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CHAPITRE XVIIL

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Madame Marneffe, dont le salon était rempli de ses fidèles, avait mis les parties de whist en train, lorsque le valet de chambre, un militaire retraité racolé par le baron, annonça :

— Monsieur le baron Montés de Montejanos !

Valérie reçut au cœur une violente commotion , mais elle s'élança vivement vers la porte en criant : — Mon cousin 1.., Et arrivée au Brésilien, elle lui glissa dans l'oreille ce mot :

— Sois mon parent, ou tout est lini entre nous !

— Eh bien! reprit-elle à haute voix en amenant ie Brésilien k la cheminée, Henri, tu n'as donc pas fait naufrage comme on me l'a dit, je t'ai pleuré trois ans...

— Bonjour, mon ami, dit monsieur Marneffe en tendant la main au Brésilien dont la tenue était celle d'un vrai Brésilien millionnaire.

Monsieur le baron Henri Montés de Montéjanos, cloué par le climat équalorial du physique et de la couleur que nous prêtons tous à l'Ûihcllo du théâtre, effrayait par un air sombre, effet purement plastique ; car son caractère plein de douceur et de tendresse le prédestinait à l'exploitation que les femmes faibles pratiquent sur les hommes forts. Le dédain qu'exprimait sa figure , la puissance, musculaire dont témoignait sa taille bien prise, toutes ses forces ne se déployaient qu'envers les hommes, flatterie faite aux femmes et qu'elles savourent avec tant d'ivresse que les gens qui donnent le bras à leurs maîtresses ont tous des airs de matamore tout à fait réjouissans.

Superbement dessiné par un habit bleu à boulons en or massif, par son pantalon noir, chaussé dfi bottes fines d'un vernis irréprochable, ganté selon l'ordonnance , le baron n'avait de brésilien qu'un gros diamant d'environ cent mille francs qui brillait comme une étoile sur une somptueuse cravate de soie bleue, encadrée par un gilet blanc entrouvert de manière à laisser voir une chemise en toile d'une finesse fabuleuse. Le front, busqué comme celui d'un satyre, signe d'entêtement d;ms la passion, était surmonté d'une chevelure de jais, touffue comme une fret vierge, sous laquelle scintillaient deux yeux clairs, fauves à faire croire que la mère du baron avait eu peur, étant grosse de lui, de quelque jaguar.

Ce magnifique exemplaire de la race portugaise au Brésil, se campa le dos ii b cheminée dans une pose qui décelait des habitudes parisiennes; et, le ehapt . u.ain. ie bras ap

puyésur le velours de la tablette, il se pencha vers m i

Marneffe, pour causer à voix basse avec elle, en se souciant fort peu des affréta bourgeois qui encombraient le salon*

Cette entrée en scène, cette pose, et l'air dv Brésilien déterminèrent deux mouvemens de curiosité mêlée d'angoisse, identiquement pareils chez Crevel et chez le baron. Ce fut chez tous deux la même expression, le mé.ne pressentiment. Aussi la manœuvre inspirée à ces deux passions réelles, devint-elle si comique par la simultanéité de cette gymnastique, qu'elle fit sourire les gens d'assez d esprit pour y voir une révélation.

Crevel, toujours bourgeois et boutiquier en diable, quoique maire de Paris , resta malheureusement en position plus long-temps que son collaborateur, et le baron put ^a-sir au passage la révélation involontaire de l'imprudent Crevel. Ce fut un trait de plus dans le cœur du vieillard amoureux qui résolut d'avoir une explication avec Valérie.

— Ce soir, se dit égalemenl Crevel en arrangeant ses cartes, il faut en finir...

— Vous avez du cœur\ lui cria Marneffe, et vous venez d'y renoncer.

— • Ah ! pardon, répondit Crevel en voulant reprendre sa carte. Ce baron-là me semble de trop, continuait-il en se parlant à lui-même. Que Valérie vive avec mon baron à moi, c'est ma vengeance, et je sais le moyen de m'en debai : mais ce. cousin-là?., c'est un baron de trop, je ce veux pas être job'.irdé, je veux savoir de quelle manière il cpareut I..

Ce soir là, par un de c:s bonheurs qui n'arrivent qu'aux jolies femmes, Valérie était délicieusement mise Sa blanche poitrine étineclait servie dans une guipure dont les tons roux faisaient valoir le satin mat de ces belles épaules des Parisiennes, qui savent ( par quels procédés, on l'ignore I avoir de belles chairs et rester STeltés. Vêtue d'une robe de velours noir q I a chaque instant près de quitter ses épau-

les, elle e'.aH coiffée en dentelles mêlées a des Denis à grappes. Ses bras, à la fois mignons et potelés, sortaient de manches à sabots fourrées de dentelles Elle ressemblait à ces beaux fruits coquettement arranges d.ms une belle as- ,-ielte et qui donnent des demangeaisors a l'acier du couteau.

