‹ Histoire des peintres de toutes les écoles. Ecole hollandaiseChapitre 47 sur 239 · TION DE FEU S · texte numérisé non relu

TION DE FEU S

de Lin l'encre de Chine et au bistre, Trois s'élevèrent à des prix assez notables itaient des ports de mer ornés de quans de figures, de bâtiments, de ruines. Ils furent adjuges pour 99 livres, 212 livres et 250 livres

VENTE RANpoN be Bots

, 17 ge et Foire sur une place publique où est un charlatan sur ses tréteaux environné de monde. Deux tableaux sur toile se faisant perdant, grandeur de chevalet. — 2,650 livres.

Vente Ducni DE Berri, 1837. Une Place publique ; elle est décorée de monuments antiques; il s'y tient un marché très animé; on y voit des fieur

aux costumes rande tente occupe la gauche du premier plan et se détache ainsi qu'une statue sur un fond clair. — 1,570 francs,

VENTE PAUL Penn IS Port de mer enrichi de figures variées. — 1, francs.

variés, des marchands orientaux: une

VENTE CARDINAL FEscu, 4845. Scènes de Carnaval. Non loin du temple de la Concorde, un saltimbanque a déployé son enseigne ; sa femme assise devant le théâtre, Polichinelle montre sa tête. Le charlatan et son bouffon attirent l'attention d’une foule de SI autour des tréteaux; des masqu

scudi, environ 1,100 francs

peintre y a représenté un ma

ectateu

‘assemblés courent cà et là. 200 — Une Place publique. Le ché. On y voit un homme qui marchande un chevreau, un palefrenier qui abreuve ses chevaux à une fontaine que surmonte un obélisque, un savetier qui raccommode ses chaussures. Le lieu de la scène est à Rome; à droite, le Quirinal, à l'horizon le mont Marius et le dôme de Saint-Pierre.

environ 650 francs.

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ÉVREUX, IMPRIMERIE

DE CHARLES HÉRISSEY

(CC? CF 2 ; CLIN. 2 s- Cr Cole e, lonaeise. © His taiie, —Z Délais, 4 ente. 2 ie) (WA J

SAMUEL VAN HOOGSTRATEN

NÉ EN 1627, — MonT EN 1618

Des trois artistes hollandais qui ont porté le nom de Hoogstraten, celui-ci est le seul connu, du moins en France, où jamais on ne parle ni de son père, Théodore (Dirck) Van

Hoogstraten, ni de son frère Jean’. Quelques bons tableaux,

ses livres, ses poésies et son élève Houbraken l'ont sauvé du trépas. Comme la plupart des peintres de son pays, il commença

s études de très bonne heure, au point qu'on est tenté de

vérilier les dates pour savoir s'il est bien certain que, né à Dordrecht en 1627, Samuel soit entré chez Rembrandt en 1640, c'est-à-dire à l’âge de treize ans. Cela résulte cependant de deux passages d'Arnold Houbraken, à qui l'on peut se fier sur ce qui regarde Hoogstraten, dont il fut l'élève.

Dans l’école de Rembrandt, il avait pris naturellement la

manière de son maitre, et il ressemblait assez à Van Eeckout,

qui est celui de tous les disciples de Rembrandt qui lui

ressemble le plus, quant à la physionomie extérieure. Je

5 à l'effet et terminé, qui

possède un précieux dessin de Samuel Van Hoogstraten, lavé au bistre, pouss

représente Siméon au temple, avec cette architecture bizarre qui n'a jamais existé que dans les visions

! Dans la vie de Dirck Van Hoogstraten, Houbraken dit que ce peintre mourut en 1640, et dans la vie de Samuel, que celui-ci, à la mort de son père, eut pour second maitre Rembrandt,

de Rembrandt, et avec les accoutrements ordinaires de ses personnages. Ce de

sin pourrait même lui être attribué par un amateur peu exercé ou peu attentif; mais il rappelle plutôt Van Eeckout. Il est signé &

V. H. 16. Cependant, le goût des bourgeois qui préféraient, pour la plupart, le faire net, sobre et naturel de Van der Helst à la manière originale et mystérieuse de Rembrandt, fit abandonner à Samuel

les errements de son maitre. Afin de plaire aux personnes qui commenctaient à employer

es talents, il adopta des tons plus clairs, des procédés plus simples et plus lisibles

: à ces conditions, il eut beaucoup de portraits à peindre, tant à la Haye qu'à Dordrecht.

