BLAS DEL PRADO
st rcas ir.«o, — huit vaa* i« .
Né à Tolèile , dans la première. moitié dti seizième siècle, Bla* tlel Prado est très-probablement élève de Francisco «le Co montés, peintre du chapitre de Tolède, depuis 1547 jus4|ii*eit 1563, «lait* do sa mort. Comoiilè* est l'autetir des portraits du cardinal Tavera et tle l'archevêque Siliceo. qui font partie de la série des porlrails des prélats, dans la salle capitulaire d’hiver.
En 1590, Hla» del Prado obtenait lui-méine la charge de peintre en second du chapitre «le Tolède, à l'époque uù Luis de Yelasco était premier peintre en titre. Vers l'nimée 1593, lilas «le! Prado fut envoyé par Philippe II au sultan «le Fez, qui avait fuit demander nu roi un habile artiste pour peindre quelque» ouvrages, lilas reçut au Mann 1 le meilleur accueil; il y peignit divers porlrails «*t notamment celui de la fille du sultan. Après un séjour assez prolongé à Fez. le peintre, riche des présents du monarque africain, revint à Madrid. Il avait, disent se» biographe», adopté le costume et les usages moresques, singularité qu'ils ne manquent pas de relever.
Ihins la notice qu’il consacre il cet artiste, Pnlomino lui attribue le tableau «le la Vierge et /’ Enfant avec saint Antoine, saint lilas et un chevalier armé, ainsi que deux autres ligures de saiitL* qui décorent le cloître de Tolèile. De son côié, Pons lui donne le tableau de Y Incarnation, placé dan» le même cloître, au-dessus «le la porte de l'église. Mais, après les recherches entreprises par Cean Bermudez dans les archives de la cathédrale , il faut restituer ces ouvrages à Luis de Yelasco. Luis les exécuta en 1584, sur Tordra du ranima! (Juiroga. C’est encore à Blas del Prado que Pnlomino attribue le» setryas de la chapelle del Qbfcpo, il Madrid, peintes eu I5IX pur Juan de Vilhddo.
Les ouvrages vraiment auüienihpies de del Prado se réduisent, d'après Cean, aux tableaux qu'il peignit en 1591, avec Luis «le Carvnjal, pour le maître-autel du couvent des Minimes, n Tolède; nu Saint Hlm, vêtu d babils pontificaux et entouré d'autres saillis, dans la cliapelhü de Saint-lilas, à la cathédrale, et à une Sainte F amibe , qui se voyait au couvent de Guadalupc. Il peignit encore une Descente de cmir pour la paroisse «le San Pedro , «h* Madrid; ta Vierge arec l'enfant Jésus et saint Jean, chez les religieuse» «le San Pascual, el une Sainte Catherine, à mi-corps, pour la chapelle «les Carmes déchaussés.
Le Musée royal de Madrid pOSfède de l'artiste un ouvrage capital; le sujet est de ceux «pie les Espagnols appellent mystique : assise sur un trime élevé, près duquel s«ï tient saint Joseph, la Vierge, portant »on fils sur ses genoux, accueille les prières «l'Alfotiso «le Villesas, auteur du Fins Sanetomm , qu'accompagnent saint Jean T Évangéliste et saint lldefoiiw 1 .
ÉCOLE ESPAGNOLE
Comme composition, ce Uihlenu est d'une simplicité pleine de grandeur et singulièrement harmonieuse: le coloris, qui rappelle l'École florentine, n'a rien de celle sécheresse qu'on trouve cher presque tous le» contemporains de lUas; il y a même dans cet ouvrage telles heureuses parties qui feraient penser que Prado a étudié d'après Fru Itnrtolommco.
Un autre excellent ouvrage de Blas del Prado figurait dans l'ancienne Galerie espagnole, au Musée du Louvre; il représentait 4 1 Vierge et t enfant Jésus apparaissant à sain! François. Ce tableau, d'une grande beauté de composition et d'un dessin superbe, péchait par un coloris froid et recherché; mais l'ensemble en élait plein de naïveté et de charme tranquille.
