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pendentif* échurent en partage h Goya, qui dut tracer des esquisse* et les soumettre au chapitre. Ses projets iip plurent qu'a demi et on les lui renvoya pour qu’il les modifiât. Imputant, è tort ou il raison, les causes de cet échec a la jalousie de son beau-frère, Goya refusa nettement de corriger ses maquettes. La querelle menaçait de s’envenimer : des amis s’entremirent et obtinrent enfin de l'artiste qu'il fit quelques concessions. Li** voitlcs lui furent alors livrées et il commença sur-le-champ l'exécution des fresques.
lie travail, conçu dans les plus grandes proportions, et dont le sujet était Ut I ’ierge rt /#■» $aints mtirigr* <hms bur gfoirr, Tut terminé en 17H3. Goya y développa tou le sa science et toutes ses qualités de coloriste. « i^t nue belle truvre, eliamle et brillante, habilement entendue et bien agencée, et qui |ieut soutenir la comparaison avec les plus feintantes décorations de Tinpoln. Mais toute l'Iiabilete et tout l'esprit de I artiste ne saill aient suppléer à la foi absente ; on fient trop, a contempler celte vaste machine, qu aucun soiilHe religieux ne la parcourt el ne l'aninie.
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A c«lle époque de sa vie, on peut déjà constater que la ilote du talent de Goya, c’est, avant Unit, le naturalisme. L'idéal n’est point son fait, «H le côté pittoresque est ce qu'il recherche de préférence. Hans de telles données, ses fresques do Sara gosse, celles qu'il exécutera plus tard à San Antonio, et en général toutes ses grandes compositions religieuses, ne devaient être et ne sont en réalité que de vastes tableaux de genre.
Mieux servi dans la peinture des portraits par son amour de la nature, les premiers qu'il exécuta lui valurent tout de suite une réputation méritée. A la cour et parmi la grondeuse, cc devint une mude, une fureur, de se faire peindre par Goya. Oii assiégeait son atelier, ou faisait queue à sa porte, on mettait tout enjeu pour obtenir un tour de faveur. Toutes les célébrités du temps, poètes, savants, personnages politiques, comme les grandes daines et les beautés en renom, cédèrent à cette vogue inouïe, qui persista, du reste, jusqu'à In fin de lu longue carrière du maître. Nous lui devons la plus considérable et en même temps lu meilleure et la plus indiscutable part de son œuvre.
Ilans les deux cents portraits que peignit Goya, pns un, uiéme parmi ses plus fougueuses ébauches, qui ne rachète le laisser-aller do l'exécution par quelqu'une des qualités habituelles à l'artiste : une expression juste, un dessiu large et ferme, une pénétration incroyable des habitudes de son modèle. Pour rapide, enfin, que soit l'ébauche, toujours elle respire, toujours elle xit.
Il y a, dans les portraits peints par Goya, quelque chose de Velâzquez, de Prudlion et de Iteynolds, mais absorbés et comme fondus dans une originalité qui, en somme, reste In dominante. Scs (Hirtnrils d’apparat, comme ceux du Musée île Madrid, — ceux de l'infant don Luis et de sa ra mille, — celui du comte de Florida Blanco, — de la duchesse d'Alhe (palais de Liria), — et du général t milia, qui est un magnifique chef-d’œuvre, s'inspirent d'avantage de Velâzquez : ils en ont le relief, la grande tournure, la fierté magistrale; tandis que ses portraits intimes, plus spontanés, plus savoureux, offrent une étonnante analogie tantôt avec Pnidhon, tantôt avec Iteynolds, que Goya n'a peut-être pas même entrevus. L'admirable jeune homme ni pris ( portrait du petit-fils de Goya ) , — que nous avons fait graver, est l'un des beaux types de cette seconde et plus libre manière. Elle nous a valu des morceaux sans prix, comme les portraits de Moral in, de Itayeu et de l’architecte Villanueva, sans compter un nombre incroyable île portraits de femme, simplement conçus, naturels, sans détails oiseux, largement peints, et s'enlevant, bien enveloppés, harmonieux et palpitants île vie, sur ce* fonds aérés, impondérables, dont Goya seul a retrouvé le secret après Velâzquez.
