LE PONT DE-BOIS
première nouvellement recommencée, on lisoit dix vers hollandois. Il est dillicile de rendre raison de cette suppression d'anciennes planches, de cette substitution de nouvelles, et des autres changements faits dans la plupart des planches, car il me paroit que rien de tout cela ne contribue à l'amélioration de la chose.
EÉverdingen, dit Descamps, avait de l'esprit: sa conduite réglée, sa piété lui méritèrent le titre de
diacre dans l'Église réformée. Il mourut dans sa palrie, au mois de novembre 1675, laissant trois
lils dont deux cultivèrent son art. Graveur on peintre, Everdingen est, dans l'école de Hollande, un Paysagiste de premier ordre. Sans aller jusqu'à dire, avec Lebrun, qu'Everdingen à surpassé Ruysdael, on peut aflirmer qu'il ne lui a pas été inférieur. Comme Ruysdael, il ent un sentiment très profond el très intime de la nature, en même temps qu'une grande habileté à la rendre. Il comprit la tristesse des sites sauvages de la Norvège, et il sut l'exprimer par le pinceau avec autant de naïveté que d'énergie. En peignant les roches et les torrents des régions septentrionales, il dut éprouver les mêmes émotions que ressentait, dans les gorges des Abruzzes, le plus grand paysagiste de l'Italie.
Aussi peut-on dire, pour caractériser la poésie des tableaux d'Everdingen, qu'il fut le Salvator Rosa de
la Hollande.
CHARLES BLANC
Everdingen à gravé à l’eau forte 162 planches qui ont été décrites par Adam Bartsch dans le tome IL de son
Peintre-graveur. Ces eslampes se divisent en deux suites l'une de 4103
paysages, la plupart dessinés d’après nature :
l'autre de 57 planches, pour orner le vieux poème des
Fourberies du renard. A la suite des 403 paysages décrits par Bartsch se trouvent deux planches en manière noire attribuées à Everdingen, Vénus et l'Amour et les Trois Cupucins.
Les tableaux d'Everdingen ne sont pas communs, Ils sont plus rares que ceux de Ruysdael, et le plus souvent sur bois.
Le Musée pu Louvri Paysage, signé A.
n'en possède qu'un seul. C’est un