‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 78 sur 427 · Voir déjà Ad., x · texte numérisé non relu

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nature et les observances qui le surchargeaient? Si le premier parti eût triomphé , comme le voulaient les schammaïtes , la propagande juive était cliose finie. Il est bien certain que le monde ne se serait pas fait juif dans le sens étroit du mot. Ce qui composait l'attrait du judaïsme , ce n'étaient pas les rites, qui ne différaient pas en principe de ceux des autres religions, c'était sa simplicité théologique. On l'acceptait comme une sorte de déisme ou de philosophie religieuse; et, en effet, dans la pensée d'un Philon par exemple, le judaïsme s'était très-bien associé aux spéculations philosophiques; chez les esséniens, il avait revêtu la forme d'utopie sociale; chez l'auteur du poëme attribué à Phocylide*, il était devenu un simple catéchisme de bon sens et d'honnêteté ; chez l'auteur du traité « De l'empire de la raison^ »,une sorte de stoïcisme. Le judaïsme, comme toutes les religions fondées d'abord sur la caste et la tribu, était encombré de pratiques destinées à séparer le croyant du reste du monde. Ces pratiques n'étaient plus qu'un obstacle le jour où le judaïsme aspirait justement à devenir la religion universelle, sans exclusion ni séparation. C'est en tant que déisme, et

i. Jacob Bernays, Ueber dus phokylideische Gedichl ( Berlin, 1836).

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