RECHERCHES ET INDICATIONS
une rivière. Sur le premier plan, un polit garçon endormi auprès de ses brebis, et deux gentilshommes à cheval.
Marquis de Bute a Lutonhouse. — Orphée attire les animaux par les accords de sa lyre.
Cabinet de sir Robert Peel. — Trois tableaux d’Albert Cuvp :
1 . Un groupe de Vaches près d'une rivière. Ce tableau fut pave, en 1822, à M. Joseph Burckard, 400 guinées (10,000 fr.).
2. Des Cavaliers et des Bestiaux dans une prairie. Admirable peinture payée par sir Robert Peel, à M. Woodburn, 500 livres (12,500 fr.).
3. Un Vieux Château, surmonté de tours, se réfléchit dans l’eau qui l’entoure. Sur le premier plan, un cavalier, un berger et quelques brebis. Tableau prodigieux d’effet et de lumière. Sir Robert Peel l'avait payé 350 guinées (8,750 fr.).
Galerie Bridgewater. — Vue de la Meuse près de Dort, avec un grand nombre de vaisseaux. Dans un canot, trois trompettes et le prince d'Orange, suivi de ses officiers, se disposant à passer la revue de la flotte hollandaise ; cette œuvre estime des plus célèbres de l'artiste. Elle fut payée 3,000 livres sterling, soit 73,000 fr. — Un Cavalier et une Dame achevai s'entretiennent avec des villageois.
Lord Lansdonvne. — Vue des bords de la Meuse, effet du soir; une Femme en chapeau de paille trait une vache.
Galerie Ghosvenor. — Quatre tableaux de Cuyp : un Paysage, — un Clair de lune, — une Scène de rivage, — un Paysage orné d’un groupe de brebis. Tableau très fin d’exécution.
Les tableaux d'Albert Cuyp ont pénétré tardivement en France. Avant 1777, il n’est pas mention de ce maître dans les ventes publiques. L’Espagne, l’Italie, ne connaissent pas scs productions; elles sont rares en Allemagne.
Voici ce que nous fournissent les catalogues, quant aux prix des tableaux de ce maître produits dansles ventes publiques.
Vente prince de Conti. 1777. — Un groupe de sept personnes, dont six jouent. Deux vaisseaux se voient, à gauche, dans la mer. Prix : 260 livres. Vue de la Meuse chargée de plusieurs vaisseaux marchands et de chaloupes: 2,001 livres.
Vente Randon de Boisset. 1777 — Deux vaches couchées l’une auprès de l’autre, deux autres debout : 1 ,904 livres.
VfyiTE du duc de Praslin. 1793. Vue de la Meuse du côté de Dort. Vers le milieu du tableau, six vaches, dont une vue de face: la droite est occupée par un bateau monté par deux matelots. Prix : 2,350 livres.
Vente Robit. 1801. — Vue des bords de la Meuse; à gauche, un riche coteau élevé où sont plusieurs vaches ; celle du premier plan est debout; une femme trait son lait. Prix : 10,100 livres.
Un autre point de vue de la Meuse, effet de clair de lune. Prix : 2,820 livres.
Vente Leyden. 1804. — Vue de la ville de Flessingue. Sur la rivière, des vaisseaux et des barques de différentes formes ; 4,000 francs.
Vente Lebrun. 1811. — L 'Intérieur d’une habitation du village. Sur le premier plan, adroite, une femme tenant un chou rouge à la main. Autour d’elle, plusieurs bottes d’oignons, un pot au lait et autres accessoires; plus loin, deux vaches, dont une debout. Prix: 2,600 fr.
Vente Clos. 1812. — Bords de la Meuse. Sur le devant d'une prairie, quatre vaches, dont une boit dans une mare;
sur un monticule, deux villageois se reposent: 1,910 fr.
Vente Laperrière. 1817. Un Vieux Château surmonté de tours se réfléchissant dans l’eau; un cavalier, un berger et quelques brebis. Prix : 8,000 fr.
C’est, sans contredit, le même qui figure dans la galerie de sir Robert Peel, et que Lafontaine, marchand de tableaux de France, vendit à l'illustre baronnet 8,750 fr.
Paysage où l’on voit deux pâtres, dont un assis, gardant trois vaches. Prix : 6,010 fr.
Deux intérieurs d’églises de protestants enrichies de beaucoup de figures, vendus, l’un 1,045 fr., et l’autre 800.
