‹ Histoire des papes (volume 2)Chapitre 99 sur 125 · THEODORE · texte numérisé non relu

THEODORE

Élection de Théodore. — Il rappelle les évêques qui avaient été ordonnés par Formose. — Mort de Théodore après un pontifient de vingt jours. — Nicolas le Mystique.

Le successeur du pontife Romain I" s'appelait Théodore ; il était né à Rome et fils de Photius.

Son premier acte d'autorité fut de rappeler les évêques qui avaient été chassés de leurs sièges par i!itienne; il rétabUt dans l'exercice de leurs fonctions sacerdotales les prêtres ordonnés par Formose, et il embrassa les intérêts des séditieux, afin d'enlever la souveraineté de Rome à la couronne de France. ^ Après vingt jours de règne, la mort vint arrêter l'exécution de ses projets ambitieux.

Quelques auteurs affirment qu'il était sobre, chaste, et libéral envers les pauvres; mais un pontificat si promptement terminé ne permet pas de porter unjugementsérieux sur le caractèrede Théodore.

Peut-être sa vie eût-elle tranché sur celle des mauvais papes?

Le siège de Constantinople étant venu à vaquer, Nicolas, secrétaire de l'empereur Léon le Philosophe, fut élevé à la dignité de patriarche en récompense de la soumission qu'il avait constamment montrée à son maître dans l'exercice de sa charge. Un motif puissant avait déterminé le prince à faire ce choix : jusqu'à ce moment Léon n'avait pu obtenir un héritier, quoiqu'il eiit déjà contracté successivement trois mariages ; sa troisième femme étant morte, il eu avait épousé une

quatrième , mais secrètement , attendu que les quatrièmes unions étaient défendues dans l'Église grecque, et que l'empereur lui-même avait ordonné, par une constitution expresse, que les peines portées à ce sujet par les canons fussent ponctuellement exécutées. Néanmoins sa quatrième femme, appelée Zoé, étant accouchée d'un fils, l'intérêt de sa dynastie exigea qu'il fît déclarer son mariage légitime ; et il compta sur la complaisance de Nicolas le Mystique pour arranger cette affaire. Il reconnut bientôt qu'il avait eu tort de placer ses espérances dans le nouveau prélat, car celui-ci, qui se trouvait élevé à la plus haute dignité de l'empire et qui n'avait phis rien à attendre du souverain, déclara non-seulement qu'il n'approuverait pas le mariage de Léon et de Zoé, mais encore qu'il refuserait de donner le sacrement du baptême au fils né de cette union criminelle, si l'empereur ne s'engageait par serment à renvoyer la mère. Le prince redoutant quelque soul^ vement parmi le clergé et le peuple, résolut d'éluder la décision de Nicolas : il obéit au patriarche, exila sa femme et fit baptiser son fils; puis trois jours après il rappela Zoé à la cour, la fit reconnaître comme impératrice, et célébra publiquement son mariage sans employer le ministère des prêtres.

JEAN IX

Jean IX et Sergius se disputent la chaire pontificale. — Le prêtre Sergius est force de se retirer en Toscane. — Jean I.X rétablit la mémoire de Formose. — Concile de Rome. — Le pape condamne le concile où le pape Etienne avait fait comparaître le cadavre de Formose. — Jean ordonne la levée des décimes. — Rétablissement d'Argrim, évêque de Langres. — Lettres desévèques de Bavière. — Le pontife étend l'influence du saint-siége sur les royaumes d'Espagne. — Louis, roi de Provence, est proclamé empereur d'Italie. — Mort de Jean IX. — Fanatisme des convertisseurs.