Cette vogue de Goya comme portraitiste fut pour lui la source de liaisons illustres. Hecherehé des grands, protégé par les femmes, adulé et choyé par la jeune cour, il atteint rapidement à l'apogée de sa popularité. Les plus puissantes familles l'accaparent : l'infant don Luis le retient des saisons entières a son palais d’Arenas de San Pedro, dans la province d’Avila, et c’est là que Goya exécute toute une magnifique suite de portrait'- et de tableaux de genre qui sont devenus la propriété des comtes de Gliiitelion. Puis, et* sont les Henavenle, ducs d'Ôssuna et de Gandin, qui. pendant plus de dix ans, lui commandent œuvre sur œuvre, tantôt des compositions religieuses destinées à l’une des chapelles de la cathédrale de Valence, comme le Saint Françoii de Harja faisant ses adieux à sn famille et le Saint François adjurant un moribond impénitent , tableaux célèbres qui oui été reproduit» par le graveur Peleguer, — tantôt des portraits de famille, et enfin une série de vingt -sept tableaux de genre pour leur Alameda des environs de Madrid. Nous nous arrêterons un instant sur ces dernières productions, qui appartiennent à lu période lu plus féconde et la plus charmante du talent de Goya, en même temps qu elles en caractérisent toute une phase.
Les scènes idylliques et anecdotiques ont la plus large pmi dans ces compositions. C'est un Déjeuner sur l'herbe, au milieu d'un délicieux paysage, — une Danse au bord de l'eau , — un Chasseur montrant d sa famille le gibier qu'il a tué, — une Fenaison , — un Repos de laboureurs, — un Mdt de Cocagne, — un Accident comique dam une partie de campagne, — un Paysage tf hiver ; — ce sont les Saisons, ou bien encore des Ouvriers construisant un édifice, — des Voleur * attaquant une berline, — des Ci ta nos jouant
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sur une rsmr ftolrile, — des Taureau s à t arruyo , — enfin quelques Caprices inexplicables, bizarres fantaisies où Goya mêle des Janviers et des dénions cornus avec des inquisiteurs.
Mais l'u'iivre la plus importante de cette coller lion est uni; toile qu’on désigne sims le titre de Romeria de Sun hidro. C’est la grande fête patronale madrilène. Toute lu population est tenue s'ébattre au boni du Maïuniiarcs, et la vaste prairie qui. du coteau où s'élève l'ermitage du saint, s’étend jusqu'au bord de l’eau, est couverte d'une foule iinmeti*e, bigarrée, diaprée, s’empressant, s'agitant autour des baraques de bateleurs, des boutique», de marchand*, des cuisines et des cabaret* en plein air. Tout ce monde pittoresque se divise en mille groupes variés : ici, l’on fait corde autour d’un radeur de guitare; là-bas, s'ébauche une ronde; on se querelle, on dan*e, «m boit, on se réunit, on se sé|mre, et au milieu de Imite* cette multitude foimiiillniile, oïl voit courir des page*, rie* cavalier*, des Suisses, des gardes du corps eu babil rouge, dan*
une indescriptible mêlée de carrosse* aux attelages empanachés et île catcûnù s aux caisses peinte* de couleurs féroces, que bouleversent en s'enruvaiit des mules rétives. Sur le premier plan, dominant toute In fête, de belles daines abritées sous des parasols de soie rose, des personnages vêtu* de costume* chalovanls, groupes dan* des poses pleines d’abandon et de désinvolture, forment à la scène qui se déroule sous leur* pieds le cadre le plus ingénieux et le plus charmant. Au fond du tableau, pur delà le Manranarês, on voit le palais avec ses jardins étagés en terrasses, et la ville avec ses tours et scs dômes. Voici San Francisco et Grande, lu Cuesfa de ta Vrya. et la-bas le fumeux barra» de Lava pies,
Traités' dan* une gamine lumineuse et chaude, émaillée de tons lin* et très-montés, celte page pelillontc reste hors ligne, par le soin infini qui* Goya apporta à en varier et à eu préciser, avec une étonnante justesse, le* multiples et plus petits détails.
