‹ Histoire des peintres de toutes les écoles. Ecole hollandaiseChapitre 209 sur 239 · NÉ EN 1627; IL VIVAIT ENCORE EN · texte numérisé non relu

NÉ EN 1627; IL VIVAIT ENCORE EN

La biographie de Jacob Van der Ulft présente cette singularité que, n'ayant jamais quitté la Hollande, il à presque toujours représenté des monuments et des villes d'Italie, avec une fidélité qui étonna beaucoup les critiques de son temps. Pour accomplir ce tour de force, les gravures lui ont suffi. Van der Ulft, qui naquit à Goreum en 1627, parait s'être formé seul dans la pratique de son art; du moins, le nom de son maitre n'est pas connu. Peu d'artistes furent plus laborieux, et Fon doit d'autant plus lui en tenir compte qu'il n'a pu consacrer à la peinture qu'une partie de ses journées, le reste de son temps étant absorbé par ses fonctions municipales, car ses compatriotes l'avaient élu bourgmestre de Gorcum. On ignore la date de sa mort; on croit seulement, par l'inscripüon qui se lit au bas d’un de ses dessins, qu'il travaillait encore en 1688.

Van der Ulft s’est essayé dans divers genres : la peinture sur verre fut d’abord son occupation préférée, et il orna les églises de Goreum et du pays de Gueldre de vitraux que les connaisseurs estimaient à légal de ceux des plus habiles maîtres. I peignit aussi, dans de petites dimensions, des compositions historiques ; mais son talent véritable, ce fut la représentation des monuments d'architecture et des intérieurs de villes. Non qu'on doive, en aucune façon, comparer Van der Ulft à Van der Heyden, où mème à Berkheyden; il n’a pas l'accent de vérité qui distingue ces deux peintres et l'on voit toujours qu'il ne peint pas d'après nature. Mais sa perspective est exacte; les ruines antiques, les ares de triomphe, les statues qu'il place dans ses tableaux y sont pittoresquement placés, et ses fonds d'architecture, où abondent les gris vigoureux et dorés, sont un cadre excellent pour les figurines qui meublent ses spirituelles peintures. Van der Ulft se plait à représenter des marchés, des processions, et plus souvent encore de brillants cortéges romains, des cérémonies antiques. Il affuble volontiers ses petits personnages de costumes imaginaires et d'éloffes aux couleurs éclatantes, mais l'ensemble de son tableau demeure toujours harmonieux. I à très-bien entendu aussi la pratique de la peinture à la gouache, et cet excellent bourgmestre, ee « juge intègre, » comme dit le bon Descamps, semble avoir voulu prouver que, sans être un maitre véritable, un artiste qui sait son métier peut venir à bout de

tout, à la condition pourtant d'avoir de l'esprit.

Musée pu Louvre — Une porte de ville.— Vue d'une place LA HAYE.-— Paysage orné de bâtiments ; on y voit un corps publique où se font les préparatifs d'un triomphe. — Un d'armée en marche. grand cortège, fragment d'un dessin à la plume et lavé. RorTrerpaM. — Une ville italienne avec de grands édifices. Aix-LA-CHAPELLE, GALERIE SUERMONDT. — Un marché VENTE Micuez Oupaax. 1776.— Ruines de la maison de entouré d’édifices romains. (1671). plaisance de Brederode; dessin à l'encre de chine. 25 flo- AMSTERDAM. — Un port de mer.— Vue d’une ville d'Italie. rins, 10. Bertin, — Place Trajane à Rome. — Les côtes de Sche- | VENTE BLONDEL DE GAGNY. 1776.— Un tableau orné de veninge avec une multitude de figures militaires. bâtiments et de nombreuses figures (cité par Descamps comme

DRESDE.— Paysage enrichi de ruines. un des chefs-d'œuvre du maître). 1,550 livres.

E DU MARQUIS D'ARCAMBAL. 1776.— Une place publique Venre BeLisarD. 1783. — Le Triomphe de Mardochée.

sant à la Bourse d'Amsterdum. (Gouache, 1659.) (Gouache.) 300 livres. 1,540 livres. — Revendu 1,500 livres à la vente du prince de VENTE Basan. 1798.— Entrée d'un prince dans une ville Conti, en 1777. Gouache.) 92 francs.