Après la mort de Théodore, les Romains furent partagés sur le choix d'un nouveau pontife. Le prêtre Sergius, qai briguait depuis longtemps le trône épiscopal, fut élu par la minorité ; mais la cabale opposée donna la papauté au fils de Rampalde, Jean IX, né à Tibur, et chassa son compétiteur de la ville de Rome. Sergius se retira alors en Toscane, sous la protection du marquis Adalbert,

Jean, resté seul maître du pouvoir, entreprit de réhabiliter la mémoire de Formose; et malgré les clameurs du peuple, il cassa les décrets de l'infâme Etienne. Cet acte d'équité exaspéra le clergé; les prêtres se mirent à la tête d'une multitude forcenée, et vinrent assiéger le pontife dans son palais ; néanmoins, après quelques combats acharnés, la victoire demeura à Jean IX.

Arnoul, bâtard de Carloman, roi de Bavière, avait été élu roi de Germanie à la diète de Tribur, où Charles le Gros fut déposé. Après la mort de Guy, qui eut lieu en 896, il se trouva assez puissant pour contraindre le pape à lui donner la couronne impériale. Mais à peine fut-il sorti de Rome, que le pontife rappela Lambert, fils de Gui, afin de le sacrer empereur d'Occident.

Pour donner un caractère plus imposant à ses décisions, le saint-père convoqua un concile à Rome ; et en présence desévèques, il fit lire un long mémoire sur les malheurs de la chrétienté, indiquant les moyens à prendre pour ramener la paix dans l'Église.

Après cette lecture, les Pères déclarèrent que comme ils n'avaient pas mission de s'occuper des affaires temporelles, on devait passer outre; mais l'évêque d'Arrèze, qui était gagné par le pape, soutint, au contraire, qu'il fallait délibérer , séance tenante, sur les propositions renfermées dans le mémoire. L' évêque d'Albane, celui de Turin et plusieurs autres appuyèrent la motion, et réclamèrent la lecture des actes du concile qui avait été tenu sous Théodore.

On déclara qu'il était permis par les canons de rétablir la mémoire d'un pape iiyusteipent condamné, et de réclamer les biens dont il avait été dépouillé; en conséquence, les arrêts du concile où le cadavre de Formose avait été accusé de parjure furent soumis à l'assemblée, et ses accusateurs, Pierre, Pascal et Sylvestre, furent excommuniés. Ceux-ci demandèrent qu'on renvoyât au lendemain la lecture de leur jugement; Jean IX se rendit à leurs prières; et dans l'intervalle, leurs présents achevèrent d'ébranler la sévérité du pontife, qui consentit à les recevoir dans le giron de rÉghse,mais sous la condition qu'ils imploreraient sa miséricorde.

On publia ensuite les douze articles rendus par les Pères; en voici la substance : « Nous rejetons entièrement le concile tenu sous le pontife Etienne, et nous condamnons, comme funeste à la religion, l'assemblée où le cadavre du pape Formose a été arraché au sépulcre, jugé et traîné dans les rues de Rome, acte sacrilège jusqu'alors inconnu parmi les

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Argrim, évêque

chrétiens!... Les évêques qui ont assisté à ce jugement nous ayant demandé pardon, et aj-ant protesté que la crainte seule les avait îorcés à se trouver dans cet horrible synode, nous avons usé d'indulgence à leur égard ; mais nous défendons aux pontifes nos successeurs d'empêcher à l'avenir la hberté des délibérations, et de faire aucune violence au clergé.

« Les dépouilles mortelles de Formose seront transférées de l'église de Porto au saint-siége apostolique, à cause de ses mérites: cependant les honneurs que nous rendons à notre prédécesseur ne doivent jias étabhr de précédents contre les canons qui défendent les inhumations dans l'éghse pontificale.

« Nous défendons aussi que les clercs qui auront été déposés dans un concile , et qui n'auront point été canoniquement rétabhs, soient promus à un degré plus élevé, comme il a été fait lors de l'élection de Boniface, d'abord déposé du sous-diaconat et ensuite de la prêtrise. Si quelqu'un osait contrevenir à ce règlement, nous le déclarons chargé de l'anathème du saint-siége.