Paysage et Marine. Sur un terrain couvert de verdure, sept figures: du côté opposé, des barques et plusieurs matelots : 1 ,703 fr.
Un Militaire auprès d une chaumière, arrangeant la bride de son cheval blanc, légèrement moucheté de noir : 794 fr.
Vente Le Rouge. 1818. — Pâturage de la Hollande, traversé par une rivière, sur le bord de laquelle un pâtre vient puiser de l’eau. Un peu plus loin, quatre vaches, trois roussàtres, la quatrième noire : 7,200 fr.
Vente Laperrière. 1823. — La Partie de Chasse. Un jeune prince d’Orange, monté sur un cheval brun de petite taille, s’arrête pour donner des ordres aux chasseurs. Il est accompagné de deux écuyers montéssurdes chevaux noirset gris pommelé. Vers le second plan, un lièvre, des chiens, un piqueur à cheval et un valet courant à pied : 17,900 fr.
Les Environs d’un Camp. Chevaux, soldats, tentes, charrette, et sur les bords d’une rivière se développe un village : 3,510 fr.
Paysage. Effet d'orage. Vers la droite, des bestiaux et des villageois ; à gauche, une vaste étendue de pays terminée par les ruines d’un vieux château : 3,603 fr.
Vente Denon. 1826. — Paysage orné sur le devant de deux cavaliers arrêtés près d’un pâtre: l'un d'eux est descendu et rajuste la bride de son cheval : 1 1,000 fr. C'est celui qui est à M. de Rothschild.
Vente Érard. 1832. — Paysage. A droite, une bergère, la houlette à la main, est debout dans un sentier. A l'abri d’un monticule, deux hommes se reposent : l’un a un panier à côté de lui ; un troisième puise de l’eau à une fontaine. Sur le sommet du monticule, un pâtre garde un troupeau de vaches et de brebis; plus loin, des bergers ramènent leurs troupeaux des champs : 3,200 fr.
Voyugeurs à la porte d'une hôtellerie : 13,000 fr.
Un portrait d'homme :870 fr.
Vente duc de Berri. 1837. — L’Avenue du vieux château et la ville de Dordrecht. Sur le premier plan, un gentilhomme, portant un manteau écarlate, est descendu d'un beau cheval bai ; il le tient par la bride, ainsi qu’un autre cheval noir; près delà, une vache couchée et une autre qui descend de la prairie. Du côté opposé, un canal et la ville de Dordrecht, 18,000 fr.
Vente comte Per regaux. 1841. — Le Pâturage. Sur un tertre, six vaches sont couchées ; une septième, debout, regarde devant elle : 18,100 fr.
Vente cardinal Fesch. 1843. — Vue d’une ville maritime, cinq bateaux pêcheurs sont amarrés aux poteaux delà jetée ; trois autres cinglent au large : 9,180 fr.
Le Pâturage fut vendu 1,431 fr., et le portrait d’un Jeune Enfant, 772 fr.
Cuyp a signé ses eaux-fortes A. C., et quelquefois ses peintures comme suit :
A cuyp.
3S5-80. — (Oi
.. rjp. ci
JEAN LIEVENS
Jean Lievens (ou Livens) passe pour l'élève de Rembrandt : il n'était que son condisciple et son ami. Né en 1007 et par conséquent du même âge que Rembrandt, à un an près, il était comme lui de la ville de Leyde, et comme lui, il eut pour maîtres Georges Schoten et Pierre Lastman. La parenté qui existe en la manière de Rembrandt et celle de Lievens, s’explique donc tout naturellement par cette communauté d’origine et par l’intimité qui dut s’établir entre deux jeunes peintres qui avaient grandi côte à côte, dans les mêmes écoles. Cependant il n’est pas douteux que Lievens n’ait subi l’ascendant de l’homme de génie qu’il eut de bonne heure pour ami, et, en ce sens, on peut considérer Rembrandt comme ayant été le troisième maître de Lievens.
