ERCOLE GRANDI
NE vtns IK'Ô, MORT EN I;>3I.
Le nom de famille de ce peintre, plus coniui sous le nom d'Ercole Ferrarese, nous a été donné par un poète latin du temps, ûaniello Fini, (jui écrivit une élégie en son honneur. Gualandi, à qui l'on doit la publication de ce poëme, a fait une découverte plus importante encore en trouvant dans les registres paroissiaux, à Bologne, un acte de baptême d'un tils de Barlolomeo Gargarelli, en date du 16 mai 1483, auquel Ercole, Hercules Ferariensis piclor, assiste comme parrain. Ce document, remarquent justement les annotateurs de Vasari, force non-seulement à reculer jusque vers 1463 la date de la naissance du peintre jusqu'alors placée en 1491, mais elle nous oblige encore à voir dans Ercole Grandi, contrairement à l'opinion reçue, non plus un élève, mais un condisciple de Lorenzo Costa, né lui-même en 1460. Les mêmes érudits, s'appuyant d'ailleurs sur une tradition recueillie par Lamo, pensent que le maître d'Ercole dut être ce Francesco Gossa, dont nous avons parlé ci-dessus, qui put, en effet, enseigner à son élève une manière plus libre, plus large, plus grasse que celle de Gosinio Tura, maître supposé de Lorenzo Costa, et lui permit ainsi de se montrer, de bonne heure, supérieur, pour l'abondance et la grâce, à son contemporain et collaborateur.
Cette supériorilé d'Ercole Grandi sur Lorenzo Costa est constatée, dès le xvi° siècle, par Vasari, qui l'admire d'autant plus qu'il prend le premier pour élève du second, en.le donnant comme un modèle de gratitude et de dévouement. Peut-être y eut-il en effet, malgré la différence insignifiante de l'âge, dans les rapports d'amitié étroite qui les unirent, un certain sentiment de recoiniaissance, de la part d'Ei'cole, pour les conseils qu'il put recevoir de sou compatriote, venu avant lui à Bologne et déjà formé à la sévère école de Francia. Cette reconnaissance sufiirait à expliquer le désintéressement avec lequel Grandi renonça à d'importantes commandes pour ne pas quitter Lorenzo Costa, qu'il aida, pendant longtemps, dans la plupart de ses travaux. Suivant Vasari, qui parle d'Ercole avec un enthousiasme assez rare chez lui lorsqu'il ne s'agit pas d'un peintre toscan, la supériorité du jeune homme éclata d'une façon évidente à tous les yeux, dans la
30 ECOLE DE FERIURE.
chapelle de Saint- Vincent, à Saint-Pétronio, lorsqu'il lut chargé par Lorenzo Costa de peindre les petites scènes de la. predella qui devait accompagner un tahleau de sa main. Quelque temps après Lorenzo Costa fut appelé à la cour de Mantoue, où il s'étahlit définitivement, et Ercole Grandi s'offrit encore à l'accompagner dans sa nouvelle résidence; mais Lorenzo n'accepta pas ce nouveau sacrifice. Il engagea au contraire son ami à rester à Bologne, où l'attendaient des succès certains, et le pria d'achever les travaux qu'il laissait à peine ébauchés, entre autres une chapelle à San Pietro, appartenant à la famille Garganelli. Le jeune peintre se mit à l'œuvre, moyennant la somme convenue de quatre ducats par mois, toutes ses dépenses et fournitures payées ainsi que celles de son aide, et il acheva eu douze ans la décoration entière, à la grande satisfaction de ses patrons et de tous les connaisseurs. Vasari nous a conservé la description de ces peintures importantes, qui périrent avec l'église môme, reconstruite en 1605, sauf quelques fragments, mal détachés, qui, déposés d'abord dans le palais Tanari, furent donnés ensuite à l'Académie des beaux-arts de Bologne. H Sur la paroi de face se trouve le Crucifiement du Christ, composé très-judicieusement; outre qu'on y voit le Christ déjà mort, on y assiste au tumulte, très-bien exprimé, des Juifs venus de toutes parts pour voir le Messie sur la croix, et la diversité des tètes y est merveilleuse; on voit bien qu'Ercolc chercha Irès-studieusement à les faire toutes différentes l'une de l'autre, de manière qu'elles ne se ressemblassent en rien. Il y a aussi d'autres figures qui, transportées par la douleur et éclatant en sanglots, montrent combien il s'efforçait d'imiter la vérité. La Vierge évanouie fait compassion, mais plus encore les saintes femmes qui l'accompagnent, car elles sont