— Valérie, disait le Brésilien à l'oreille de la jeune femme. jeté r. i. as fidèle; mon oncle est mort, et i \ fois plus riche que je ne l'étais .1 'non départ ,' re et mourir à i'aris.

DE BALZAC

— Plus bas, Henri ! De grâce !

— Ah! bah!dussé-je jeter tout ce monde par la croisée, je veux te parler ce soir, surtout après avoir passé deux jours à le chercher... Je resterai le dernier, n'est-ce pas*?...

Valérie sourit à son prétendu cousin et lui dit : — Songez que vous devez être le lils d'une sœur de ma mère qui, pendant la campagne de Junot en Portugal, aurait épousé votre père...

— Moi, Montés de Moniéjanos, arrière-pclit-fils d'un des conquérans du Brésil, mentir?...

— Plus bas, ou nous ne nous reverrons jamais...

— Et pourquoi?

' — Marneffe a pris, comme les mourans qui chaussent tous un dernier désir, une passion pour moi...

— Ce laquais? . dit le Brésilien, je le payerai...

— Quelle violence...

— Ah! ça! d'où te vient ce luxe?... dit le Brésilien qui tinit par apercevoir les somptuosités du salon.

Elle se mit à rire.

— Quel mauvais ton, Henri ! dit-elle.

Elle venait de recevoir deux regards enflammés de jalousie qui l'avaient atteinte au point de l'obliger à regarder les deux âmes en peine.

Crevel, qui jouait contre le baron et monsieur Coquet, avait pour partner monsieur Marneffe. La partie fut égale à cause des distractions respectives de Crevel et du baron qui accumulèrent fautes sur fautes Ces daix vieillards amoureux avouèrent, en un moment, la passion que Valérie avait réussi a leur faire cacher depuis1 trois ans; mais elle n'avait pas su non plus éteindre dans ses yeux le bonheur de revoir l'homme qui, le premier, lui avait fait battre le cœur, l'objet de son premier amour. Les droits de ces heureux mortels vivent autant que la femme sur laquelle ils les ont pris.

Eutreces trois passions absolues, l'une appuyée sur 1 insolence de l'argent, l'autre sur le droit de possession , la dernière sur la jeunesse, la force, la fortune et la primauté, madame Marneffe resta calme et 1 esprit libre, comme le fut le général Bonaparte . lorsqu'au siège de Mantoue il eut à répondre à deux armées en roulant continuer le blocus de la place.

La jalousie , en jouant dans la figure de nulot , le rendit aussi terrible que feu le maréchal Montcornet partant pour une charge de cavalerie sur un carré russe. En sa qualité de bel homme, le Conseiller-d Etat n'avait jamais connu la jalousie, de même que Murât ignorait le sentiment de la peur. Il s'était toujours cru certain du triomphe. Son échec auprès de Josépha, le premier de sa vie, il l'attribuait à la soif de largent, il se disait vaincu par un million, et non par un avorton, en parlant du duc d'Hérouville. Les philtres et les vertiges que verse à torrens ce sentiment fou, venaient de couler dans son cœur en un instant. Il se retournait de sa table de whist vers la cheminée par des mouvemens a la Mirabeau, et quand il laissait ses cartes pour embrasser par un regard provocateur le Brésilien et Valérie, les habitués du salon éprouvaient cette crainte mêlée de curiosité qu'ins-

pire une violence menaçant d'éclater de momens en momens- Le faux cousin rsgardait le Conseiller -d'Etat comme il eût examiné quelque grosse potiche chinoise. Celte situation ne pouvait durer, sans aboutir à un éclat affreux.

Marneffe craignait le baron Hulot. autant que Crevel redoutait Marneffe, et il ne se souciait pas de mourir souschef. Les moribonds croient a la vie comme les forçats à la liberté. Cet homme voulait être chef de bureau à tout prix. Justement effrayé de la pantomime de Crevel et du Conseiller d'Etat, il se leva, dit un mot à l'oreille de sa femme; et, au grand étonnement de l'assemblée , Valérie passa dans sa chambre à coucher arec le Brésilien et son mari.

— Madame Marneffe vous a-t-elle jamais parlé de ce cousin-là?... demanda Crevel au baron Hulot.

— Jamais ! répondit le baron en se levant. Assez pour ce soir, ajouta-t-il, je perds deux louis, les voici.