Selon Pncheco , lilas aurait excellé dans la peinture des tableaux de fruits.
On ignore dans quelle ville et à quelle date mourut ©et artiste. I) après Jusepe Mari inc/, qui parie de Blns dans ses Discursos practicables del nohilhmunn arte t/e ta Pintura, le peintre serait retourné une seconde fois au Marne et il y serait mort.
Misi.ë ne Mitum*. — Sujet mystique. i Le tableau de la Vierge et l'Enfant npparamant à saint
Gai.crik dk l'IIkiwitack. à S.iml-IVlcisliuur]î. — Jésus I François, de I ancienne «Mime du l.ouvre, a altcinl. à Loo* btnÙMnl. — Vntlnne. en prirrt. J dm, en 1X51. le prit d«* ( 136.
PEDRO ORRENTE
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Pedro Orrenle, un des rares artistes «espagnols qui, inili'qioiidanmienl de la peinture sacrée, aient traité avec quelque préférence le paysage et les animaux, naquit à Monte A le grc , royaume de Murcie, vers l'année 157U. Xuioué très-jeune à Tolède, à I époque même où hominien Theobtcopuli créait son école* Or rente dut partager avec Luis Tristan et Juan Itimlista Mayno les leçons du fantasque inaitre.
Un document extrait des archives de ln cathédrale nous apprend qu'en 1611, Mayno avant reçu du chapitre la commande d'un tableau de Saint lldefonse recevant la ehastdde des mains de la Vierge, qu'il se trouva dans f impossibilité d'exécuter, ce fut Orrenle qu’on en chargea. Comme ce premier ouvrage de l'artiste présente d'étroites analogies de style et de coloris avec les productions de Tristan et de Mayno, on peut conclure de cette similitude de manière entre ces trois artistes que le Greco a été, ainsi qu'on lu suppose, leur commun initiateur. Le faire résolu d'Orrente, sa touche vigoureuse et grassement posée, sou coloris chaud et profond prouvent encore que le Greco sut maintenir ses élèves dans les plus correctes traditions de l'École vénitienne, alors qu'il se laissait égarer lui-même à la poursuite des fantaisies les plus bicarré» et les plus désordonnées.
En quittant Tolède, Orrenle alla entreprendre à Murcie une série importante de composition» religieuses : Cean Bermuilez cite comme appartenant n celte suite huit tableaux de la plus remarquable exécution, dont les sqjets étaient tirés de la Genèse; ces tableaux faisaient partie «lu majorai des vicomtes de Ilucrtos.
Vers 1616, Orrenle se rendit à Valence ; il peignit pour la cathédrale le Saint Sébastien, grand comine nature, qui décore encore l'autel placé sous rinv«*cntion de ce saint. C’est une ouvre magistrale et puissante et II coup *ùr une des meilleures de l’artiste.
A Valence, Orrenle forma d'excellents élèves : l’ablo Pontons et Fstehan March sont demeurés célèbres. Dès celte époque, les amateurs et les rich«‘» communauté» commencèrent à se disputer ses tableaux «le genre, de paysage et d'animaux, rappelant la manière des hassan, mais où l'artiste ne laisse pas que d'imprimer un «taetmt d'originalité personnelle et de vérité locale. Orrente produisit un nombre considérable de ces cabaftas où, comme chez les Hassan, les sujet» qu’il emprunte de la Genèse l'aident a mettre en scène, avec beaucoup de verve et d’esprit, toute» b*» variété» «l'animanx: l’estime «huis laquelle on tenait
APPENDICE. Il
ces toile», très-vigoureusement traitée», était telle que, près d'un siècle «près Oriente, un peintre Valencien. Apolinnrio Lartaga, trouvait encore profit à les copier servilement.