" Nous condamnons également les réordinations et les rebaptisations.

« L'onction du saint chrême qui a été donnée à notre fils spirituel l'empereur Lambert est confirmée; mais nous rejetons de toute notre puissance celle que Bérenger nous a surprise.

« Les actes des assemblées que nous avons censurés seront livrés au feu : Sergius, Benoît et Marin ne doivent plus être tenus pour ecclésiastiques, s'ils ne viennent à pénitence; nous les déclarons séparés de la communioù des fidèles, comme tous ceux qui ont violé la sépulture de Formose, ou qui ont traîné son cadavre dans le Tibre.

« La sainte Église romaine souffre de grandes violences à la mort d'un pape; ces désordres viennent des élections qui sont faites à l'insu de l'empereur, et sans attendre, comme les canons l'ordonnent, la présence des commissaires impériaux. Pour l'avenir, nous ordonnons que le pontife soit élu dans l'assemblée des évêques, sur la demande du sénat et du peuple, et sous les auspices du prince; et nous défendons qu'on exige de lui des serments que l'usage n'aura pas consacrés.

« Les temps ont introduit une coutume détestable : à la mort des pontifes on pille le palais patriarcal, et le pillage s'étend par toute la ville; on traite de même les maisons épiscopalfs à la mort des évêques. Nous voulons que cette coutume cesse; les censures ecclésiastiques et l'indignation de l'empereur puniront ceux qui braveraient nos défenses.

« Nous condamnons encore l'usage de vendre la justice séculière; s'il se trouve par exemple des femmes prostituées dans une maison appartenant à

un prêtre, les juges ou leurs officiers les en arrachent avec scandale, et les maltraitent jusqu'à ce qu'elles soient raclietées par leurs maîtres, pour acquérir le droit de prostitution.... »

Cette Gouturac était peut-être un reste de l'ancien usage aboli par l'empereur Théodose, et qui servait de châtiment aux femmes surprises en adultère. D'ailleurs, on sait que les dames romaines avaient la liberté de se prostituer, pourvu qu'elles déclarassent devant les édiles qu'elles voulaient être courtisanes; néanmoins, celles qui avaient pour aïeul, pour père ou pour mari un chevalier romain, ne pouvaient pas jouir de ce privilège.

Le concile de Rome étant terminé, Jean IX se rendit à Ravenne, où il présida une nouvelle assemblée d'évêques, sous la protection de l'empereur Lambert.

Nous rapportons un des décrets qui furent rendus relativement au denier de saint Pierre, qui était toujours la chose importante pour le clergé : « Si quelqu'un refuse de se soumettre aux canons et aux capitulaires des empereurs Charlemagne, Louis, Lothaire et son fils, en ce qui concerne les décimes, il sera retranché de la communion des fidèles. »

Lambert s'engagea par serment à conserver les privilèges du clergé, et promit de faire punir les brigands qui désolaient les terres du pontife.

Jean s'occupa également de l'affaire d'Argrim, évêque de Langres , qui avait été ordonné par l'archevêque de Lyon et ensuite déposé par le monarque ; le pape, soUicité par le clergé français, parut désirer cette réinstallation, et il écrivit de sa main au roi Charles pour obtenir le rétablissement du prélat.

La même année , l'empereur Arnoul mourut ; les grands de la Germanie s'assemblèrent alors à Forcheim, et reconnurent pour roi le jeune Louis, son fils, âgé de sept ans. Les évêques en instruisirent le pontife par une lettre écrite au nom de Halton, archevêque de Mayence, et signée de tous ses suffragants. Plusieurs passages de cette lettre sont remarquables. « Nous avons hésité quelque temps sur le chois d'un prince, disaient-ils, mais il était à craindre que le royaume ne fût bientôt divisé par des factions ; aussi d'une commune voix nous avons porté au trône le descendant de nos rois.

