‹ Histoire des peintres de toutes les écoles. Ecole hollandaiseChapitre 223 sur 239 · NÉ EN 16..? — VIVAIT ENCORE EN · texte numérisé non relu

NÉ EN 16..? — VIVAIT ENCORE EN

Dubbels est un maitre parfaitement inconnu en France, et qui, pourtant, n'est pas inférieur aux plus habiles, surtout dans ses calmes. Les date et lieu de sa naissance sont également ignorés ; on sait seulement qu'il fut élève de Bakhuizen. D’après les scènes maritimes qu'il a représentées, et d’après le nombre assez considérable de tableaux de sa main qu'on rencontre encore à Copenhague et à Stockholm, on peut conjecturer

avec quelque vraisemblance qu'il à travaillé en Danemark et en Suède, Il me souvient d'avoir vu à

Copenhague une de ses marines, et d'en avoir été aussi étonné que ravi. Ses tableaux, ordinairement colorés

dans une gamme d'un gris jaunâtre, sont d'un aspect monotone, mais de cette monot

on pourrait dire de lui qu'il n'a jamais peint que le même tableau. Toutefois, de la vue de ces plages désertes, de cette mer agitée par la froide brise du nord, il se dégage un sentiment mélancolique, une sorte de poésie

attristée et profonde,

AMSTERDAM, — Vue d'une rivière. | divers navires. Ce tableau, qui est signé Dubbels, fut acheté Mus£E VAN DER Hoop. — Mer houleuse avec un môle et 200 sequins par le grand-duc Ferdinand IE.

différents navires. | STOCKHOLM, — Deux naufrages. — Un paysage d'hiver. COPENHAGUE. — Une marine, VENTE Dugois. 1784. — Une marine. On y voit un yacht, CoLLEeTION DE M.MOoLTKkE. — Unemarine, signée H. Dub- | divers bâtiments et des hommes qui se baignent. 84 livres.

bels VENTE CRrAWFORD. 1806. — Mer houleuse. 340 guinées. FLORENCE, PALAIS Pirri — Marine. Les flots de la mer, | C'est le tableau du musée Van der Hoop.)

légèrement agités, viennent briser contre une digue : au fond VENTE SAMSON. 1812.— Les Dunes de Scheveningue. 250 fr.

NICOLAS VERKOLIE

Entre Jean Verkolie et son fils Nicolas, il n’y a que la distance qui sépare la décadence commencée de la décadence complète. Les mauvais jours allaient venir pour l’école hollandaise; les saines traditions de Part national étaient déjà perdues, lorsque Nicolas Verkolie naquit à Delft, en 1673. Entouré de mauvais peintres, élevé parun père qui n'avait jamais compris de la peinture que son côté mécanique, le jeune homme ne pouvail que s'égarer; il se perdit. Il appartenait à cette catégorie d'artistes qui savent tout faire et qui n’excellent dans aucun genre : portraits, tableaux religieux, sujets mythologiques, Nicolas Verkolie a tout essayé : il a fait aussi, — comme son père, — de la gravure en manière noire, et des dessins à l’enere de Chine, dont l'exécution propre et méticuleuse ne montre que trop combien l'inspiration était rare chez lui. C'était d’ailleurs un homme laborieux, et il avait encore le pineeau à la main lorsqu'il mourut, le 21 janvier 1746. De plus, il avait, sinon de l'esprit, du moins quelque littérature, et il était tellement curieux de s'instruire «qu'il ne faisait ses repas qu'en lisant. » Les sujets empruntés à la fable antique lui étaient particulièrement chers, et il les traitait, dans un goût mesquin, avec une mollesse, une fadeur qui font de lui le digne contemporain du chevalier Van der Werff. C'est pourquoi Nicolas Verkolie, après avoir été chanté par les poëtes de son lemps,

ne saurait être loué par les critiques du nôtre,

Louvre. — Proserpine cucillant des fleurs avec ses com- DRESsDE. — Une dame invitée à prendre un verre de vin pagnes | par un trompette,

BerLix. — Une petite fille à qui un chasseur presente un | Venre Nieuuorr. 1777. — Un concert forme par deux oise. chanteurs et une dame qui les accompagne sur la basse.

COPENHAGUE. — Hersé et Mercure 1,850 florins.

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