Act., XX, o
432 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 57]
ennemis*, et dans dix ans nous verrons l'Église d'Éphèse citée comme un modèle pour avoir su faire bonne justice de « ceux qui se disent apôtres sans l'être », pour avoir démasqué leur imposture, et pour la haine vigoureuse qu'elle porte aux « nicolaïtes», c'est-à-dire aux disciples de Paul ^ . Le parti judéochrétien exista sans doute àEphèse dès le premier jour, Aquila et Priscille , les collaborateurs de Paul , continuèrent après son départ à être le centre de l'Eglise. Leur maison, où l'apôtre avait demeuré, était le lieu de réunion de tout ce qu'il y avait de plus pieux et de plus zélé \ Paul se plaisait à célébrer partout les mérites de ce couple respectable , auquel il reconnaissait devoir la vie. Toutes les Églises de Paul les avaient pour cela en grande vénération. Épénète, le premier Éphésien qui se convertit , venait après eux*; puis, une certaine Marie, qui paraît avoir été diaconesse , femme active et dévouée * ; puis , Urbanus , que Paul nomme son coopérateur ^ ;
1. Rom., XVI, 47-20. Il faut se rappeler que Rom., xvi, 3-20, est un fragment d'une épîlre aux Éphésiens.