Orrrntu alla ensuite habiter Cuença; il y forma un nouveau disciple, Cristobal Garcia Sahneron, qui s'appliqua a imiter ses peintures de genre. A Cuenra, Or rente, fit un (aideau de la Nativité du Christ pour la chapelle de l'hôpital.
Malgré ses nombreuse* et frequentes pérégrinations, le succès de l'artiste allait grandissant ; la cour y ajouta encore en appelant Oriente, qui vint alors peindre pour le pnhii* de Ilum Retire diverses compositions appartenant aujourd'hui au Musée royal.
Poursuivi par son humeur nomade, l’artiste passa de Madrid à Séville, où il laissa hou nombre de paysages et de ses sujets habituels, genre et animaux, puis il revint eu Castille et de là à Tolède, où il mourut en 1041. Ou l'enterra dans l'église de San Itarloluiné, non loin de son maître, le Greco.
— .Mi «ut; Rotau — L^dontim de* Bergers.
— le Calvaire. — Un Berger ruiftenuitf *u a troupeau ïi Friable. — Ile» Brrtjer », une rarhr rt tir * piuilr*. — Jr'su* apparaissant à la Madeleine. — Paysage. — |j( Famille d' Abraham.
M iiiRiti. — Académie ne Sis Fernando. — Un Troupeau tir moiiIûitA. — Ijtt Hébreux gmttanl F Égypte.
Madrid. — Ancienne cou.Kt.Tiov Madrizo (patois Salamuica}. — (’i/iti/rirf Oiin Je F Arche. — bw Animait x entrant dans Farrhe. — Paysage. — Ln Del tige. — I.* Chaste Su saune.
Valence. — Misée provincial. — Saint Jertime. — Un Ange apparaissant à saint Français. — Martyre de saint Jean. — De'coUatton de saint Jean-Baptiste. — Saint Dominique re*sut niant un mari.
>» ville. — Puais San Tn.no. — Portrait de I artiste
— Divers sujet*, genre et animaux.
Misée »e Dresde. — Jacob enlevant la pierre rlu puits. Galerie Iik l tlt.RMii.il. ic. — I.e Christ assis. A|\-U1-CjI*PÜLE. — UoLLU.TION SCERMONDT. — Saint Jean-Baptiste.
Am.i.»:tkrm; — r.rji.LEiTTmv Hankes. — Jidîse. — David. C<u.iE<.TioN Hoskins. — .Suint Jean dans un paysage. Vente Loi ix-l’iin.ippt;. — Ijiiwlri*, 1*33. — Un Franciscain en prière : t 3. — Portrait d' Or rente € 19. — Les .Yorr» de Catta . < ai. — Jésus an jardin des Oliviers : t 1310.
— Le Calcaire : f3IO. — Un Evangéliste : « 7, 5 — .Su ml Jean tâ. — Jarob enlevant la pierre du puits Dresde' (30.
Vente A(H ado. — tV Tête d'homme d'une très-Mto expression : 34 fr.
EUGEMO CAXÈS OU CAJESI
ut kr mit, - noar ■* t«n.
Fils et élève du peintre l’atricio Cuxès ou Cajesi, d’Arczzo, qui vint en Espagne, appelé par Philippe U, décora de fresques l’Alcazar de Madrid et le Pardo, traça les dessins du maître-autel de San Felipe el Real, et Ht imprimer en langue castillane une excellente traduction du livre de Vignole sur les cinq ordres d'architecture, Eugcmo Caves était né à Madrid eu l'année 1577. Comme Yiccnte Carducho, comme les deux frères Rini, Fugeuio appartient à celle génération d'artistes italiens, née ou élevée en Espagne et dont le talent, italien par l'exécution, cesse bientôt d’ètre en complète harmonie avec l'idéalisme de ses maîtres pour s'empreindre du caractère de la patrie adoptive; très-halnles praticiens, grands dessinateurs el rompus de bonne heure à toute* les difficultés de la composition, ils enseignent à leurs rivaux indigènes l'aisance dans le maniement de la brosse el leur communiquent quelque chose de leur admirable facilité italienne à bien ordonner les plus vastes machines; l'Espagne, en retour, leur donne sa piété naïve, sa gravité austère, et les préserve de l'afféterie et du maniérisme, en les conquérant à hui robuste amour du réel cl du vrai.