Les sujets champêtre», comme te Déjeuner *ar f herbe. T Escarpolette, la Danse, ta Partie de Campagne. montrent encore Goya sous un nouvel aspect. Lorsqu’on voit pour la première fuis les tableaux de YAtameda, on les dirait échappés au pinceau de quelqu'un de nos peintre* du dix-huitième siècle. Oii est
tenté d'évoquer ou Watlenu ou Fragonard : comme eux, en effet. Goya s est complu à reproduire les modes et 1 rs élégances do son temps, mais, s'il a les raffinements et les grâces précieuses de ces maîtres, il reste cependant Espagnol, et scs types, ses rnslunics sont de In plus exacte vérité.
Par un ordre rotai daté du 25 avril 1 789. — quelques mois après l'uxenemeut de Charles IV. — Goya était nommé pintor >(f a mut ru . charge qui lui donnait . eouiinu aux genlilslioimrn»* de la chambre . ses entrées au palais. Condamnée pendant la lin du règne du déviVt Charles III il obstiner dans ses itm-urs des dehors austères, la jeune cour va désormais secouer toute contrainte. Avec Maria Luisa régneront le scandale, la licence et les plaisirs elTrénes. L'époque de la hante faveur «lu prince do In Paix commence.
|l«»jà plus que célèbre dans tout Madrid par ses prouesse* galantes, fameux par ses duels, rompu à lotîtes les élégances par In fréquentation des grands, Goya fut bien vite à l'aise au milieu de ces désordres. Esprit caustique et Irès-fiu, point timoré, on le rechercha pour la verve et l'entrain de ses propos. Ceux qui ih* l'aimaient pas apprirent à le craindre.
Entraîné eu meme temps dans les cercles des duchesses d’Albe et d'Ossuna, qui disputaient à Marin Luisa le sceptre de la mode ut des plaisirs, «* l'homme, — dit M. Yriarte. — eut bientôt plus de succès que « l’artiste. » Il assiste et se mêle aux intrigues des femme*, prend parti pour l'une, revient h l'autre et, finalement, épouse les querelles de la duchesse d'Albc alors eu lutte ouverte contre la reine. Goya, qui déjà n épargne plu* personne, crible «le se» satiriques dessins les ennemis «le la duchesse, et, un beau jour, «•Ile exilée de la c«mr. lui en rongé, prennent, sur l’onlre de Maria Luisa. la roule de l'Andnlousn* pour se rendre dans une propriété de la duchesse.
Au retour de celte aventure, qui se prolongea plus d une année, Goya fut chargé par le roi de décorer à fresque In chapelle de San Antonio de la Florida. U lâche était considérable. Il y avait à peindre une vaste coupole, plusieurs petite* voûtes, d«»s tympans et d«** arcs. En trois mois Goya exécuta tout cet <*n*emblc. Le sujet choisi était celui-ci : Saint Antoine de Pwfone resnuseitant un mort pour lui faire révéler le nom île son meurtrier. Le saint est pince sur une hautiuir. Il évoque le mort «Iressé devant lui et qui déjà joint les mains et va parier. A droite et à gauche la foule s'empresse dans les attitudes les plus diverses. Tout autour de la coupole. Goya a figuré au balcon sur lequel s'appuient les assistants et qu'enjambe un enfant. Tonte cette composition est très-minivctiiRiilée «»t très-réussie. Mais l'artiste, par un parti pris «1«* réalisme qui ne loissp pas «jue d'étmmer un peu, a cru «levoir adopter pour ses peisnnnagv** les costumes et les types de sou temps. Ses femmes sont de vraies manolan voilées de la mantille, et se* honinns* des gens du peuple, des arriéras fièrement drapés sous leurs mantm aux couleurs bigarrées. Dans les retombée* «1rs voûtes, Goya peignit des chérubins, des gloires, des anges, et il dota ces célestes créatures de charnu»!, féminins et de grâces charnelles qui rappellent beaucoup trop les séduction* «h» la terre, l'ne tradition absurde, mais constante à Madrid, veut «pie Goya ait pris pour modèles de ses visages féminins |«** dame* «le la cour, ce dont Charles IV se serait montré fort mécontent, le jour où Goya d«>couvrit ses fresques.
