‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 2)Chapitre 41 sur 58 · PEDRO CAMPANA · texte numérisé non relu

PEDRO CAMPANA

ut en iioi. — sont n isto.

Oimiqn'il soit étranger à l’Fspagno , puisqu'il naquit ù Bruxelles, en 1503, el maese Pedro Campana. ou maître Pierre de Champagne, et encore, selon quelques biographes, Picter Van de Velde, a exercé sur FÉrole de Séville une influence trop profonde et surtout trop durable pour que sa vie ne trouve pas place dans ce» notices.

Campiiila débuta par peindre selon le style gothique allemand et dans la manière d'Albert Durer; puis il passa en Italie, travailla en 1330 à Rologne aux décorations d’un arc de triomphe élevé à l’occasion du couronnement de CharleM/uint, visita Home, où, impressionné par les ouvrages de Michel-Ange et de Raphaël, il abandonna ses premier» errements pour adopter lu style de F École florentine.

On suppose que Campana vint se fixer à Séville ver» l’année 1517. Un de scs plus beaux ouvrages, la célèbre Descente decroir de l’église de Santa Cruz, au pied de laquelle Murillo voulut être enterré, est, en effet, datée de 1548, et ce ne fut probablement pas son premier ouvrage.

Ses principales production», après la Descente de croix, sont : la Purification de la Vierge et une Résurrection placées dans lu cathédrale «le Séville; quinze compositions empruntées à la vie de sainte Anne qui forment le maître-autel do la paroisse de Triana; les figures de grandeur naturelle de Saint Paul ermite et de saint Antoine abbé, dans l’église de San Isidore; Saint Sébastien. Saint Jérôme et le Christ à la colonne, dans l'église de San Pedro; un autre* Christ à la colonne, grand comme nature, avec Saint Pierre, Sainte Monique et une autre figure qui parait être un portrait, dans l'église de Sainte-Catherine; enfin, le Christ en croix , la Vierge et saint Jean , à San Juan «le la Paluia.

Dans ces divers ouvrages, peints pour In plupart sur bois, Campana mêle nu grand style qu'il a emprunté à l'Italie des traces de sa primitive manière allemande : celte sorte d'accent natal imprime même fi sa peinture un curieux caractère d'originalité. Mais si les compositions «le Cnnipniia reflètent parfois dans leurs agencements les tradition* de l’Kcole florentine , son coloris intense et rempli «I éclat révèle tou jour» mu

ÉCOLE ESPAGNOLE

origine flamande. Ou reste, c'est surtout comme coloriste que Campai* a exercé sur l'École de Séville une véritable et puissante influence ; tous les maîtres indigènes appartenant au seizième siècle se sont, en effet, efforcés de s’en approprier la \igueur et l'éclat.

Parvenu à un ége très-avancé, e/ maete Pedro retourna dans sa patrie et mourut à Bruxelles en 1580. Son portrait fut placé, par ordre des écheviiis, dans l'une îles salles de l’Ilôtel-de-Ville.

lin autre peintre, aussi d'origine flamande. Francisco Fmlet, vint habiter Séville dans le même temps que Cuiiipaiïa. Fnitet s’ était assimilé le style de l'École romaine; un très-beau triptyque, qu'on voit dans la chapelle de l'hôpital des Saints-Gôme-et-Damion à Séville, peut être regardé comme son meilleur ouvrage. Le panneau central représente le Chris! crucifia accompagné de la Vierge, de saint Jean et de la Madeleine; «tir le volet intérieur de droite est peint le Portement rie croix, dont quelques ligures sont empruntée» au célèbre tableau de Raphaël, le Spasimo rii S ici Ho. et d’autres à Y Incendia riel Borgo; l'autre volet représente la Descente rie croix.

Le Musée de Séville possède de cet artiste une Descente rie croix avec saint Bernard agenouillé, et Jésus crucifié entre les riens larrons. La manière de F ru le l diffère notablement de ceUe de Campana : quoique Fmtet ait conservé le coloris flamand, sou dessin plus rond, ses draperies drapées plu» savamment et dans le goût de l'École rapbaélesque, ne permettent aucune confusion entre les deux maîtres. On ignore si Fmtnt quitta Séville ou s'il y mourut, comme le croit Palomino. qui désigne cet artiste sous le nom de Francisco Flores.