11 en est des peintres hollandais tout autrement que des nôtres. Au lieu que la plupart des artistes en France sont jetés dans la carrière par le hasard des circonstances au moins autant que par l’ entrainement de la vocation, ceux de Hollande nous offrent, presque tous, les plus frappants exemples d'un tempérament décidé, d’une native et irrésistible inclination. « L’historien de la ville de Leyde (dit Descamps), en parlant de l’émotion populaire qui éclata dans cette ville en 1618, lorsque les bourgmestres furent obligés d’armer les troupes bourgeoises pour apaiser le désordre, raconte que pendant que tout le monde se sauvait ou prenait les armes, Lievens seul resta dans sa chambre à dessiner. A
ÉCOLE HOLLANDAISE
peine sut-il le danger qu'il avait couru pendant plusieurs jours. » Voilà un de ces traits qui ont dû se rencontrer souvent dans la vie des artistes de la Hollande, car c'est l'endroit du monde où la secrète influence du ciel a fait naître, relativement, le plus de peintres.
Du reste, si la nature a tout fait pour eux, en revanche elle a été l’unique objet de leur contemplation, de leur amour. Ils y ont découvert des beautés nouvelles, un charme inconnu aux artistes antiques; ils ont inauguré pour elle un principe nouveau, celui de la pure imitation, et l'admirant dans sa simplicité, dans sa laideur même, ils ont mis toute leur ambition à la reproduire, tout leur plaisir à la voir. Lievens est un de ceux qui ont été le plus fidèles à la nature. 11 la regardait de près, il n’en dérangeait pas une ligne, il n‘y changeait rien, et n'y mettait du sien que dans la manière de l’éclairer. Le clairobscur fut en elfet la principale préoccupation de Lievens, comme c’était le grand moyen de Rembrandt et son souverain génie. C'est par là que les deux amis se ressemblèrent le plus. Le tableau qui commença la réputation de Jean, représentait un écolier tenant un livre devant un feu de tourbes ; la figure était grande comme nature. Le prince d'Orange l’acheta et en fit présent au roi d’Angleterre, Charles 1", qui venait de monter sur le trône en y apportant les goûts et les connaissances d'un curieux.
« Livens apprenant le cas que l’on faisait de ses ouvrages à la cour de Londres, dit Houbraken, passa en Angleterre où il fut bien reçu. 11 y fit les portraits du roi et de la reine, du prince de Galles et de plusieurs autres seigneurs; c’était en 1636; il n’avait alors qu'environ vingt-quatre ans. » Ces portraits de Charles 1" et d’Henriette, qu'il serait si intéressant de comparer à ceux de Van Dyck, nous ne savons ce qu’ils sont devenus. Nous avons visité cependant les divers palais de la reine, qui sont accessibles au public, tels que Windsor et Hampton-Court ; nous avons même, par un heureux privilège, pénétré dans la galerie de Buckingham-Palace qui n'est jamais ouverte aux étrangers, et nous n'y avons vu aucun des ouvrages de Lievens. En fait de portraits, Van Dyck a si bien éclipsé tout le monde en Angleterre, que l'on n'y connaît pas d’autre maître, et ceux mêmes qui vinrent après lui ne firent sensation que parce qu’ils étaient ses élèves ou qu’ils imitaient sa manière. Cependant il est juste de dire qu'il est certains portraits de Lievens, ceux de Nicolas Lanier par exemple et de Jacques GouLcrus (l’un, directeur de la musique du roi Charles, l’autre, musicien au service de ce prince), qui n’ont pas moins de noblesse que ceux de Van Dyck et qui ont peut-être plus de naturel. L'altitude en est à la fois simple et distinguée. L’individualité du modèle est accusée par tous les traits qui la caractérisent, et son talent, ses habitudes, sa profession sont indiqués par des attributs qui deviennent un motif heureux de pose et d’ajustement. Celui de Goûter, gravé par le peintre lui-même, d'un burin incisif et pittoresque, qui joint le ragoût de l’eau-forte à la fermeté de la taille-douce, est un chef-d'œuvre. Quel que soit l’intérêt optique que présentent les divers accessoires, le luth que le personnage lient de la main gauche, le coussin sur lequel il appuie sa main droite, l'ample manteau dont il est drapé et le paysage qui meuble le fond, la physionomie du musicien est ce qui nous frappe le plus vivement. C’est une figure sui gerièris, qu'il est difficile d’oublier. Et je ne parle encore que d'après l’estampe du maître ; mais quand on connaît la manière de peindre de Lievens, on se représente aisément ce que durent être le modelé et la touche dans la peinture originale. 11 est remarquable, au surplus, que les portraits que Lievens fit en Angleterre se rapprochent beaucoup plus de la manière de Van Dyck que de celle de Rembrandt, c’est-à-dire qu'ils sont peints dans un ton gai et clair. Et cela s'explique peut-être par la présence simultanée de Van Dyck et de Lievens à la cour de Charles Ier, car Lievens demeura plus de trois ans à Londres, et lorsqu’il en partit, Van Dyck y était déjà depuis deux ans, puisqu’il y était arrivé au commencement de 1632.