Eugcnio Casés travailla d'abord avec son père aux décorations du palais du Pardo : il (teignit à fresque, dans la salle des audiences royales, le Jugement de Salomon ^ œuvre magistrale et qui valut ou jeune artiste d'être promptement nommé peintre du roi. En effet, le 13 aofit Ifi12, Philippe 111 l'honorait de ce titre, auquel était attaché un salaire annuel de cinquante mille maravédis.
Cnxès eut alors à exécuter divers ouvrages pour des église» et des couvents de Madrid : au couvent de la Merced, il peignit le tableau du muilre-autel ; aux Franciscain», un Jtthilè cl un Saint Franrois; pour
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l'église paroissiule «le Santa Cru*, \ Aitiiuiuûilioit et )n lirsrentedn Saint-Esprit sur les • tpôtres» Eli 1613, il aillait Vimile tlarducho dans l'exécution des fre^ues de la cliapdle de la Vierge à la cathédrale de Tolède; eu IfilM, ces deux artistes, liés d une étroite amitié, terminaient encore en commun une magnifique commande que leur avait faite le couvent de Guadalupe : Cuvés avait peint, pour su part, une suite de compositions tirée» de la Vie de /a Vierge et une Crnr.
Philippe IV, voulant immortaliser le souvenir do l’édit par lequel Philippe III, son père, avait achevé d'expulser d'Espagne les derniers Mores, ordonna à Vicenle tlarducho, à Kugenio (Uixès, à Angelo Nardi el à Velâzquez de peindre une triompiianle allégorie destinée il retracer cet acte. .Mayno et Oescenzi furent élus juges de ce concours, dont Velâzquez sortit vainqueur.
Vers 1630, taxés étail chargé de peindre dans une des salles de l'AJcazar de Madrid Y Histoire d'Agumemnon, vaste et superbe décoration qui fut évaluée, en 1631, par Pedro Nunez, à la somme considérable de onze mille réaux.
Jusqu’en 1642. date de su mort, Kugenio Cuves ne cessa de concourir à l'cmbcllisscmcnt des palais el des édifices religieux de la capitale. Il fil pour San Antonio de los Portugueses son grand tableau de Sainte Isabelle de Portugal; pour San Uemardo : Saint Joachim , sainte Anne et la Vierge enfant , un de ses meilleurs ouvrages, et pour le palais de Buen lleliro, une grande composition représentant la Tentative de débarquement des Anglais à Cadix , en 1623, peinture remarquable parla correction du dessin, la vigueur du coloris, l'expression, le mouvement el l'excellent effet général, (lutte Mie toile ligure aujourd'hui sous le n° 151 au Musée royal de Madrid.
Le Musée du Fomento possède de taxé» une Adoration des J A/y es, appartenant au couvent de la Trinité, cl un sujet de Saint Hdefonse recevant la chasuble des mains de la lïerye, vigoureuse peinture, traitée en ébauche et «pii porte la signature : Eugenius Carrai.
Kugenio (lavés, (huit le style a beaucoup de ressemblance avec celui de Yiceiite Carducho, mourut à Madrid à l'âge de soixante-cinq ans; il avait formé de 1res -bons élèves, et parmi les plus marquants : Luis Fernandez, Juan de Aman et le licencié Pedro de Valpuesta.
M wisio. — Mises *01 AL. — OetMrtiMVMvni de» Anylixâ à Cadix, en tfttZ.
