‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 2)Chapitre 45 sur 58 · FRANCISCO MENESÈS OSORIO · texte numérisé non relu

FRANCISCO MENESÈS OSORIO

s* VERS ISS». — DORT VERS ITM.

Né à Séville vers 1630, Francisco Menesès Osorio est celui de tous les disciples de Muriilo qui a le mieux reproduit le charme de son style, l'éclat et l'harmonie de son coloris.

On ne sait presque rien de la vie de cet artiste, qui fut pour Muriilo ce que Mazo était dans le même

ÉCOLE ESPAGNOLE

temps pour Yel&xquez : un élève préféré devenu plu» tard un aide dévoué, indispensable. Pissée dans l'ombre de l'atelier, l'existence de ce» humbles collaborateurs ne peut plus être aujourd'hui qu* imparfaitement esquissée.

Tout ce que les biographes espagnols ont écrit sur Mencsè» |H*ut se résumer en quelques lignes : admis de bonne heure aux leçons de Murillo, Menesès eoueounil assidûment aux séances de rAeudémie de dessin établie à Séville à l'instigation et sous la présidence de son maitro. Sou nom figure, sans lacune», sur les registres de présence depuis l'année 1 666 jusqu'en 1673 ; pendant ce laps, il exerce deux année» de suite lu charge de mayordomo, et à cette occasion il fuit hommage u F Académie d'un tableau de la Conception que ses collègues reçoivent avec enthousiasme et placent dans la salle même des séances.

En 1680, Mcnescs accompagne Murillo à Cadix pour le seconder dans les travaux que le maître va eut reprendre à l'église des Capucins. Murillo commence son grand tableau du Mariage mystique de sainte Catherine, fait une chute en montant un jour sur son échafaudage et se voit contraint d'abandonner ses travaux pour retourner à Séville, où il devait mourir bien peu après. lTe»t à Menesès qu'incombe alors le périlleux honneur d'achever l'œuvre grandiose laissée ébauchée par le maître. Mcncsês s’en acquitte usa gloire, peint divers autres sujets religieux pour les Capucins et la Merced, pins il revient à Séville, où il meurt dans les premières années du dix-huitième siècle.

En dehors des tableaux de Cadix, il serait impossible de déterminer aujourd'hui quelle part a prise Mencsès aux autres travaux du maître ; là-dessus encore ses biographes sont muet». C'est à peine même s’ils fournissent quelques laconiques indications sur ceux des ouvrages qui lui appartiennent en propre. Cean Bermudes cite seulement un Prophète fi lie réconforté pur lanye, dans l'église de San Martin à Madrid, et le Saint Philippe de N cri adorant la Vierge, dans la sacristie de la Congrégation à Séville.

On croit que Mencsès est l'auteur du grand tableau de Saint Gaëtan ouvrant ses bras à C Enfant-Dieu de l'église de la Merced à Cadix, tableau esquissé par Murillo, qui, dit-on, aurait peint la tête du saint.

Il n'existe au Musée provincial de Séville qu’un seul ouvrage authentique de l'artiste : un Docteur discutant dans un Concile; cm lui attribue une Sainte Pose contemplant t enfant Jésus endormi.

Misés; uk Séville. — Docteur discutait d*m* un Concile. — .Suinte /tosc (Attribué; .

Collection Leanii. — Porteur* et Patriarche* adorant le Saint Sacrement. — .Sainte floue (buste). — Sainte ,4nnr iiMiruisanf ta Vierge.

Ancienne üaleeie lstaunou: m Locvre. — Saint

lldefonst. — Ce Ubli-ou a été vendu * 27 à Londres.

Vente Agcaoo (1M3). — Présentation de la Vierge au Temple ■ 355 fr. — Repos de la sainte FamiUe : 515 fr. — Christ en croix : I !5 fr.— Satnl Fnufoil <1 Aune ou désert: 55® fr. — Saint Pierre et saint Paul : 510 fr.

Vente SovitT (1852). — Vision d'un Saint : 300 fr.

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