IL est remarquable que pas un élève de Rembrandt n'a désiré voir l'Italie, si ce n'est Samuel Van Hoogstraten ; encore est-il que celui-ci entreprit ce voyage pour faire diversion à un chagrin d'amour. Le 16 mai 1654, il s'embarqua sur un navire qui allait de Dordrecht en Allemagne, par le Rhin; il s'arrêta ‘ancfort'etse rendit à Vienne. S'étant faitprésenter à l'empereur d'Autriche, Ferdinand LE,

quelque temps à 1 il lui montra ses ouvrages en présence de l'impératrice, du roi de Hongrie et de l'archevêque de Vienne. C'étaient trois tableaux, dontl'un représentait un Couronnement d'épines, l'autre, le portrait d'un gentilhomme, le troisième, ce qu'on appelle une nature morte. Les deux premiers furent très goûtés, mais le dernier frappa si vivement l’empereur que, feignant d'avoir été trompé: « Voilà, dit-il, le premier peintre qui ait su me faire illusion, et, pour l'en punir, je garde son tableau. » Samuel avait amené avec lui son frère Jean, qui, déjà, était reçu peintre dans la confrérie de Saint-Luc de Dordrecht, depuis 4649, bien qu'il fût plus jeune que Samuel. Ils demeurèrent ensemble à Vienne, environ deux ans, travaillant pour l'empereur; mais Jean, attaqué d'une maladie cruelle, morbo comitiali, mourut en 1654, et cette triste circonstance ne fut sans doute pas étrangère au départ de Samuel, que rien ne put désormais retenir, ni la faveur de Ferdinand HI,

ni ses gratifications, ni la double chaine d'or dont ce prince lui fit présent. Il lais

ait à Vienne quelques tableaux, et l’on en voit encore deux au Belvédère, d'abord une Ve de ta Plare intérieure du palais impérial, ensuite une peinture remarquable par le rendu le plus vigoureux et le plus serré, et dont la vérité touche au twompe-l'œil. (

le morceau qui est gravé en tête de la présente notice. Le vieillard à barbe grise qui regarde au vasistas d'une fenêtre aux petits vitraux ronds et bombés, enchâssés dans des lames de plomb, est peint avec autant de volonté et de fini qu'un Denner, ou peut s'en faut. La curiosité la plus vive se peint sur son visage de brocanteur, qui n'ofre pas le type israélite, bien que la peinture s'appelle le Vieux juif. Le bonnet fourré du personnage, les vitraux où la lumière se joue, et les dégradations de la muraille sont exprimés de manière à produire l'illusion, et l'on vante surtout l'impondérable légèreté d'une

plume d'oiseau, qui, posée sur l'appui de la fenêtre, va s'envoler au moindre souffle de l'air. Van Hoogstraten

partit done pour Rome, qui, du reste, avait toujours été le but de son voyage. À son arrivée il fut reçu par la

bande académique, et comme c'était l'usage de donner un surnom à tous les récipiendaires, on le surnomma

le Batave. Ce qui faisait à Rome son admiration et l'objet de ses études, ce n'était pas seulement Raphaël et Michel-Ange; c'était Parmesan, les Carraches, Lanfrane, le Guide, le Guerchin ; et comme s'il n'eut remarqué aucune différence entre les grands maitres du seizième siécle et ceux de la décadence, il allait

aussi souvent au palais Farnèse et à la vigne Ludovisi qu'au Vatican. Malgré tout, Van Hoogstraten quitta

Rome à peu près comme il y était venu, et s'en revint aussi Zatave que devant,

C'est alors

selon toute apparence, que Samuel lit le voyage en Angleterre dont parle Houbraken, voye

sur lequel l'ingénieux poète Heiman Dullaart a composé des vers allégoriques dans le goût du temps.

Walpole n'avait pas pris garde à ce passage, lorsqu'il dit: «On ne savait as que Samuel Hoogstraten fûtvenu en Angleterre jusqu'au jour où Vertue en fut instruit par un-tableau, de la main de ce peintre, dans une vente à Covent-Garden, en 1730. Ce tableau représentait une chambre où l'on voyait, sur une table de

noyer, des papiers, une plume, un canif, un almanach en anglais pour l'année 1663, et une médaille d'or.

! Houbraken ne donne point cette dale:; mais on la trouve dans le Catalogue de J: galerie du Belvédère, et l'on peut s’en rapporter à ce Catalogue sur ce point, puisque l'on voit encore dans l’église Sainte-Croix, à Vienne, le tombeau et

l'épitaphe de Jean Van Hoogstraten,

SAMUEL VAN HOOGSTRATEN (1627). ë)

Le portrait de l'auteur y était figuré dans un cadre d'ébène, avec de longs cheveux tirant sur le roux, et avec la signature de Samuel Van Hoogstraten. » C’est là tout ce que nous apprennent les biographes touchant le séjour de Samuel en Angleterre, M. Dallavey, annotateur de Walpole, ajoute, comme s'il avait vu des portraits de cet artiste, qu'ils étaient remarquables par une agréable ressemblance et qu'ils lui rapportèrent des sommes considérables (greatly enriched).

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