Madrid. — Mi sse national, — Adoration de % & l «, je*. — Sotnt Itdefnnse.
Madrid. — Académie de San Fernando. — Mort de saint français.
M.ADRID. — lloU.El.TIUN VlADH.MO .SilUuiillILM . — .luomff
rûui de ta Vierge. — Mariage de saint Joachim r t de sainte Aime.
Madrid. — Le eatukitnir ik 1 l'ancienne galerie eqiagiwilc. rii M tivr ilu Louvre, mentionne un Saint Itdefnnse . irvéqiie do Tnfc'itr : il u atteint à Londres 1853;, lors ik* b \ ente «le cette galerie, le prix de < 7 10. — Vente Aguado Adoration
des Mage* : 260 fr.
ESTEMAN MAItCH
Xk 1RH» UM. — MuRT KR lut.
Né a Valence, dans les dernières années du seizième siècle, Kslebuu Mardi, que son origine dusse dans l'Ecole Valencienne, se rattache cependant par ses études à l' École de Tolède et aux Vénitiens, puisqu'il est élève d'Orrente, disciple lui-même du G reçu. Le talent de Marc!» est nu surplus un composé d'éléments très-divers : s’il rappelle Orrenle el les Vénitiens, il se rapprocfie encore plus étroitement de Ribera, que Mardi s’est visiblement proposé d'imiter. Coloriste énergique et naturaliste vigoureux, il recherche, à la suite de ce mailre, les puissante*, oppositions de lumière el d'ombre el en reproduit avec préféreuce les types pittoresques : >e» tètes de vieillards, chauves, barbues, aux traits sauvages; ses mendiants enguenillé», ses ascètes au corps décrépit; mai», moins bien doué et surtout moins habile que sou illustre modèle, il exagère l'effe! , dépasse toute mesure et tombe dans l'affectation de l’horrible et du laid. Au demeurant, .Mardi est très-inégal : quoique se» compositions religieuses ne manquent ni d'originalité ni
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d'éclat, se» ébauche», »e* tableaux de chevalet. comme le Ctunprmeni et le Passage de h mrr /longe. du Musée de Madrid, plaisent davantage par la légèreté el le laisser aller de l'exécution.
A en croire Puloiniuo, Mardi aurait été quelque peu lunatique et cerveau brillé : voulait-il peindre une bataille, son genre favori? il buttait le tambour, sonnait la charge, et, se saisissant d’une épée, s’escrimait d'estoc el de taille contre les murs de sou atelier : c’est ainsi qu’il s'échauffait l'imagination. Avec cela, Mardi n'est cependant point parvenu ii donnera ses batailles tout l'entrain désirable : sa fougue rosie à la surface. Cet artiste présente en effet ce singulier contraste d'une touche vive, hardie, emportée même, alors moi dessin est lourd et sans animation.
Mardi eut pour élèves son fils Miguel, qui alla se perler liouucir en Italie et mourut a Valence en 1670, puis Sencn Vila et Juan Conchillos Falco, Ions trois peintre- estimables.
Parmi les plus importantes compositions religieuses de l’artiste. Coan bermudes cite une Cène dans l'église de San Juan del Rlercado, à Valence, et deux épisodes de la vie de saint François do Paule, au couvent des Minimes. II peignit pour le palais du Buen lleliru quelques pages d'histoiru sacrée, des paysages, des hulailk-s et un grand tableau, les Mutes de Cmnt.
Maimiii. — Mlm.k rüv ac. — tenant mh fam-
hour de bao/uc.— Campement . — Yirittard buvant.— Vieille Femme terni ni une bouteille. — Saint Jérome .en Lnisle . —
Pm mge de la mer ItoiiJje. — Portrait de J. -H. Maso.
Académie de San Fessas do. — Saint Indro laboureur.
— Saint Paul apôtre. — Le» Douze Apôtre*.