De 1706 à 1707, Goya fil paraître relie curieuse suite de compositions gravides à l'eau-forte et à l' aquatinte qu'il intitula: Caprices'. Des scènes de nui'urs ironupiement interprétées, dp railleuses allusions aux superstitions populaires, «le mordantes criti«pies «les hommes et «les institutions politiques, des attaques d'uue v iolcnce inouïe contre lu religion et ses dogmes, d irnpitoyaldes salin 1 * « outre l' Inquisition et surtout <*ontre les onlres monn*li«pios, enfin dos rêves ou des visions fatidique «le l'avenir remplissent celte «ouvre singulièrement «'ompleve ul d'uiu* si audacieuse portée sous son appareille fantaisie. Fil m«micnt la publication fut suspendue. L Imposition menaçait f «ouvre et l’artiste; Goya n' échappa à ses
1 Une étude, méine MMnnuiire, «te» trois eenU pim* gravées nu litUngnipli -ee» Gma exigerait de* (léveliqifienntit* qui ne ^auraient trouver piace «tan» cette courte notice. Pour taule cette partie spermie, noos ne pouvons que renvoyer uuv pubhcaüom suivantes : (inpi, |ar M V. Contcrers. CmzeUe de* #amr.^rti. T. Vit et XV. — Essai d'un Catalogue df tarurre gravé et lithographie de tinya, par M. P. Lefurt, Gazette dn Items Art», T. WII et suivants. — Goya, par M. G. Brunet. Paris, 186%. «>n pixirr.'i ooiisultar également : te Cabinet de l'Amateur, année ISti : le Hulteiin de l'AUianet de* Art ». 1842, et Artirta, Madrid, 1S36; el Arte en EipaAn. Madrid. 1861 et IMS.
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poursuites que grâce a l'intervention du prince de In l'niv : à son instigation, Goya offrit ses planches nu roi Uinrlc» IV, qui, d'accord avec son ministre, les acquit sur-le-champ pour la chalcographie : devenue» ainsi proprié; é royale, rinquisition n'y pouvait plus mordre.
LA m«l*OS l>C IVIU. iblMtn Ct T«Me |
Goya fut nommé premier peintre du roi le 31 octobre 17119. Il avait alors cinquante-trois ans, et. loin «pie l’Age eût altéré ce'le vigoureuse organisation, une Inuisrormalion \n se produin' encore dans sou talent. Étudier In lumière et le clnir-obscur, comme Rembrandt les a compris, en rendre à sa manière toutes b* manifestations, tel psi le problème que Goya poursuivra désormais.
ht Trahison tir Judos, de In cathédrale de Tolède, œuvra magistrale oii le clair-obscur est porté à sa dernière puissance, et ht Communion de s-tint Josr/th l'aluutnz. des Eseurhts pins, a Madrid, sont, avec
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quelques-unes des peintures tr^-Iibrniwnl Inities dont il décora les murs de sa quinta , les éclatants témoignages de celle dernière évolution d’un génie fait surtout de volonté. « A Tolède, dit M. Théophile •• Gautier, dans une des salles capitulaires, nous avons vu un tableau de Goya représentant Jésus livré - par Judas, effet de nuit que n’eût pas désavoué Rembrandt, a qui je Fausse attribué d'abord, si un •• chanoine ne m’eût fait voir la signature du peintre émérite de Charles IV. »
Cette même recherche des larges effets rembranesques se retrouve, poussée au plus haut degré de parti pris, dans ses plus belles eaux-fortes; les prisonniers, le. Colosse, les Pai/saqes fantastiques et quelques-unes «les planches de la Tauromachie et des Malheurs de la Guerre attestent évidemment une longue étude des chefs-d'œuvre gravés du grand maître hollandais.
