‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 385 sur 427 · Act., XX · texte numérisé non relu

Act., XX

3. Rom., XV, 19, 23. La frontière de l'Illyrie et delà Macédoine était considérée comme faisant la séparation entre l'Orient et l'Occident. Le passage cité n'exige nullement que Paul eût mis le pied en Illyrie. Comp. I[ Cor., x, 14-16. L'ixXufiy.o'v ne désignait pas

(An iiS] SAINT PA (J L. 493

avaient entendu annoncer l'Evangile. Pas une seule fois, l'apôtre ne s'était déparli de sa règle de ne prcclier que dans des pays où le Christ n'avait pas encore été nommé, c'est-à-dire où d'autres apôtres n'avaient point passé ; toute son œuvre avait été originale et n'appartenait qu'à lui seul*. La troisième mission avait eu pour champ les mômes pays que la seconde; Paul tournait un peu dans le même cercle, et commençait à se trouver à l'étroit*. Il lui tardait maintenant d'accomplir la seconde partie de ses projets, c'est-à-dire d'annoncer le nom de Jésus dans le monde occidental, pour qu'on pût dire que le mystère caché depuis l'éternité était connu de toutes les nations ^ A Rome, il avait été devancé, et d'ailleurs ceux

seulement la province d'Illyrie [ou plutôt de Dalmatie] proprement dite; \' Illyricum, au sens vulgaire, embrassait, outre beaucoup de contrées, au nord et à l'est, qui ne faisaient pas partie de la province d'Illyrie (voir De?jardins dans les Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 1868, p. 112 et suiv.; A7in. de l'Insl. arch. de Rome, \ 868, p. 7 et suiv.), des parties de la province de Macédoine (Strabon, II, v, 30; VII, v, 6; vu, 8; VII, fragm. 11, p. 2^5, lig. 21 et suiv., éd. Didot; comp. VII, vu, 4). Quand Paul était à Bérée, il avait été fis pt toù txxuptxcû.

Page 1