« Par cette élection se trouve maintenue l'ancienne coutume suivant laquelle les princes français sortent toujours de la même race. Si nous avons agi sans attendre vos ordres sacrés, c'est que les païens placés entre nous arrêtent nos ambassadeurs; nous vous prions maintenant de confirmer ce qui a été fait par nous....

« Nos frères les évêques de Bavière nous ont demandé du secours contre les Moraves; ils se plaignent d'être accusés faussement de conserver des relations avec les idolâtres, et ils nous prient d'implorer votre bénédiction pour eux, en vous demandant des secours pour réprimer l'insolence des Slaves. »

Les évêques de Bavière écrinrent également au pape plusieurs lettres qui portent en tête" les noms de Thomas, archevêque de Salzbourg, et de quelques autres prélats ; elles donnent une connaissance exacte des mœurs du temps, de l'esprit du clergé et de la barbarie de ces peuples. « Nous ne saurions croire, écrivaient-ils, qu'il émane du saint-

siége quelque pensée ou quelque action contre la justice divine; cependant tous les jours nos ennemis le proclament et offrent de nous en fournir des preuves irrécusables. Les Moraves affirment qu'à force d'argent ils ont obtenu de vous la nomination de l'archevêque Jean et des évêques Daniel et Benoît. Depuis ce moment, ces peuples, qui avaient toujours été sous notre autorité pour les biens spirituels et temporels, se refusent à notre direction; nos comtes ne peuvent plus exercer leur juridiction dans ce pays, et les tributs jusqu'alors levés sans obstacle ne sont plus apportés dans nos villes. Les Moraves s'éloignent même du christianisme, et leur audace s'est accrue jusqu'à ce point qu'ils osent nous faire la guerre , et qu'ils nous obUgent maintenant à nous cacher derrière nos murailles.

« Des évêques slaves , qui ont un libre accès auprès de vos légats, nous ont chargés de calomnies, et nous ont accusés d'être divisés d'intérêts et de pensées avec les Allemands et les Français. Que Votre Sainteté prenne garde de se laisser surprendre par ces mauvais chrétiens; notre jeune roi est, au contraire, le digne successeur de ses ancêtres, et il veut être le protecteur zélé de IFghse romaine. Il est faux que nous ayons fait alliance avec les Hongrois au préjudice de la religion, que nous leur ayons prêté des serments en jurant par le chien ou par le loup, et que nous nous soyons soumis à des cérémonies abominables.

« Dieu , qui sait tout , recevrait le serment de notre innocence , si nous étions devant vous qui tenez sa place sur la terre : il est vrai que les Hongrois persécutaient sans relâche les peuples des provinces éloignées, et que nous avons été obligés d'acheter le repos de nos frères, non en leur donnant de l'argent, mais en leur fournissant des vêtements et du linge.

« Les Moraves seuls sont coupables des crimes qu'ils nous imputent ; car ils ont placé dans leurs rangs vCn grand nombre de Hongrois, et après leur avoir rasé la tête pour les rendre méconnaissables, ils les ont envoyés contre nous avec leurs soldats. Nos campagnes ont été ravagées, les hommes massacrés; ceux qui ont été épargnés sont plongés dans les cachots, et terminent leur vie dans les horreurs de la faim ; les domaines des hommes et des femmes nobles ont été Uvrés aux flammes, et toutes les éghses ont été saccagées ; la Pannonie, qui est une province chrétienne, a été dévastée jusqu'à trois fois par leurs bandes féroces, et les évêques que vous nous avez envoyés vous diront combien de journées ils ont marché en trouvant le pays désert. Le ciel est témoin de tous les efforts que nous avons faits pour obtenir la paix des Hongrois lorsqu'ils ont fait une invasion contre l'Italie; et cependant les Moraves nous ont accusés d'avoir soldé de nos deniers ces hordes barbares; ce qui est la plus exécrable calomnie qu'aient pu inventer nos ennemis. Nous leur avons offert à eux-mêmes d'oublier le passé et de nous rendre réciproquement nos prisonnier», afin de pouvoir défendre les biens du saint-siége, mais ils s'y sont refusé, pour nous empêcher de vous donner cette preuve éclatante de notre soumission. »