toutes, dans l'aspect, si pleines de pitié et de douleur, qu'on peut à peine se l'imaginer, et qu'on voit bien que non-seulement elles voient mort devant elles ce qu'elles avaient de plus cher au .monde, mais qu'elles redoutent encore la perte de ce qu'elles aimaient le plus ensuite. Parmi tous les morceaux remarquables qui s'y trouvent encore, il y a un Longin à cheval sur une bètc maigre et sèche, en raccourci, d'un relief très-fort ; et on reconnaît en lui cette impiété qui lui fit percer le flanc du Christ, et en même temps le repentir et la conversion qui l'illuminent tout à coup. Pareillement le peintre a représenté, en des attitudes étranges, quelques soldats jouant le manteau du Christ ; leurs façons de visages sont bizarres ainsi que les parures de leurs habits. Bien faits encore et de belle invention sont les larrons en croix, car Ercole se complaisait beaucoup aux raccourcis, qui, lorsqu'ils sont compris, sont très-beaux, et, dans le même ouvrage, il fit un soldat sur un cheval qui se cabre en avant et sort du tableau de teUe sorte ({u'on dirait un relief, et, comme le vent plie l'étendard qu'il tient à la main, ce cavalier fait, pour le tenir droit, un effort très-superbe. Il y a encore un S. Jean qui, enveloppé dans un drap, s'enfuit. Les soldats aussi, qui sont dans cette scène, sont très-bien faits, avec des gestes plus naturels et plus appropriés que toutes les figures qu'on avait vues jusqu'alors, et toutes ces attitudes, et tous ces mouvements, si justes qu'on ne pourrait faire mieux, montrent qu'Ercolc avait une très-grande intelligence et n'épargnait pas sa peine dans les choses de l'art. « Sur une autre paroi, Ercole Grandi avait représenté la Mort de la Vierge ; les apôtres, qui l'entouraient, étaient des portraits de personnages contemporains d'une ressemblance frappante. Parmi eux, le peintre s'était placé lui-même à côté du propriétaire de la chapelle, Domenico Garganelli, qui fut d'ailleurs si satisfait de l'ouvrage entier qu'il donna au peintre, en dehors de l'allocation convenue, une gratification de mille livres bolonaises. Ercole, peintre très-soigneux et très-modeste, toujours ^mécontent de ce qu'il faisait, avait, dit-on, employé douze ans à ce travail, dont sept à peindre la fresque et cinq à la retoucher au pinceau à sec. Il la retouchait même encore lorsqu'il fut tout à fait dégoûté de son séjour à Bologne, où les tracasseries des peintres locaux ne cessaient de le troubler, par une insulte qui dépassait toutes les bornes. « Comme Ercole, dit Vasari, était d'une nature fantasque, surtout lorsqu'il travaillait, et qu'il ne montrait son travail ni aux peintres ni à qui que ce soit, il fut très-bai des peintres de Bologne, lesquels ont toujours par jalousie porté haine aux étrangers appelés dans leur ville pour travailler; ce qu'ils font même aucune fois entre eux, lorsqu'ils se trouvent en concurrence, et ce qui est d'ailleurs comme un vice particulier des maîtres dans nos arts en tous lieux. Donc, plusieurs peintres de Bologne s'entendirent une fois avec un charpentier, et, par son moyen, ils s'enfermèrent dans l'église, près de la chapelle où travaillait Ercole; et, l,a nuit suivante, étant entrés par force dans la dite chapelle, non-seulement ils ne se
contentaient pas de voir la peinture, ce qui leur devait suffire, mais ils lui volèrent tous ses cartons, toutes ses esquisses, tous ses dessins, bref, tout ce qu'il y avait là de bon. » Ercole Grandi, irrité, quitta sur-lechamp Bologne, emmenant avec lui un de ses amis, l'habile sculpteur Tagliapctra, et retourna à Fcrrare, d'où il ne sortit plus que pour aller faire de temps en temps quelques travaux dans les villes voisines de la Romagne, par exemple à Gésena et Ravenne. Si l'on en croit Vasari, Ercole Grandi aimait le vinextraordinairenient, et ses habitudes d'ivrognerie auraient abrégé sa vie ; d'après le biographe fiorontin, il serait mort i\ quarante ans, d'une atta(|ue de goutte; mais nous avons vu que la naissance d'Ercole, d'après les documents écrits, doit être placée en 1463; par conséquent il devait être sexagénaire lorsqu'il mourut en 1531. Il fut enterré à Ferrare, dans l'église de San Domenico.
