ALONSO DEL ARCO
•se h im. — lum es troo.
L'extrtme fécondité d' Alonso del Arco n’a pas peu niiilnbué à entourer son nom d’une notoriété qui manque à tant d'autres artistes d'un latent plus sévère, plus châtié, niais moins prodigue.
Né à Madrid en 1625, Alonso, que ses biographes désignent quelquefois par le surnom de el SordiHu de Pereda, était, coiiuue ce surnom l'indique, atteint de surdité. D’un âge déjà avancé lorsqu'il commença d'apprendre la peinture, il entra dans l'atelier d'Anlonio de Pereda. Sous sa direction, Alonso devint un coloriste remarquablement habile, mais il resta dessinateur inégal, parfois incorrect et lit rarement preuve d'une entente sérieuse de la composition : aussi, la plupart de ses ouvrages fourmillent-ils de réminiscences ou plutôt d'emprunts faits à toutes les sources.
Dans la peinture des portraits, Alonso s* acquit une assez légitime célébrité : il les réussissait admirablement comme ressemblance, et son coloris aisé, harmonieux, savait toujours les parer de grâces séductrices.
Son talent facile le lit employer souvent à improviser des arcs de triomphe et des décorations emblématiques à l'occasion des entrées solennelles des rois et des fêtes publiques ou religieuses.
Sa femme, créature avide, fut sou mauvais génie; elle avait pris un tel empire sur Alonso, qu elle 1 obligeait à ne refuser aucune commando alors même qu'il n’v pouvait suffire; elle-même dirigeait l'atelier, mesurait les tâches, ordonnait les préparations des toiles et les faisait ébaucher par les élèves; à son tour. Alonso y posait bien vite quelques touches à effet, ne travaillant tout juste, d'après les ordres de sa tyrannique moitié, que dans la mesure du prix qu'il était appelé à recevoir. De là, celte prodigieuse quantité de tableaux faibles et lâché* dont la fécondité d’Alonso a inondé les monuments religieux de Madrid.
À travers ce labeur écœurant et sans dignité, Alonso perdit vite tout sentiment de l’art ; vers la fin de sa vie, ses ouvrages n'accusaient plus ni invention, ni caractère; l'artiste n'est alors qu’un praticien expéditif, habile coloriste encore, mais banal à force de facilité.
Alonso del Areu mourut en 1700, à Madrid, et dans un délimitent tel que le marquis de Santiago, son protecteur, dut lu faire enterrer à ses frais. Ses principaux tableaux se trouvent dans h» églises de San Juan de Dios, de San André*, de San Felipe el Real, de San Demardo et dans la chapelle de Notre-Dame de la Novem ; à l’église San Sébastian, chapelle qu'il décore en entier et qui est peut-être son meilleur ouvrage.
Madrid. — Mrséc National. — Conception (datée I68X . — Martyre d'un Saint triai ï. — \ntre~Dan\e rie la Merci ,1682'. — Sainte Ru$e Je t 'Herbe. — Conception 1687' .
Académie dk San Fernando- — L'Enfant Jexu % endormi tur h croix.
Collkction Maorvzo (Pau» Saumanca'. — Conception dans une ghnre d anger.
Ancienne Galkrik bopacnolk dp Lotivmt. ■— Portrait Je D. Manuel Je San Martin.