‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 3)Chapitre 35 sur 93 · francs; Saint Sébastien secouru par sainte Irène · texte numérisé non relu

francs; Saint Sébastien secouru par sainte Irène

3.100 francs; Jésus portant sa croix, 2,050 francs; Délivrance de saint Pierre, 1 ,500 francs.

Vente Louis-Philippe (Londres), 1853. — L 'Assomption de la Madeleine, 200 liv. sterl. (5,000 fr.); Y Adoration des Bergers, signé et daté de 1628, 1,400 francs; un Philosophe. 3,000 fr. ; Hercule combattant le Centaure, 1,950 fr.

On sait que les eaux-fortes de Ribera sont des modèles dans ce genre de gravure. Barlsch n’a connu que dix-huit pièces de ce maître, et il en donne la nomenclature et la description dans le 20e volume de son Peintre-Graveur.

Ribera a signé ses eaux-fortes en rappelant le plus souvent son origine espagnole. Rarement il a signé ses tableaux; cependant la grande Adoration des Bergers (du Louvre) porte l'inscription suivante : Josepha Ribera hispanus e academicus romanus faciebat Parthenope , 1628.

Voici ses monogrammes, chiffres, marques et signatures, décalqués avec la plus parfaite exactitude sur les pièces originales.

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PARIS

WP. Pül EN IN, Rl'E liAMIETlE, 2 ET 4 .

LES RIZI

ANTONIO RIZI FRAY JUAN RIZI FRANCISCO RIZI

NÉ EN .... ; — MORT VERS 16 10. NÉ EN 1 595; - MORT EN 1 675. NÉ EN 1 608; — MORT EN 1 685.

Lorsqu’en 1 585, Federigo Zuccheri vint en Espagne, appelé de Rome par le roi Philippe II, deux artistes, Bartolomeo Carducci et Antonio Ricci ou Rizi, celui-ci Bolonais, l’autre Florentin, l’accompagnaient; sous la direction de Zuccheri, ils devaient concourir aux travaux de décoration de l’Escorial.

Soit que Rizi fût trop jeune, au temps de son séjour à l’Eseorial, pour que son talent attirât l’attention; soit encore, car l’une et l’autre suppositions sont également vraisemblables, que Zuccheri ne l’employât qu’à titre d’élève ou d 'official, préparant les toiles et broyant les couleurs, il n’entra point, après que Federigo eut quitté l’Espagne, au service du roi.

En 1588, Rizi venait se fixer à Madrid et il s’y mariait avec dona Gabriela de Chiaves, dont il eut deux fils : Juan et Francisco. Tous deux ont marqué dans l’École madrilène. Antonio Rizi mourut trèsprobablement autour de l’année 1610, ne laissant aucune œuvre importante. Cean Bermudez ne cite de lui qu’un seul tableau : un Saint Augustin qui se voyait dans la chapelle des religieuses de Santo Domingo le Real.

ÉCOLE ITALIENNE

mission d’apaiser les troubles et de ramener les esprits, fit son entrée dans Naples en triomphateur, gagna tous les cœurs par sa bonne grâce, et voulut bientôt connaître tous les hauts personnages de la ville. Ribera, plus orgueilleux que jamais de son origine, invita chez lui don Juan d’Autriche à une fête splendide. Le prince fut reçu avec magnificence par la femme et les filles de Ribera, auxquelles il donna sa main à baiser. Une de ses filles, Maria-Rosa, était d’une beauté rare; elle plut à don Juan, qui lui fit l’honneur de danser avec elle, lui parla d’amour et la séduisit aisément par l’élégance de sa personne autant que par le prestige de son rang. Sous prétexte de venir poser dans l’atelier de Ribera, don Juan d’Autriche fit des visites fréquentes à Maria-Rosa, et il parvint un soir à l’enlever.

Depuis ce moment funeste, l’Espagnolet fut pris de la plus amère tristesse. N’osant plus se montrer dans les rues de Naples, il acheta une maison de campagne sur le rivage du Pausilippe et s’y abandonna aux sombres pensées qui l’agitaient. On raconte qu’ennuyé de vivre, il feignit un jour d’être appelé à Naples par une affaire importante, sortit avec un seul domestique, qu’il renvoya en chemin, et disparut sans qu’on ait jamais su ce qu’il devint. C’est du moins la version du Napolitain Dominici, qui, dans sa jeunesse, avait entendu souvent parler de Ribera chez son père. Cean Bermudez le fait mourir à Naples en 1656.

Quoi qu’il en soit, la terrible manière de l’Espagnolet ne mourut pas entièrement avec lui: elle lui survécut dans ses élèves. Giovanni Do, qui sut imiter son maître de façon à tromper l’œil le plus exercé, Errico Fiamingo, Bartolomeo Passante, Aniello Falcone, excellent peintre de batailles, André Vaccaro, César François et Michel-Ange Fracanzani, et enfin le célèbre Luca Giordano, tels furent les continuateurs de cette peinture exagérée, mais énergique et forte, qu’on peut appeler une peinture à outrance.

CHARLES BLANC

ŒTT niMCiLTOHS

Toutes les galeries de l’Europe ont des tableaux de Ribera. Le musée royal de Madrid en compte jusqu’à trente-cinq. On y remarque surtout une Échelle cle Jacob, qui est de l’époque où Ribera se convertit au Corrége: — un Saint Jacques et un Saint Boch en pied, magnifiques pendants venus de FEscurial. (Voyez les Musées de M. Viardot.)

Les chefs-d’œuvre de Ribera sont à Naples. Le Silène (si bien gravé) se voit au musée Degli Studi, ainsi qu’un Saint Bruno agenouillé, un Saint Sébastien attaché et le Saint Jérôme qui entend la trompette de l’ange. La fameuse Descente de croix est dans la sacristie des Chartreux de San Martino; elle a été gravée sur un dessin de Fragonard.

Au palais Pitti, à Florence, un Martyre de saint Barthélemy ; à Dresde , entre autres ouvrages , une belle Sainte Marie Égyptienne ; à Berlin, un seul tableau, encore un Martyre de saint Barthélemy ; à la Pinacothèque de Munich, onze tableaux, dont une admirable Descente de croix de saint André ; à la galerie de Hampton-Court, un Saint Jean.

La France compte au Louvre vingt -cinq tableaux de ce maître, la plupart importants. On y remarque surtout une Adoration des Bergers, — Saint Jérôme, — le Martyre de saint Barthélemy , — Combat d’ Hercule et d’un Centaure , — Caton se déchirant les entrailles.

La collection léguée au roi Louis-Philippe par M. Franck Hall Standish renfermait cent quarante-cinq tableaux de l'École espagnole, parmi lesquels un Saint Jérôme de Ribera.

Malgré leur mérite, les ouvrages de Ribera ne se sont pas maintenus à des prix fort élevés.

Vente Aguado, 1843. — Une Sainte famille au repos.

manière claire; 4,000 fr. Une Descente de croix, poussée à 3,050 francs, fut retirée. La Vierge et l’enfant Jésus atteignirent le prix de 3,000 francs. Onze autres toiles furent adjugées au prix moyen de 400 francs environ.

Vente cardinal Fesch, 1847 (à Rome). — Un Lévite , 37 scudi (199 francs 80 c.); deux Portraits, 150 scudi ; un Géomètre, 40 scudi. — Les catalogues antérieurs ne signalent pas de prix plus élevés.

Vente maréchal Soult , 1852. — La Vierge montre l’enfant Jésus endormi à saint Joseph et à saint Jean ; toile,

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