Nous tuiicbons à l'époque lourmentée qui s'étend ch-! I 8 O 11 a 1814. un sait quelles intrigues de palais amenèrent l'abdication de Charles IV, par quel enchaînement de circonstances Napoléon envahit l'Espagne, plaça son frère sur le trône des Rourbons, et à la suite de quelles luttes sanglantes Joseph en fut renversé.
Retiré dans sa quint a, et tout entier adonné à ses travaux artistiques. Goya ne prit aucune pari active aux événements qui bouleversaient sa patrie. Etait-il, comme on Fa prétendu, un afrancesada , un partisau de l'invasion française? fie ce qu'il s'était efforcé de propager en Espagne les idées de justice et d'affranchissement (pii avaient donné h la France le code politique de 89, en peut-on logiquement conclure que ses sympathies étaient acquises à une guerre si injustement entreprise ?
Le» Malheurs de la Guerre, ces lamentables commentaires où se déroulent les exécutions militaires, les vengeances féroces, les incendies, les pillages, la disette, enlin toutes les horreurs de cette funeste invasion, témoignent hautement contre celle prétendue défaillance de patriotisme de Goya. .Mais au-dessus de ce patriotisme d'ailleurs si légitime, et qui ne saurait être méconnu, un sentiment plus généreux, plus élevé, et bien profondément humain se dégage encore de ces pages sinistres. O que huit surtout Goya, c’est la guerre, c’est l'iniquité, c'est l'arbitraire, et c’est, par-dessus tout, la tyrannie et les ambitions qui les ordonnent. Rien de plu» éloquent que cette vengeresse protestation n'a été formulé contre l'esprit de conquête el les luttes barbares de peuple n peuple.
Vers 1814, fi l'époque du retour de Ferdinand VII, Goya ajouta aux Malheurs de la Guerre dix-sepl nouvelles planches, les plus hardies entre toutes, et les plus étranges. Elles sont comme le testament politique et philosophique de l’artiste, un dernier et suprême combat qu’il livre pour tout ce qu'il a aimé, contre tout ce qu'il a haï. Quelles colères contre l’intrigue, l'obscurantisme et le mensonge qui étouffent le progrès et compriment la pensée humaine! Quels déchaînements naître le* tourbes qui s’acharnent à détruire la liberté el la justice!
Tour à tour, ces étonnantes créations éclatent on désespoirs navrants ou en délirants enthousiasmes : ici, l'hypocrisie a vaincu et elle a réussi, dans ses souterraines manoeuvres, à confisquer le cher bien des peuples! — Contra el bien y encrai! — Plus loin, lu Vérité agonise — « Murv't la rrrdad <■ — déchirée par une tourbe furieuse ; mais elle ressuscitera ! — Si rexusitard! — Et tout à coup Goya nous la montre se relevant triomphante du milieu du ses persécuteurs atterrés. Enfin, pour conclusion à cette oeuvre, on «agile tout un monde d'idées, de théories ut d'aspirations libérales et généreuses, Goya improvise celte prophétique et consolante vision : la lâberté, majestueuse, sereine, indiquant d'un geste irrésistible a l'humanité, an rieil homme, courbé, harassé, flétri par ses abrutissante*, misères, lu radieuse aurore qui ao lève, symbole d’une ère à venir où régneront la fécondité, l'amour, le bonheur ot la paix. Et, pour légende*à et» rêve, Goya écrivit : Ceci est la vérité/
Le règne de Ferdinand VH s’inaugura par une réaction d’une extrême violence. Quiconque éluil soupçonné d’avoir pris part ou seulement d’avoir applaudi à l'œuvre régénératrice des Cortès de Cadix so voyait exilé, déporté ou jeté en prison. La gloire de l’artiste protégea le vieux liberal. Ferdinand, tout en signifiant à Goya qu'il avait mérite « l’exil, et plus que l’exil, le garrot. » oublia le passé. Mais, soit que celte protection, qui fait honneur à Ferdinand, fût insuffisante à détourner de Goya les tracasseries et les rancunes