‹ Histoire des papes (volume 3)Chapitre 64 sur 78 · HISTOIRE DE FEUX III · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE FEUX III

^ accepté le baptême arien ; ils les condamnèrent à rester en pénitence jusqu a la fin de leur vict séparés des assemblées ecclésiastiques et exclus des prières de TËglise, leur accordant^ comme seule grâce , la communion laïque à l'artide de la mort.

Quant aux clercs, aux moines et aux vierges consacrées à Dieu, qui s'étaient rangés dans le parti des hérétiques, le concile leur infligea douze ans de pénitence : trois ans au rang des écoutants, sept au rang des pénitents, et deux ans de consistance ; permettant néanmoins à leurs pasteurs de les secourir dans un danger de mort. Le dernier article concernait les jeunes gens dont l'âge pouvait excuser l'apostasie ; les Pères ordonnèrent aux évêques de les soumettre à l'imposition des mains, sans les mettre en pénitence, et défendirent aux prêtres de recevoir à la communion les clercs ou les laïques d'un autre diocèse, s'ils ne présentaient des lettres testimoniales de leur évêque ou de leurs pasteurs.

Âcace était mort pendant l'année 489, et l'empereur avait élevé sur le siège de Gonstantinople un prêtre nommé Flavita, qui désirant ménager le pape et Pierre Monge, écrivait en même temps aux deux évêques qu'il n'acceptait point d*atttre communion que la leur. Sa fourberie fut bientôt découverte, et Félix chassa honteusement ses députés. Quelques jours après, Flavita rendait le dernier soupir au milieu des souffrances causées par le poison suivant les uns, et produites par une maladie inconnue suivant les autres ; il avait tenu quatre mois le siège patriarcal.

Euphémius^ son successeur, désirant rétablir la paix dans l'Église, consentit à rayer le nom de Pierre Monge des sacrés

diptyques, <et k^lâblU ceMi dé Tévéque de Rottlè i à][>rès qdoi il envoya deà députés aU pontife pour demander sa communion. Félix repOUssa ses aVanceS, pAtce qUe lé patriarehé voulait cOnsétvet dans lés dipiyt^ue^ lëS noms d*Àcàce et de t^lavita ; et son obstination retarda encore la réunion des Ëglises d'OrléUt et d'Occidénl.

Après la mort dé rétopèréui^ Zéhoû, un prince dévot jusqu^à la superstition, Uômhié Àhâstasë, monta sur le trôné. À Coustantinople Comme a Rbmé, TaudiCe du clei'gé ^^ était tellement angmeUtée par la faiblesse dés eitipe^eUrs, que lé patriarche osa accuser Ânà^tase, devant Tasseniblée du peuplé, d^ètré ttu hérétique indigUé de comitaaUder à des thfétietas, et IréRisà de le couronner avant que le prince eàt dotaué ^à profession de foi par écrit et se fût engagé par Uù ^rtnent solennel à né rien changer dans la religion.

Le pape Félix écrivit à Tempereuf pouf lé féliciter de soft élévation sur le trône, et pont* Tassuret^ de à^ôb respect et de son obéissahce; mais il n'eUt pas la satisfactioh de Voif dans les affaire de TËgltse le èhangément qu'il désirSiit ; il Uiourut le 25 févrîei^ 492, après un pontiGcat de neuf ans.

Un orgueil insupportable et un esprit constamment en révolte contré l'autorité des princes, étaient les traits principaux du caractère de Félix, aujourd'hui honoré dans TEglise parmi les saihts.

Grégoire le Grand raconte que Félix apparut à Thârsîfle, ilans Une vision, pour l'appeler à ta béatitude dont il jouissait ; nous ne soutiendrons pas la k-éalité de cette apparition , pour hé pas nous exposer au mépris des esprits sérieux q(ui ne veulent p^ être IkSMip^ par des fibies ridicules.

{IM^ HDItHlUe DE lïÉLAIItt. 3lf

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