‹ Histoire des peintres de toutes les écoles. Ecole hollandaiseChapitre 3 sur 239 · Le regnard achève · texte numérisé non relu

Le regnard achève

uader au lyon el à la lyonne que le bélier qu'il accuse de meurlre et de friponnerie, avoit été chargé pour eux de trois bijoux merveilleux dont il leur fait la description.

45. Dans les quatre coins de la bordure du miroir, éloient représentées quatre fables : la première étoit celle du cheval et du cerf. Le cheval, jaloux de la légèreté de celui-ci

ents considérables, d'un miroir, d'un anneau, d'un peigne,

, emprunta le secours de l'homme pour l'atteindre et lui faire perdre la vie. Monté par un berger auquel il en avoit fait la proposition, le cheval poursuivit vivement le cerf, qui échappa, et, rendu de fatigue, il pria le be

ser de discontinuer sa poursuite, et de le laisser aller lui-même; mais le berger eprésentoit l'asne qui, voyant le pelit chien > COUPS. 47. La troisième, celle du chat el du regnard qui s’étoient jurés de ne s’abandonner jamais. Sur ces entrefaites arrivèrent des chiens et des

peines. — 46. La seconde fable rm. caresser son maitre el en être bien traité, voulut en faire aulant et ne reçut que d

le retint en dédommagement de s

chasseurs; le chat grimpa sur un arbre et laissa le regnard se lirer d'affaire comme il put. — 48. Le quatrième, enfin, étoit l'apologue du loup ingrat et de la cigogne. Elle avoit tiré de la gorge de cet animal vorace un os qui l’étrangloit, et

quand elle lui demanda son salaire, il crut la bien payer en luy faisant valoir de ce qu'il ne l'avoit pas étranglée ellemême.

49. Le loup, au désespoir de voir le regnard rentré en grâce, rapporte encore quelques-unes de ses iniquités, dans

l'espérance que le lyon changera de sentiment, et premièrement il raconte avec quelle scélératesse il promit à la louve de lui enseigner un moyen de pêcher une quantité de poisson. C'étoit en hyver ; il lui atlache un mannequin à la queue lui disant de s'accroupir dans l’eau, et de ne se relever que lorsqu'elle aperccvroit que le mannequin seroit plein. Le mannequin se congela bientost, et étant adhérant à la glace, la louve ne put sortir du piège qu'en y laissant sa queuë. — 50. Une autre fois le regnard étoit au fond d'un puits, prêt à se noyer et ne sachant comment en sortir ; la louve passa et lui demanda ce qu'il faisoil : «Je mange, dit-il, du poisson: si vous en voulez avoir votre part, descendez dans le seau qui est en haut du puits. » Elle le fit, et le regnard remonta dans l'autre seau et laissa la louve dans l'embarras où il venait de se trouver lui-même, — 51.

e reguard ayant assuré le loup qu'il ne pouvoit rien voir de plus beau queles petits de la guenon, ce dernier entre dans sa caverne pour lui rendre visite et être {émoin de cette merveille, La difformité de ces petits magots le frappe, il ne peut s'empêcher d’en dire son sentiment, et la guenon pense le dévisager. — 52. Le à la ruse; il feint de fuir, et

loup appelle enfin le regnard en duel. — 53. Le regnard, se sentant le plus foible, a recours jettant du sable dans les yeux du loup, qui l'empêche de voir, il tombe tout à coup sur lui et le terrasse. Il y a quelques années qu'on me fit voir une seconde édition de cette suite d'es ampes, faile depuis peu de temps en

Hollande, et l'on m'assura que les planches éloient encore entre les mains des héritiers de Van Everdingen. Mais il s'en

faut beaucoup que les secondes valent les premières. Celles-c

; sont pures et telles que les planches sont sorties de la

s de burin par quelqu'un qui en a ôté cet esprit et ce premier feu qui se perdent souvent dans un second travail plus médité. D'ailleurs celles où la manière noire est em loyée sont L I

main du peintre; les autres, au contraire, sont cha

beaucoup plus pasles et ne font plus d'effet. C'est donc avec raison que je mêt une grande différence entre ces deux

ALDERT VAN EVERDINGEN (1621). T

éditions. La premiére n'est composée que de cinquante-trois planches; dans la seconde on en compte cinquante-six ; elle est plus ample de trois planches qui représentent : 1° un ours, un lyon et un regnard; 2° un regnard faisant danser un loup qu’il mène par la patte; un chat dansant vis-à-vis, ef un autre regnard jouant de la musette; un cocq, un bélier et un lapin sont de la partie; 3° le berger mettant un mors au cheval qui veut se venger du cerf, lequel est dans l'éloignement. C'est une suite de l'apologue qui fait le sujet de la 45° pièce de la précédente suite.

Il y avoit outre cela dans cette seconde édition deux pièces qui tenoient la place des 1° et 47e planches de la première édition, qui ne s'y trouvoient plus. Elles représentoient les mêmes sujets, mais traités différemment. Au bas de la

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