FEnR\nE. — Dans l'église San Paolo se trouve encore un (les meilleurs ouvrages d'Ercole Grandi, S Sébastien, S. Paul, S. Jean l'Evangéliste, entourés de plusieurs personnages de la famille More. — La Pinacothèque de cette ville a aussi recueilli une Nativité.
RoMR. — GALEniii ConsiNi. S. Georges tuant le dragon, petit tableau sur bois. Signé E G sur la cuisse du cheval.
DniiSDE. — Le musée possède la Predella peinte par Ercole Grandi à San Giovanni in monte, à Bologne. Elle est composée do trois compartiments : la Trahison de Judas, la Montée au Calvaire, le Christ mort sur les genoux de la
Vierge, et fut vendue en 1749 par le chanoine Luigi Grespi au roi de Pologne.
Paris. — Le Musée du Louvre possède un dessin intéressant du xv' siècle d'après la deuxième composition de la Predella ci-dessus mentionnée. La description de ce dernier dans le catalogue est accompagnée d'une notice trèscomplète sur Ercole Grandi par M. Reiset.
Londres. — La. Natioyial Gallenj a reçu en don en 1831, du Hév. W. Carr, un polit tableau sur bois, provenant de la collection Aldobrandini à Rome, la Conversion de S. Paul. Gravé dans la collection Jones.
LODOVICO MAZZOLINI
KÉ VEns li8l, MORT vF.ns lô'iO.
Lodovico Mazzolini, né à Ferrare, que Vasari, dans la biographie de Lorenzo Costa, appeUe par erreur Malini, eut pour père, ainsi que l'a prouvé Cittadella, un certain Giovanni Bastaruolo Mazzuoli. Le diminutif Mazzolini lui fut donné sans doute à cause du charme de son talent, qui brillait surtout dans les petites compositions. Zani a commis une erreur plus bizarre en lui donnant le nom de Gennaro Lodovico k cause d'une inscription qu'il avait lue sur un de ses tableaux fait pour Francesco Caprara, et appartenant aujourd'hui au musée de Berlin : MDXXIII ZENAR LODOVIGVS MAZZOLINVS FERRARIENSIS. Or, il est évident, comme l'a noté M. Frédéric Villot, dans le catalogue du Louvre, que ZENAR désigne le mois de janvier et non pas le nom de Gennaro. Un autre tableau de lui est d'ailleurs signé Lodovico Mazzolii, 1511, et le génitif d'origine prouve bien ici que Mazzoli ou Mazzuoli estson nom de famille.