Valence. — Ml sia: provincial. — Diverse* Du la i lie*. — tiedditinn d'une place forte, — Triomphe de David. — Te te de saint Jérôme.
Valence. — Vente de l ancienne (.«alerie espagnole UC Loi vue .Londres IH53 . — Pa*wge de ta mer Hong*. «SKI
ANTONIO DE PEIIEDA
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A côté de Vicenle Cnrducho, d’Kugeiiiu Cuvés, des frères Ki*zi et de tous les élèves, (ils, neveux ou frères des peintres italiens appelés en Espugne sous les règnes de Philippe II el de Philippe III, apparaît un autre groupe, indigène celui-là et qui sort de l’atelier d’un vieux maître, de Pedro de las Cuevas. Sans cette niugnilique pléiade de disciples, Cuevas serait aujourd’hui fort oublié : de ses ouvrages, rien n’est resté qui permette de juger son talent personnel; mais, d’après les tendances franchement naturalistes qui se manifestent chez chacun de scs élèves, ou peut présumer que le vieux Cuevas avait su conserver une certaine dose d'originalité native à une époque où Pécule était presque exclusivement livrée à l'imitation des Italiens.
Avec Carreûo, José Leonardo, Ucalde, Antonio Arias, Monter»» de lloxa», Simon Leal el Kugonio de las Cuevas, ses condisciples, Antonio de Pen du appartient à ce groupe que Velasquez est appelé à dominer de toute la hauteur de sou génie.
Pcredu était né à Valladolid eu to'J'J. bien jeune encore, et après avoir perdu son père, un oncle, son tuteur, voyant son inclination pour In peinture, l'envoyait à Madrid. En 1606, Antonio figurait parmi les élèves de Pedro de las Cuevas. Scs progrès, son application, lui méritèrent la protection d’un conseiller de Castille: ce personnage prit à si charge l'entretien du jeune artiste et veilla à ce qu’il se consacrât entièrement il son art. Cresceuzi, alors peintre et architecte de Philippe III, et trè-s-influeut à la cour, étonné des merveilleuses dispositions d'Antonio, demandu à son protecteur de le lui fonder. Crescciizi mit tout de suite l'élève à même de copier dans le» palais et les résidences royales les chefr-d’œuvic des madrés, et c’est ainsi qui; Peredu acheva de compléter son éducation d'art l*!e.
Dès l'âge de dix-huit ans, Antonio exposait publiquement une Conception, entourée d’une gloire (fanges, que tout le momie crut être t’œuvre de l’un des meilleius peintres de Madrid. Ce premier
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ouvrage, dont Cresceitzi voulut Taire hommage à son frère lu cardinal, et qui, à Home romine à Madrid, fut jugé très-beau, classa Pereda au premier rang; aussi, lorsque le comte-dur d'OHvarfe* décida de décorer le palais du Buen Hetiro, Pereda sn vit-il tout de suite désigné pour concourir à ces travaux. Il peignit pour le Buen Reliro un grand tableau d'bisloirc, le Marquis de Santa-Cruz secourant Gênes assiégée , dont les figures, de grandeur naturelle, reproduisent les traits de divers personnages contemporains. Cette belle composition fut payée cinq cents ducats à l'artiste.
L'amiral de Castille mit alors le sceau à la réputation de Pereda en lui commandant un tableau pour la galerie où il réunissait les plus belle» œuvres de Pécule. Pereda peignit pour le noble amateur cette composition philosophique connue sous le titre de : cl Dcstngaho de la rida, morceau célèbre, le même, sans doute, qui se trouve à l'Académie de San Fernando et qui est regardé à juste titre comme son chef-d’œuvre.
