Grapté {Pasteur d'Herm., vis. ii, 4), cornp. Corp. i. gr., 3857 q; Le Bas, III, 782, 1567 (voir cependant Jos., B. J., IV, ix, 11; Orelli, 4610); Pape, Wœrt., s. h. v.
2. Notez suilout 0cû> ûiiTTtp (Le Bas, III, n" 708; Wagener, p. 39-40). Comp. Miss, de Phén., p. 234 et suiv.
[An 5GJ SAINT PAUL. 365
Apollonius de Tyane eut, dit-on, des temples chez CCS populations naïves ; l'idée de dieux revêtus de forme humaine leur paraissait toute naturelle. (]e qui nous reste de la vieille Phrygie respire souvent quelque chose de religieux, de moral, de profond, d'analogue au christianisme ^ De bons ouvriers, près de Cotiée, font un vœu u aux dieux saints et justes * » ; non loin de là, un autre vœu est adressé « au Dieu saint et juste ^ » . Telle épitaphe en vers de cette province, morceau peu classique, incorrect et mou de forme, semble empreinte d'un sentiment tout moderne, d'une sorte de romantisme touchante Le pays lui-même diffère beaucoup du reste de l'Asie. Il est triste, austère, sombre, portant l'empreinle profonde de vieilles catastrophes géologiques, brûlé ou plutôt incinéré, et agité par des tremblements de terre fréquents ^
Le Pont et la Cappadoce entendirent vers le même
i. Perrot, Explor. de la Gai., p. 118.