Mazzolini alla, de bonne heure, à Bologne étudier la peinture, sous la direction de son compatriote Lorenzo Costa, dont il se sépara à la suite d'une querelle d'amour avec un de ses compagnons d'atelier. Il se n)it alors à travailler seul et pour son compte et montra bientôt, dans l'exécution de ses petits tableaux remplis de figurines vives et spirituelles, une originalité qui lui attira de nombreuses commandes. Il n'est guère de galerie publique qui ne possède quelque spécimen de son talent ingénieux. Ses tableaux se distinguent, au premier aspect, par une coloration chaude et forte, d'une vivacité intense et d'une harmonie rougeâtre, qui procède de Gosimo Tura et de Lorenzo Costa, mais qu'il pousse volontiers jusqu'aux tons brûlés; il y place ordinairement ses personnages, un peu lourdement drapés, mais d'une expression frfinche, expressive et réelle jusqu'à la caricature, au milieu soit d'architecture luxueuse où les bas-reliefs mythologiques tiennent la meilleure place, soit de paysages montueux et ensoleillés. Aussi, est-ce par une erreur bien difficile à comprendre qu'on a quelquefois attribué ses compositions soit à Gaudenzio Ferrari, soit à Mazzuola le Paruiesan, avec lesquels il n'a qu'une similitude de nom, mais aucune similitude de style ni de procédés. Lodovico Mazzolini mourut vers 1540, à l'âge de qiiarantc-neuf ans.
Paris. — Le Musée du Louvre possède une Sainte Famille de Mazzolino. La Vierge, assise entre deux arcades à travers lesquelles on aperçoit la campagno, tient sur
ses genoux l'enfant Jésus, qui joue avec un petit singe. S. Joseph, debout et dans une attitude respectueuse, apporte dans sa main des fruits ou des grains. Dans le haut.
le Père éternel sur des nuages, appuyé sur un globe. Audessus de la têto de la Vierge, le Saint-Esprit au milieu de rayons lumineux. — H. 0. 35. L. 0. 28. sur bois. — Ce tableau a été gravé par Landon qui l'attribue à Garofalo.
Ferbare. — C'est dans la PI^ACOTHÈQ[IE de cette ville que se trouve aujourd'hui la Nativité de Notre- Seigneur, que Baruffaldi avait signalée dans l'église San Bartolo hors des murs. Uu ange y tient le nouveau-né debout sur une natte ; deu.K moines de l'ordre de Cîteaux se tiennent sur la gaucho. La scène se passe sous un arc corinthien richement orné de lias reliefs. Le fond est rempli par un beau paysage où se dresse une colonne sur laquelle on lit cette inscription : LVDOVICVS MAZZOLINVS. — La GaleniE CosTAniLi de cette ville, aujourd'hui en partie dispersée, possédait sept tableaux de ce maître, parmi lesquels une Sainte Famille, avec S. Iloch et S. Sébastien, dans un paysage, signé LODOVICO MAZZOLII. 1511.
Florence. — Au Musée des Uffizii se trouvent trois tableaux de Mazzolini, une Nativité (n° 059), une Circoncision (n"999) gravée par Batelli et Paris dans la galerie de Florence, une Vierge avec Ste Anne donnant des cerises à l'enfant Jésus, S. Jean Evangéliste et S. Joachim (n° 1654), gravée dans la même collection ; au Musée Pitti !a Femme adultère, gravée dans Rosini (planche XGIV).
Londres. — Nationaf. Gallery. — N° 82. La Sainte Famille avec S. François, Ste Elisabeth et S. Jean. — Tableau provenant du palais Durazzo à Gênes et légué à ce
musée par le Rév. W. H. Carr. Gravé dans l'ouvrage de Jones, National Gallery. — N° 169. Une autre Sainte Famille avec S. Nicolas de Tolentino adorant l'enfant Jésus, à qui S. Joseph offre des cerises. Au-dessus de la Vierge le Saint-Esprit, sous la forme de colombe, apparaît dans la lumière, avec Dieu le Père entouré par un chœur d'anges. Le bas de la composition est occupé par une galerie d'architecture enrichie de bas-reliefs. Ce tableau, acquis en 1839, vient du palais Lescari à Gênes — N? 641 La Fem/ne adultère. Intérieur d'un temple, avec nombreux personnages dans l'enceinte et dans les galeries. Tableau acheté en 1860 à Paris, où il faisait partie de la collection Beaucousin.
