‹ Histoire des paysans (volume 4)Chapitre 61 sur 145 · LE VILAIN DÉPOUILLÉ DE TOUT · texte numérisé non relu

LE VILAIN DÉPOUILLÉ DE TOUT

historien du Berry à voir « les trouppelettes d'agnelets qui sautellent, )> bonheur partagé, selon lui, par tous les vilains, « n'ayans pour toute volupté humaine autre plaisir que de voir ce mesme bétail s'entresuivre à belles bandes, où les béliers cornus précèdent en assez grave ordonnance ; et me semble que ce plaisir surpasse tout autre. y> (J. Chaumeau, I, 39.)

Dans son livre des Inconvénients des droits féodaux (p. 46), Boncerf avance qu'il existait bien trois cents droits seigneuriaux différents.

A qui ne devait-on pas, soit des redevances, soit des honneurs, soit de l'obéissance? Il y avait, c'^st la trèsancienne coutume de Bretagne, rédigée vers 1330, qui nous l'apprend (art. 292), il y avait le pape, le roi, le duc, le comte, et tous les autres princes; il y avait les évêques, abbés, archidiacres, doyens et autres constitués en dignités, comme chapelains, etc.; il y avait les barons, chevaliers et simples gentilshommes, « et aussi ceux qui ont les thiens et les engins à prendre les mauvaises bêtes et les feramines qui détruisent les bêtes et les nourritures que les bonnes gens nourrissent et ont pour le profit commun. »

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