Vente RanDoN DE Boisser. 1777.— Monuments au bord VENTE ToLoz 1801. — Une porte de ville. 850 francs. de la mer. 720 livres C'est le tableau qu'on voit aujourd'hui au Louvre. Venre Nieunorr. 1777. — La Fête du bouclier à Rome. | Venre TuiBauDEeAu. 1857. — Vue de Rome. (Dessin à la 700 florins | plume et au bistre, sur papier blanc.

QUIRYN BREKELENKAMP

Quiryn Brekelenkamp, sur lequel nous ne possédons aucun renseignement précis, est considéré par quelques écrivains comme un des plus savants imitateurs de Gérard Dow. 11 semble toutefois, à le juger par son œuvre, qu'il n’a pas suivi servilement la manière de ce maitre. Convaineu avec raison que la patience n’est pas le dernier mot de l’art, il a su élargir quelque peu les procédés d'exécution qu'il avait sans doute puisés à son école. Aussi, le faire de Brekelenkamp est-il bien préférable à celui de Dow. Sa peinture est plus onetueuse, plus chaude et plus libre. Elle est spirituellement piquée de touches vives dans les quelques ustensiles ou accessoires de ses Zrtérieurs, ainsi que je l'ai remarqué dans un de ses tableaux qui appartient à M. Calamatta, mon maitre, l'illustre graveur. On connaît de lui un Ermite de la galerie Lazienki, à Varsovie, qui est daté de 1653, ce qui peut faire supposer qu'il est né vers 1630. Lorsque nous aurons ajouté qu'il tr

availlait encore en 1669, comme le prouve la Sowricière de la collection Dupper, à Dordrecht, citée par M. Bürger, nous aurons fait connaître en deux mots le peu qu’on sait sur Quiryn Brekelenkamp.

Il ne parait pas d’ailleurs que, malgré son habileté, ce peintre ait été doué d’une imagination bien féconde. I n'a qu'un faible goût pour les sujets difficiles, il évite avec soin les compositions compliquées , et le plus souvent, il lui suffit d'un personnage pour faire un tableau. Un fumeur allumant sa pipe, une vieille femme assise au coin du feu, un philosophe feuilletant un in-folio, un intérieur de ferme ou de euisine, tels sont les motifs ordinaires de Brekelenkamp. Mais le sentiment et l'esprit de la touche donnent du relief à ces données

vulgaires, et rendent précieuses aux amateurs les œuvres délicates de ce peintre trop peu connu.

Louvre. — Un Moine écrivant LONDRES. GALERIE BRIDGEWATER. — ntérieur d'une ferme AIX-LA-CHAPELLE, GALERIE SUERMONDT. — Un Vieillard avec une vieille femme faisant des crépes à longue barbe blanche. | ROTTERDAM, — Un fumeur. Ausrervam, — Le Coin du feu, 166%: — Un Vicillard as- | STOCKHOLM, — Une vieille femme lisant dans un livre. Aus AM: Le Coin À ; - Re 2 in Ermile (1659).

sis devant un rouet. — Ces deux tableaux proviennent de NÉS ON PR AT AS CRZIENRTe D EtreEnAGss

VENTE VAN HELSLE faisant de la musique autour d'une table. Prix : 260 francs.

r ER. 1802, — Plusieurs personnes la vente Van der Pot. R. | Plusie personne

Musée Van DER Hoop. — Une fenvme donne à manger à r ; r k À 5 z E È fi ik ÿ | VENTE SMETH VAN ALPHEN. 1810. — Une Dame à qui une son enfant. — La Boutique d’un tailleur (1661). | : : : vieille semble vouloir appliquer une ventouse sur le bras. CAMBRAI. COLLECTION DE M. Dumonr. — Le Benedicite. VENTE SonamMP D'AvESOHoon (Gandi 18400 — La Vieille DREsDE. — Dans la chambre d'une femme qui vient d'ac- | fenvne endormie. coucher, le parrain du nouveau-né se rejouit avec les amis de | VENTE pu CARDINAL FESsCn. 4845. — Intérieur d'une cuisine la famille. 1 Prix : 60 scudi, 324 fr.

JACOB OCHTERVELT

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