Bei\lin. — C'est dans la Pinacothèque de cette ville que se trouve le grand tableau signalé par Vasari et Baldasar Peruzzi, comme le chef-d'œuvre de Lodovico Mazzolini, la Dispute avec les Docteurs, qui avait été commandée au peintre par Francesco Caprara pour la chapelle de sa famille dans l'église de San Francesco de Bologne, et qui porte 1 inscription que nous avons donnée dans la notice en signalant l'erreur dont elle avait été l'occasion pour Zani.
Bologne. — La Pinacothèque de cette ville a conservé les parties accessoires du tableau précédent, c'est-à-dire la predella représentant la Nativité et le couronnement représentant le Père Eternel.
DOMENIGO PANETTI
Domenico Panetti, que Vasari appelle Lanetti, fut d'abord un élève assez timide et humble des vieux maîtres de Ferrare. Un peu moins sec que Gosimo Tura, mais beaucoup moins libre que Lorenzo Costa, il montra plus de conscience que d'originalité dans les premiers tableaux qu'il lil pour l'église de Santa Maria in Vado et la chapelle de la famille Bianchi à San Francesco. Ses peintures de la cathédrale, qui datent de la même époque, sont également d'un style sec etmesquin. « Toutes ces œuvres, observe Baruffaldi, n'auraient pas sans doute suffi à assurer la réputation de Panetti au moment où tant d'autres peignaient avec plus d'aisance. Sa bonne fortune lui vint d'avoir dans son atelier un écolier de grand talent, qui, non content de recueillir son faible enseignement, sut former bientôt lui-même une école nouvelle et donner à son tour à son maître des principes meilleurs qui le décidèrent à abandonner sa manière dure et surannée. » Cet écoUcr était Benvcnuto Tisi, dit le Garofalo, qui devint la plus grande illustration de l'école ferraraise ; il resta chez Panetti jusqu'au jour oîi son avidité d'apprendre le lit partir pour Crémone, près de Boccacio Boccacini, des mains duquel nous l'avons vu s'échapper quelques années après pour courir à Rome. C'est au retour de ces voyages que Benvenuto vint retrouver son vieux maître et, en lui offrant sa collaboration, lui fit part de ce qu'il avait appris da"ns le commerce assidu des grands peintres de Lombardie, de Toscane et d'Ombrie, et détermina, chez lui, une révolution des plus heureuses. Dès ce jour Panetti modifia trèssensiblement sa manière et vit promplement grandir sa réputation. Les documents recueillis par les historiens de l'art ferrarais prouvent que ses œuvres se vendaient à un prix assez élevé pour le temps. Ce fut lui que le duc Alphonse I" chargea de décorer à fresque tous les murs de la chapelle San MaurcUio dans l'église de San Giorgio extra muros. Ces peintures terminées le 12 juillet 1509 furent détruites en 1690, lors de la reconstruction du bâtiment qjii tombait en ruines ; mais il reste un assez grand nombre de ses tableaux pour qu'on puisse suivre exactement les phases de cette curieuse existence d'artiste. Domenico
Panetli avait déjà à peu près perdu l'usage des mains lorsqu'il mourut en 1530. Il fut enterré dans l'église de Saint-André.
Ferbare. — Dans la sacristie de l'église S. Mabu in Vado se trouve une Annonciation de Panctti. — La Pinacothèque a recueilli trois des tableaux les plus importants de ce maître, une Visilalion, une Annonciation, un Saint-André. — On peut voir aussi un exemple de la première manière, sèche et dure, de Panetli dans les fresques de la voûte du
chœur à Santa Maria dei.la Consolazione. — AS. Andiiea se trouve encore le tableau qui, dit-on, signala la transformation de son style, et qui représente saint André, à côté de quatre volets d'orgues encadrés, d'une manière plus archaïque, V Annonciation, la Vierge, S. Augustin et S, André.
DOSSO DOSSI ET GIOVANNI BATTISTA DOSSl