Il jeta deux pièces d'or sur la table et alla s'asseoir sur le divan d'un air que tout le monde interpréta comme un avis de s'en aller. Monsieur et madame Coquet, après avoir échangé deux mots, quittèrent le salon, et Claude Vignon, au désespoir, les imita. Ces deux sorties entraînèrent les personnes inintelligentes qui sévirent de trop. Le baron et Crevel restèrent seuls, sans se dire un mot. Hulot, qui finit par ne plus apercevoir Crevel, alla sur la pointe du pied écouter à la porte de la chambre, et il fit un. bond prodigieux en arrière, car monsieur Marneffe ouvrit la porte, se montra le front serein et parut étonné de ne trouver que deux personnes.

— Et le thé ! dit-il.

— Oh donc e*t Valérie? répondit le baron furieux.

— Ma femme! répliqua Marneffe; mais elle est montée chez mademoiselle votre cousine, elle va revenir.

— Et pourquoi nous a-t-ellc plantés là pour cette stupide chèvre?...

— Mais, dit Marneffe. mademoiselle Lisbeth est arrivée de chez mada ne la baronne votre femme avec une espèce d'indigestion, et Mathurine a demandé du thé à Valérie, qui vient d'aller voir ce qu'a mademoiselle votre cousine.

— Et le cousin?...

— Il est parti!

— Vous croyez cela? dit le baron.

— Je l'ai mis en voiture! répondit Marneffe avec un affreux sourire.

Le roulement d'une voiture se fit entendre dans la rue Vanneau. Le baron , comptant Marneffe pour zéro, sortit et monta chez Lisbeth. Il lui passait dans la cervelle une de ces idées qu'y envoie le coeur quand il est incendié par la jalousie. La bassesse de Marneffe lui était si connue, qu'il supposa d ignobles connivences entre la femme et le mari.

— Que sont donc devenu! .res messieurs et ces dames? demanda Marneffe en se voyant seul avec Crevel.

— Quand le soleil se couche, la basse-cour en fait autant, répondit Crevel ; madame Marneffe a disparu, ses adorateurs sont partis. Je vous propose un piquet, ajouta Crevel qui voulait rester.

Lui aussi il croyait le Brésilien dans la maison. Monsieur Marneffe accepta". Le maire était aussi fin que lebaron.il pouvait demeurer au logis indéfiniment en jouant avec le mari qui , depuis la suppression des jeux publics, se contentait du jeu rétréci, mesquin, du monde.

Le baron Ilulot monta rapidement chez sa cousine Bette ; mais il trouva la porte fermée, et les demandes d'usage a travers la porte employèrent assez de temps pour permettre à des femmes alertes et rusées de disposer le spectacle d'une indigestion gorgée de thé. Lisbelh souffrait tant, qu'elle inspirait les craintes les plus vives à Valérie; aussi Valérie fitelle à peine attention à la rageuse entrée du baron. La maladie est un des paravents que les femmes mellent le plus souvent entre elles et l'orage d'une querelle. Hulot regarda partout à la dérobée, et il n'aperçut dans la chambre à coucher de la cousine Bette aucun endroit propre à cacher un Brésilien.

— Ton indigestion , Bette, fait honneur afl dîner de ma femme, dit-il en examinant la vieille; fille qui se portait à merveille et qui tâchait d'imiter le râle des convulsions d'estomac en buvant du thé.

— Voyez comme il est heureux que noire chère Bette soit logée dans ma maison! Sans moi, la pauvre fille expirait.... dit madame Marneffe.

— Vous avez l'air de me croire au mieux, reprit Lisbeth ens'adrcssanlaubaron, et ce serait une infamie...

— Pourquoi? demanda le baron, vous savez donc la raison de ma visite?

Et il guigna la porte d'un cabinet de toilette d'où la clé était retirée.

— Parlez-vous grec?... répondit madame Marneffe avec une expression déchirante de tendresse et de fidélité méconnues.

— Mais c'est peur vous , mon cher cousin , ou c'est par votre faute que je suis dan» l'état où me voyez , dit Lisbelh avec énergie.

Ce cri détourna l'attention du baron qui regarda la vieille fille, dans un étonnement profond.

— Vous savez si je vous aime, reprit Lisbelh , je suis ici , c'est tout dire. J'y use les dernières forces de ma vie , à veiller à vos intérêts en veillant à ceux de notre chère Valérie. Sa maison lui coule dix fois moins cher qu'une autre maison qu'on voudrait tenir comme la sienne. Sans moi , mon cousin, #au lieu de deux mille francs par mois, vous seriez forcé d'en donner trois ou quatre mille.

— Je sais tout cela, répondit le baron impatienté , vous nous protégez de bien des manières , ajouta-t-il en revenant auprès de madame Marneffe et la prenant par le cou , n'est» ce pas, ma chère petite belle?...

— Ma parole, dit Valérie, je vous crois fou!...