Le* Miisiv-* «If Séville «*l «le lludriil ne |*iss*N|ent Hurun ouvrage de irmtlro Campait* : quelque*» r*re« sfiérinien* li|rn-

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voici la nomenrkliire :

Sfcv iLUt. — Collct'lton ArasjibLi , Portement de croix. IMwtimwi».

iViUectian Lapez Opéra, .Saint Câme, Saint Damien, Saint Lrandre, Saint llermcncgitde.

I.e Calai* ijnie de la galerie Aguado rocnlirmnait de»* l«bleonx in)|Hx(anU de (jimpoita ; une Descente de croix, avec sept l'étire*, et la Vierge muienant te Christ mort. Le premier a «Meiul le |irix de I ,ÎMJS francs lor» de La veste de cette galerie.

PEDRO DE VILLEGAS MARMOLEJO

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Pedro de Villegas Marmolejo, qui fut lié d’une étroite amitié avec le savant Arias Montano, naquit à Séville, en 1520. Comme son illustre compatriote Luis de Vargns, il dut apprendre son art en Italie, car ses compositions sont remplies de réminiscences raphaélesques et reflètent les plus pure» traditions de l'École romaine.

Pacheco, qui n'aimait ni Arias Montano, ni les artistes qu'il a loués, écrit dans son Arte de la Pintura que « Montano n'entendait rien h In peinture, cl qu'eu prodiguant des éloges à Villegas. il cherchait h rehausser « le mérite d’un peintre de qui, pas plus mort qui* vivant, oii n'avait jamais entendu parler. * Pacheco fait preuve en ceci d'une partialité ou d'une ignorance également choquantes ; chaque jour il pouvait voir dans la cathédrale même de Séville d’excellentes peintures (h» Villegas, et principalement celles qui décorent le retable de la chapelle de la Visitation; si elles n'étaient signées Peints Villegas pic t or fade bat , ces peintures pourraient être aisément confondues avec Ips plus belles productions de Pedro Campana.

Le panneau principal de ce retable représente la Visitation; les figures, de grandeur naturelle, sont d'un excellent dessin, les types d’une grande noblesse, les altitudes simples et empreintes d'une majesté tranquille. In» chaque côté de ce panneau, l'artiste a peint Saint Sébastien et Saint Roeh, traités aussi de grandeur naturelle. Pans la partie supérieure de l'autel, un gracieux Enfant-Dieu apparaît au milieu «l'un cortège de séraphins; la prerieüa renferme des portraits, sans doute ceux des donataires; ils semblent doués de la vie sous leur coloris harmonieux et doux.

Villegas est encore l’auteur du Saint htzare. vêtu d’habits pontificaux, qui décore l'autel de l'hôpital des

appendice.

Lazaristes, hors de* murs île Séville , d'une Annonciation placée dans révise paroissiale de San Lorenz*» el datée de 1593. et d'une Vierge avec V Enfant , qui unie un des autels de la nef centrale dans cette même église, trust an-d«*ss«>us du ce luhlemi que fut enterré Villegas. l ue épitaphe que Montano a dédiée à la mémoire de son ami signale la tombe de l'artiste.

Villages mourut à Séville, en 1397. a l'Age de soixante-dix-sept ans.

Il n 'existe (mniiI «h* «le Villegas ilmi» le* >1 u«

rl'Expipc. On »'rx|itM|iN* relie lacune pur t'êlmile analogie *|Ut iM|«i>nM , lie les* piwlurlxws «le rot artiste tir erlle* «le plmieur» île se* centeui|MiniiriH, |du* ronnas ou plus vanté**. H avec lesquelles on les aura sans «Joule confondue». L 'ancienne toilerie espagnole, au Husee «lu Louvre, renfermait ce|N>iMtanl dois tableaux rte Ville?»» Marnaib'jo: il» ont atteint le» prix suivant* lues île In vente «le relie galerie, à

l.'iiiiln**, «fi IH-Yl : la SitlivUr. { H, Saint Françni* recevant les stigmate*. <12; «Vainf Sr6o«(«en. t 16,10.

lin tableau attribue à Vitleg.es H faisant |sirlie «le la oolfecl ton Slandish, a atlcinl l«* |iri\ «b» <32; il représectait la Vierge, l enfant Jeta* avec saint Joachim et le jielit saint Jean. Un autre tableau, désigné comme de l'école «le ce mémo malt» 1 , te Martaiff myttujue «te sainte Catherine, a Hé arquîs à relie vente jmirr b somme de < 10,10.

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