En 1634. Lievens revint dans les Pays-Bas ; mais au lieu de retourner dans sa ville natale, il alla s'établir à Anvers, où il épousa la fille de Michel Colins, habile sculpteur. Anvers était alors la cité artiste par exemple. Rubens et ses illustres élèves la remplissaient de leurs peintures ; mais le zèle des prêtres et des communautés religieuses pour la décoration de leurs églises et de leurs couvents, trouvait à employer tout le monde, et Lievens put d’autant mieux s’v taire place, que son mariage l’avait natura-
JEAN LIEVENS (1607) 3
lise Anversois. Dans les tableaux de dévotion, il reprit la manière de Rembrandt ; il en revint à ce clair-obscur mystérieux qui ajoute tant de poésie aux sujets de ^'Ecriture. Je ne crains pas de dire que, sous ce rapport seulement, la Résurrection de Lazare de Lievens n’est pas inférieure à celle de son ami ; car on y trouve, à un haut degré, ce genre d’expression que Rembrandt savait tirer des seuls ménagements du clair et de l’ombre. Rien de plus saisissant que le Lazare qui, du fond du sépulcre où il est enseveli, tend ses deux mains à la lumière, c’est-à-dire à la vie. La peinture est souvent plus admirable par ce qu’elle nous laisse deviner que par ce qu’elle nous montre. Quant au Christ de Lievens, il est étrange et sublime par son étrangeté même. Il n’esl point fier, impérieux, assuré du miracle qui va s’accomplir,
I S A A C BÉNISSANT JACOIl
comme l’est celui de Rembrandt ; il est, au contraire, suppliant et gémissant, et malgré l'auréole de lumière qui l’environne, il a une expression purement humaine. 11 semble pousser vers son père un cri de détresse, comme si lui-même il était couché dans le cercueil d’où Lazare va se lever. Debout, les mains jointes, les bras tombants, celte figure aux lignes simples, a quelque chose de solennel et d’héroïque dans son isolement. Que si l’on considère le tableau, non plus dans l’eau-forte du maître qui n’en est que l’ébauche, mais dans l’épreuve terminée au burin et dans l’estampe que Louys en a gravée, on y voit tout ce qu'un peintre peut emprunter de poésie aux effets du clair-obscur. Sur le fond noir du caveau se détachent à la fois les deux mains décharnées de Lazare, la figure du Christ, dont la tête est nimbée d’une douce lumière, et le grand linceul qui tout à l’heure recouvrait le trépassé. La négresse qui soulève celle draperie blanche, semblable de loin à un fantôme, est une de ces figures que les peintres inventent quelquefois pour la seule utilité d'une opposition vigoureuse. Sa tête de bronze se confond du reste avec l’obscurité du caveau et ne s’en distingue que par les luisants de la peau et par un lambeau de linge clair.
De tous les tableaux d’histoire que fil Lievens, tant pour les églises et les particuliers d’Anvers que
ECOLE HOLLANDAISE
pour le prince d’Orange, les biographes du peintre n’en mentionnent que deux, celui qu'il peignit pour les bourgmestres de la ville de Leyde, qui représentait la continence de Scipion, et celui que nous avons vu dans l’ancien hôtel de ville d’Amsterdam (appelé aujourd'hui le Palais Royal). Ce dernier, placé au-dessus d’une belle cheminée de marbre, retrace un des traits remarquables de l’histoire romaine : Quintus Fabius Maximus étant consul, vit venir à lui son père qui s’avançait sans descendre de cheval, contrairement au cérémonial de rigueur ; il lui fit ordonner de mettre pied à terre. Alors le vieux Romain courut à son fils et l’embrassa en disant : Je voulais voir , mon fils , si vous saviez ce que c'est que d'être consul. A part les convenances secondaires de ce qu’on appelle le costume, ce tableau est peint avec sentiment et l'expression y tient lieu de style. Lairesse l’eût condamné : Rembrandt dut en être satisfait.