Cette lettre est terminée par ces paroles : « Moi,

JEAN IX

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Théotmar, archevêque, qui prends soin du patrimoine de Saint-Pierre, et qui ])rélève sur les peuples les décimes que vous avez ordonnés, je n'ai pu, à cause de la fureur des païens, vous porter encore ou vous envoyer l'argent qui vous est dû ; mais, par la grâce de Dieu, puisque l'Italie est délivrée, les joursne s'accumuleront pas avant qu'il soit remis en vos mains. » Jean IX, à l'exemple de ses prédécesseurs, prit part aux affaires de l'Église orientale ; mais l'intérêt de la chrétienté l'occupait moins que les vues particulières de son ambition. De tout temps les papes ont caché leurs prétentions sous le prétexte spécieux de la gloire de l'Église; et les peuples ne sauraient trop se tenir en garde contre le système d'hypocrisie suivi par la cour de Rome, pour ne pas se laisser séduire par les trompeuses apparences d'une piété extérieure.

En examinant avec attention la lettre que le souverain pontife adressait à Styiien, prélat de Néocésarée, on comprendra dans quel but il donnait de si grands éloges à cet évèque, qui s'était constamment opposé au schisme de Photius. « Nous voulons, écrivait Jean IX, que les décrets des papes demeurent inviolables ; c'est pourquoi nous rejetons Etienne, Antoine, Ignace et Photius de notre communion, et nous l'accordons à ceux qui observeront cette règle. »

Alphonse III, qui régnait dans une partie des Espagnes, après avoir fortifié la ville d'Oviédo sa capitale, entreprit de faire élever une magnifKjue basilique en l'honneur de saint Jacques de Gompostelle; lorsque les travaux furent terminés, il envoya à Rome une ambassade composée des deux prêtres Sévère et Suiderède, et un laïque appelé Rainalde, afin d'obtenir du pontife la consécration de sa nouvelh^

HISTOIUE IiES PAPES

cathédrale. Jean consentit à ériger en métropole l'église d'Oviédo, et i' autorisa le roi à tenir un concile. Sa lettre se terminait ainsi : « Nous sommes affligé comme vous de la présence des païens, et nous combattons jour et nuit avec eux. Dans cette religieuse intention, nous demanderons à votre clémence de bons chevaux arabes et des armes »

D'après l'autorisation du saint père, Alphonse fit faire avec une grande solennité la dédicace de saint Jacques de Gompostelle; et il tint, le 29 novembre suivant, un synode pour nommer un archevêque sur le siège de Tarragone. Cette assemblée élut l'abbé Césaire; mais le métropolitain de Narbonne s'étant opposé à son installation, Césaire en appela au siège pontifical, et son élection fut confirmée canoni([uement.

L'an 900, Louisj fils de Boson, roi de Provence, fut

appelé pour la seconde fois en ItaHe par les seigneurs romains, et il vint accompagné d'une armée nombieuse. Jean IX lui accorda le titre de roi d'Italie et d'empereur d'Occident; mais sous la promesse que ce prince conserverait à la chaire apostolique les privilèges que les rois de France avaient reconnus aux pontifes de Rome.

Suivant l'opinion des historiens, Jean IX mourut vers l'année 900, sans avoir, dit Platine, rien fait qui fût digne de mémoire. Nous ajouterons qu'il souleva des querelles religieuses éteintes depuis longtemps , qu'il acheta la conversion des Normands avec les trésors des peuples, et qu'il n'oublia jamais la perception des deniers de l'Église ; le Sueur et le cardinal Baronius font son éloge et disent qu'il fut le moins méchant parmi les mauvais papes.

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