Au retour de quelque nuit de débauche, un jeune seigneur, vêtu d'un élégant pour|Miint tissé d'or, s'est endormi; sa téle.'nux traits fins et distingués, repose appuyée sur sa main. Sur une table, placée en face de lui, et au milieu d'un amoncellement de pièces d’or et d’argent, de bijoux précieux, de colliers et d'armes magnifiques qu éclaire la tremblante lueur d’une bougie, est posée une léle de mort. Une vision fatidique, rendue tangible par l'artiste, traverse le songe du débauché : sur le fond obscur, un ange appareil déroulant dans scs mains cette funèbre légende : .Etemè pungit, cita volât et occidit, céleste et menaçant avertissement de la brièveté de la vie, appelant à un prompt repentir celui qui va peut-être brusquement passer du sommeil de la vie au sommeil éternel.
Enveloppée d'un mystérieux clair-obscur, cette scène étrange où le rêve se mêle si hardiment à la réalité, vibre et s’anime dans sa coloration harmonieuse et chaudement transparente; il court véritablement sur celle toile comme un souffle de vie : l'homme respire, l'ange de l'heure fatale agile scs ailes, on a la sensation atterrante du fait brutal; l’apparition «le In statue du commandeur se dressant tout à coup devant dou Juan Tenorio n'est pas plus saisissante et plus terrible.
De tous les tableaux que Pereda fit pour les églises et les couvents de .Madrid, très-peu subsistent aujourd'hui. On retrouve cependant encore, à San Thomas : un Saint Dominique in Sorûtno, dans la chapelle de la fondation du marquis de Lnpilla ; Saint Joseph, Saint Juste et un Enfant Jésus, au collège des Dames de Lorelo; la Sainte Trinité , à l’église du Carmen; V Adoration des Rois, la Nativité, et h* Sauveur du inonde, dans l'église des Cnpuchinos.
Le Musée royal de Madrid possède de Pereda un Saint Jérôme pénitent , d une touche sèche et comme martelée, mais qui rend avec un réalisme prodigieux les crevasses, les rugosités et tous les accidents de la chair décrépite et jaunie île l'anachorète. Pereda, dans ce tableau, rappelle Rihera.
Deux toiles d’une moindre importance figurent un Musée national : l une représente ÊHe dam le ciel; l’autre, le Chrùt portant $n croix : elles portent lu signature de l'artiste et la seconde est datée de 16(1.
Pereda mourut à Madrid en 1669. Il avait peint tous les genres : l'histoire, le portrait, la nature morte. Ses tableaux, dans ce dernier genre, sont des plus remarquables. L'élève le plus célèbre de Pereda a été Alonso dcl Arco.
Madsiu. — Mises Eoïal. — Saint Jérôme fié ni lent. — Charte* Y et Philippe II assit sur un laine.
Misés national. — Saint K lie dant le ciel. — Le Chritt parlant ta croit, — Saint Elisée (attribué). — Un Saint de r or dre det Carmélites attribue.
Acaim mik t>K Svn Fkn.MMm». — l.r Déxenehaulruirnl de la vie. — Saint Guillaume. — Due d'Aiptitaine. — .Suint Jérôme pénitent esquisse; .— .Saint Jérôme.-- Saint Pierre.
Collection Mad&uo julais Salamnnej . — Le Prre éternel entouré d'un ehaur d'ange*. *— Le Chris! porté au tombeau copie de Rihera; .
Valenciennes, — Misse, — Le» Bohémien*.
jJcmcii. — Misée. — Un Pari rail. — Sujets de genre. S.UNT't'icrnRsaovKC. — IIkunitace. — Nature morte, Aix-ix-€turetxi. — Collection Si ckmomit. — .Saint Antoine de Padoue.
Vente Amado (114.1'. — - Une Déposition de croix: ISlO fr. — MiW sujet : 2*9 Fr. — Vente Soi LT ('I&&2). — L'Enfant Jésus : 325 £r. — Vente Lous-hiiLimc. — Loin 1res .1851 . — Saint Jean épongé liste : t 12 10. — Saint lldefante : g 21. — Vente Staxmmi. — Saint Jérôme : * 2 15.
APPENDICE