Deux autres morceaux de Lievens, le Sacrifice d' Abraham, David et Bethsabé, sont mentionnés dans les vers de Philippe Angels qui a écrit un poème sur la peinture. Nous ne savons où sont aujourd'hui ces tableaux, et il en est de même de la plupart des compositions de Lievens ; aussi n’cst-il guère connu des amateurs que par quelques bustes de rabbins, d’ermites et de philosophes, par quelques beaux portraits et par les précieuses et rares eaux-fortes qui font considérer son œuvre comme un appendice presque indispensable à l'œuvre de Rembrandt. Graveur ou peintre, Lievens a balancé ce grand homme dans certains portraits, de même que dans certains autres, il a égalé Van Dyck. Avec moins de génie que Rembrandt et moins de feu, avec un coloris moins doré et qui tire sur le violâtre, avec un dessin plus correct, mais plus froid, il a su aller cependant presque aussi loin que lui, quand il s’est agit seulement de rendre la nature, d’exprimer la chair et la vie. Pour ce qui est de ses eaux-fortes, attaquées d’une pointe maigre dont les travaux trop serrés se sont confondus souvent à la morsure, elle deviennent tout à fait admirables, quand il les reprend au burin, et l'on peut dire que dans les portraits gravés par lui, de Daniel Heinsius, de Jacob Gats, d’Ephraîm Bonus et de Jacques Goûter, il s’est élevé, comme peintre-graveur, au rang des plus grands maîtres. ciiari.es iîlanc.
Adam Barlsch a décrit au nombre de soixante-six, les pièces gravées à l’eau-forte et au burin par Jean Lievens. Nous signalerons les principales et les plus belles.
Le docteur Ephraïm Bonus, médecin juif; in-fol. Joannes Lyvyus fecit... etc.
Joost mi Juste Vondel, fameux poète hollandais ; J. Livius del... A. de JVees exc. In-fol.
Daniel Heinsius, professeur d'histoire à Leyde. Joannes Livius pinx et fecit. M. Van den Enien exc. In-fol.
Jacques Goûter, musicien anglais, à mi-corps, tenant un luth. Joannes Livens fecit et eafeud. In-fol.
Buste d'homme coiffe d'un turban dont le haut est garni de fourrure. J. Livens fecit. ln-4°; belle pièce d’après Rembrandt.
Buste d'un jeune homme en bonnet de mezetin avec une robe ouverte, dans le goût de Rembrandt. Lievens. In-4°.
Buste d'un homme coiffé d’un bonnet qui laisse apercevoir son oreille gauche. Pièce marquée I. L.. in-12, dans le goût de Rembrandt. C’est la copie du buste d'Oriental qui nous avons appelé Jacques Cals dans notre Œuvre de Rembrandt .
La Vierge assise tenant l’enfant Jésus sur ses genoux et lui présentant une poire. Joannes Livius fecit. .Morceau très beau et très rare, in-fol.
La Résurrection de Lazare, grande composition et pièce
I L fc
rare dont l’effet est aussi beau, dit Barlsch, que s’il était de Rembrandt. J. Livens fecit. In-fol. Il y a des épreuves à l’eau-forte.
Saint Jérôme nu assis dans une grotte. J. L. In-fol. Aux premières épreuves la planche est plus grande, de 74 centimètres ; aux troisièmes, l'adresse de Wyngarde é^t effacée.
Saint François assis dans une grotte les mains croisées. J.L. fecit. Gr. in-4°. 11 y en a deux épreuves. : la planche plus grande, l’adresse et le chiffre sont les signes de la première. — Saint Antoine assis, la tète couverte d’un capuchon pointu ; dans le milieu de la marge : S. Antonius, et vers la gauche : Joannes livens fect. et exc. Très rare ; in-fol.
Mercure et Argus. 1. L. fec. Gr. in-4°.
Le Musée du Louvre ne possède qu'un seul tableau de Livens : La Vierge visitant sainte Elisabeth. Gr. natur.
Pinacothèque de Munich. — Portrait en buste d’un vieillard vêtu de noir, cheveux blancs et longue barbe.
Un vieillard à barbe grise tient un sablier. Demi-figure.
Il est bien rare que des tableaux de Lievens se produisent dans les ventes publiques. Ce que nous pouvons affirmer, c’est qu’ils se vendent en Hollande presque aussi cher que ceux de Rembrandt. Ils sont du reste beaucoup plus rares.