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LA DENTELLIÈRE

A en juger par deux ou trois exceptions, Pierre Van Slingelandt était capable de peindre librement et avec énergie. La collection de sir Robert Peel à Londres renferme un échantillon de cette manière si peu semblable à celle qui a illustré le peintre, et peut-être cet ouvrage, sous ce rapport, n’en est-il que plus précieux. Il représente l'intérieur d'une maisonnette où sont groupées quelques figures dont la plus remarquable est un enfant qui dit ses grâces. Un autre tableau, également traité dans ce faire plus libre et plus fier, et très vigoureux de couleur autant que d'effet, se voit en Angleterre, dans la collection du marquis de Bute, à Lulonhouse.

On peut se rendre compte, en parcourant le Catalogne raisonné de Smith, des divers sujets que Slingelandt aimait à peindre. Ce n’était, à vrai dire, que les variantes d’une même donnée, la vie intime. Bien qu'il eût une préférence marquée pour les gentilshommes aux beaux habits et pour les dames élégantes, il prenait aussi parfois ses modèles dans des conditions plus humbles. Il peignit le

marchand à son comptoir e

la dentellière à ses fuseaux, la ménagère marchandant des perdrix où vaquant à son diner, la femme du peuple occupée à coudre auprès du

berceau où dort son enfant. Du salon

d'apparat Slingelandt descendit à l'office, se plut à voir reluire la batterie de cuisine et la vaisselle

rangée.

Il observa le ton juste du tablier de la servante aussi avait peinte dans le portrait de sa maitresse, Il apporta autan

bien que celui de la jupe de soie qu'il d'attention à imiter le poli d'un vase

de cuivre, le vernis rugueux d’un pot de grès, qu'à exprimer la transparence d’un verre de Bohème. Les chats et les souris eurent aussi les honneurs de sa précieuse peinture, de même que les

perroquets et les épagneu

s. Mais ce qu'il rendit avec plus de égale, ce furent les instruments de musique. Ses violons son

complaisance el avec une vérilé sans légers et sonores ; ses violoncelles

provoquent le virtuose et enchantent l'oreille presque autant que les yeux. On dirait enfin que rien

n'a échappé à son observation de ce qui composait la vie in

érieure, la vie de famille, celle qu'il

menait lui-même obscurément, et dont il peignit la simplicité et les douceurs avec tant d'application,

de finesse et de patience.

CHARLES BLANC

RECHERCHES ET INDICATIONS

es tableaux de Slingelandt sont très rares et par cela même d'autant plus précieux.

° Un 29 un tableau de ivers ustensiles de cuisine ; —

Le Musée pu Louvre en possède trois, qui sont :

portrait d'homme dans un petit ovale ; Nature morte représentant « 3° la Famille hollandaise dont nous avons parlé ; 24,000 francs.

AM On ne trouve que deux tableaux 1abil un vieillard joue du trois chanteurs, pendant qu'une

estimé, par les experts du Musée, Au Mus

maitre :

d'ANSTEF

du le portrait d'un inconnu, en

japonais, el

)ersonnage un Intérieur de ferme :

violon, accompagnant

paysanne fait les apprêts d’un repas.

n'y a pas de Slingelandt dans le Musée de La Haye,

non plus que dans ceux d'Anvers el de Bruxelles, non plus

que dans la galerie de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg et

dans le Musée royal de Madrid. Mais il y en a un dans la GaLenE DE FLorence. Il représente des enfants qui s'amusent à faire des bulles de savon.

La PinacornèQue De Munien renferme deux lableaux de Slingelandt. — 1

apprentis

ne Boutique de tailleur. On y voit le maitr.

el ses fort occupés à leur travail. Sur bois. —

Une Couseuse. Elle est assise à sa fenêtre, qui est ouvert

à côté d'elle, de enfant éveillé Ja

is un ; son

irde. Sur bois.

GALERIE DE DREspE. — La Dentellière. Une marc volaille lui offre — Leçon de interrompue. Le violon repose sur une chaise, et

iande de

un coq à vendre. musique e cahier de musique est tombé à terre. — Ces deux tableaux sont sur bois.

La GALERIE NATIONALE DE LONDRES ne possède aucun Slingelandt; mais nous en avons vu un à Buckingham-Palace, GALERIE DE LA REINE. C'est tre près de laquelle est assise une jeune femme iille ;

ant. — Ce tableau

dans la un Intérieur éclairé par

une fer

à des travaux d'e

occupée à côté d'elle est un ber-

ceau dans lequel est un er fut acheté

pour un Gérard Dow, en 1826, à la vente du roi de Bavière.

GALERIE BRIDGEWATE nant

à — Un Marchand de gibier provedes ventes Braamcamp et Geldmeester. C'est un morceau exquis

CABINET DE Sir RoBeRT PEEL. — Intérieur rustique, celui

dont nous avons parlé. Il fut acheté, en 1824, 70 guinées. |

Nous ajouterons à ces prix ceux que nous fournissent les catalogues de vente.

BIERENS, à Amsterdam, 4747. — Une Dentellière. Deux enfants sont dans la chambre où elle travaille, l’un dans une chaise. — Mentionné par Descamps. 1,250 florins.

Venre Lormier, à La Haye, 1763. — Un Intérieur où l'on voit une femme debout et deux hommes assis. — Mentionné par Descamps. 1,400 florins

VENTE GAILLARD DE GAGNy,

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