— Eh bien ! vous ne doutez pas de mon attachement, reprit Lisbeth; mais j'aime aussi ma cousine Adeline, et je l'ai trouvée en larmes. Elle ne vous a pas vu depuis un mois. Non, cela n'est pas permis. Vous laissez ma pauvre Adeline sans

argent. Votre fille Hortense a failli mourir en apprenant que c'est grâce à voire frère que nous avons pu dîner! Il n'y avait pas de pain chez vous aujourd'hui. Adeline a pris la résolution héroïque de* se suffire à elle-même. Elle m'a dit : « Je ferai comme toi ! » Ce mot m'a si fort serré le cœur, après le diner, qu'en pensant à ce que ma cousine était en 181 1 et ce qu'elle est en 1841 , trente ans après! j'ai eu ma digestion arrêtée... j'ai voulu vaincre le mal ; niais, arrivée ici, j'ai cru mourir...

— Vous voyez, Valérie , dit le baron , jusqu'où me mène mon adoration pour vous?... à commettre des crimes domestiques...

— Oh! ai-je eu raison de rester fille ! s'écria Lisbeth avec une joie sauvage. Vous êtes un bon et excellent homme , Adeline est un ange , et voilà la récompense d'un dévoùment aveugle.

— Un vieil ange ! dit tout doucement madame Marneffe , en jetant un regard moitié tendre, moitié rieur à son Hector, qui la contemplait comme un juge d'instruction examine un prévenu.

— Fauvre femme! dit le baron. Voici plus de neuf mois que je ne lui ai remis d'argent , et j'en trouve pour vous, Valérie , et à quel prix ! Vous ne serez jamais aimée ainsi par personne, çt quels chagrins vous me donnez en retour I

— Des chagrins? reprit-elle. Qu'appelez-vous donc le bonheur?

— Je ne sais pas encore quelles ont été vos relations avec ce prétendu cousin, de qui vous ne m'avez jamais parlé, repritle baron sans faire attention aux mots jetés par Valérie. Mais, quand il est entré, j'ai reçu comme un coup de canif dans le cœur. Quelqu'aveuglé que je sois, je ne suis pas aveugle. J'ai lu dans vos yeux et dans les siens. Enfin, il s'échappait par les paupières de ce singe des étincelles qui rejaillissaient sur vous, dont le regard... Oh! vous ne m'a vez jamais regardé ainsi, jamais! Quant à ce mystère, Valérie, il se dévoilera . . Vous êtes la seule femme qui m'ayez fait connaître le sentiment de la jalousie, ainsi ne vous étonnez pas de ce que je vous dis... Mais un autre mystère qui a crevé son nuage, et qui me semble une infamie...

— Allez! allez! dit Valérie.

— C'est que Crevel, ce cube de chair et de bêtise, vous aime, et que vous accueillez ses galanteries assez bien pour que ce niais ail laissé voir sa passion à tout le mondi- .

— Et de trois! Vous n'en apercevez pas d'autres ? demanda madame Marneffe.

— Peut-être y en a-t-il? dit le baron.

— Que monsieur Crevel m aime, il est dans son droit d'homme; que je sois favorable à sa passion, ce serait le fait d une coquette ou d'une femme à qui vous laisseriez beaucoup de chests à désirer . . Eh bien! aimez-moi avec mes défauts, ou laissez-moi. Si vous me rendez ma liberle. ni vous, ni monsieur Crevel. vous ne reviendrez ici. je prendrai mou cousin pour ne pas perdre les charmante* habitu-

DE BALZAC

des que vous me supposez... Adieu, monsieur le baron Hulot.

Et elle se leva ; mais le Conseiller d'Etat la saisit par le bras et la fit asseoir. Le vieillard ne pouvait plus remplacer Valérie, elle était devenue un besoin plus impérieux pour lui que les nécessités de la vie, et il aima mieux rester dans l'incertitude que d'acquérir la plus • ^re preuve de l'infidélité de Valérie.

— Ma chère Valérie, dit-il, ne vois-tu pas ce que je souffre? Je ne te demande que de te justifier... donne-moi de bonnes raisons...

— Eh bien ! allez m'attendre en bas, car vous ne voulez pas assister, je crois, aux dillerentes cérémonies que nécessite l'état de votre cousine.

Ilulol se retira lentement.

— Vieux libertin ! s'écria la cousine Bette, vous ne me demandez donc pas des nouvelles de vos enfans?... Que ferezvous pour Adeline? Moi, d'abord, je lui porte demain mes économies...

— On doit au moins le pain de froment a sa femme, dit en souriant madame Marneffe.

Le baron, sans s'offenser du ton de Lisbeth qui le régentait aussi durement que Josépha, s'en alla comme un homme enchanté d'éviter une question importune.

Une fois le verrou mis, le Brésilien quitta le cabinet de toilette où il attendait, et il parut les yeux pleins de larmes, dans un état à faire pitié, Montés avait évidemment tout entendu.

APITRE XIX.

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