LA CUISINIÈRE
fois le haut et le bas de la maison, les marches qui descendent au cellier et celles qui montent au prenue étage. Le cadre de la composition présente ainsi presque à Ini seul un intérêt optique. Maintenant, les figures que le peintre y met en scène ont ordinairement quelque malice à faire, quelque causerie secrète à écouter, un larcin à découvrir, une infidélité à surprendre. Il me souvient d'avoir vu à Amsterdam, chez M. Six, descendant du fameux bourgmestre Six, le tableau qu'on appelle l'Écouteuse. Nous étions dans le vestibule d'une maison seigneuriale. Quatre dames étaient assises et jouaient autour d'une table, dans une chambre donnant sur un escalier et dont la porte était ouverte. Une cinquième personne, jeune et
jolie femme, avait quitté la partie, s'était avancée à pas de loup, et, penchée sur la rampe de l'escalier,
elle écoutait curieusement la conversation qu'échangeait à voix basse un couple amoureux dans un corridor aboutissant à des jardins. Un manteau écarlate accroché à la muraille et une épée suspendue à côté
disaient as
que le cavalier dont les propos étaient écoutés de siprès par la jeune dame était un militaire... En vérité, la peinture de Maas est tellement saisissante, qu'à la longue elle fait sur la mémoire le même effet que la nature, et l'on ne sait plus si c'est un tableau qu'on a vu, ou si l'on a été réellement témoin d'un de ces épisodes amusants que peut offrir la simple observation de la vie commune.
Le nom de Maas où Maes a été porté par beaucoup de peintres. C'est pour cela que les Hollandais
appellent Nicolas Maas le Maas rembranesque, Æembrandische Mans, et son nom, ainsi lié à celui de ce
and maitre, ne saurait tomber dans l'oubli. Maas ne fut pas seulement l'élève de Rembrandt, il fut, dans certaines parties de l'art, son émule. Peints d'une touche libre et mâle, vigoureusement empätés et pleins de saillies, ses portraits d'hommes vêtus de noir, ses portraits de femmes égayées par des couleurs voyantes,
tiennent à la fois de Rembrandt et du Titien. Quant à ses tableaux de genre, il y a presque égalé Pierre
de Hooch, pour la solidité du ton, le jeu de la lumière et le prestige de l'effet.
Les lableaux de Nicolas Maas sont fort rares. On n'en connail guëre qu'une cinquantaine dans les galeries publiques ou privées de l'Europe.
Le Louvre, nous le disons avec un vif regret, ne possède
icun échantillon de cel excellent peintre.
MUSÉE DE La Haye Portrait d'un grand magistrat qui parait être le grand pensionnaire Cats
Musée d'ANSTERDAM
accoudée sur un coussin.
Une jeune fille à sa fenétre; elle est
Musée DE BErLix. — La mulade d'amour. Une jeune fille,
nés
semment vèlue d’un casaquin écarlate et d'une robe verte, penche sa tèle pensive sur un oreiller. A sa droite se üent un médecin en habitnoir. Dansle fond de l’appartement se voit une femme àgée qui parle à un cavalier. GALENE DE L'ERmTAGE, à Saint-Pétersbourg. — Vieille femme endormie. Elle est vêtue d'une robe noire à manches rouges et d'un casaquin brun; vue de face, elle tient d'une main un dévidoir
e sommeil l'a surprise dans cette simple occupation, et sa têle fatiguée est tombée sur sa main gauche
GaLeriE NarioNaLe, à Londres, — Une vieille femme occupre à ralisser des navets. — Une nourrice. Ce tableau a élé donné à la galerie nationale par lord Flamborough.
LA REINE d'ANGLETERRE possède un fort beau tableau de Müas. Il représente un escalier tournant que descend une jeune femme avec l'intention de surprendre sa servante que l’on aperçoit buvant dans la cave. Ce tableau a coûté,
en 14814, 150 guinées (3,900 francs).
GALERIE BRIDGEWATER. — Une jeune fille enfile une aiguille.
orleun casaquin écarlate bordé de fourrure, une jupe de même, une robe couleur d'œillet et un tablier blanc. Cuez M. Six, à Amsterdam. — Le portrait d'un bel enfant qui porte un bonnet à plumes et qui tient un oiseau qu'un épagneul veut attraper. — L'Écouteuse; c'est le tableau
lont nous avons parlé 000 flo-
l'a été acheté, en 1!
ins.
CuEz M, Van Loox (beau-frère de M. Six), à Amsterdam.
ableau capital de Maas etdes meilleurs. llreprésenteune rue dans une ville de Hollande. A gauche, sur la porte d'une
suille maison, une très-jolie servante en bonnet de velours
ORBEIL
CHARLES BLANC
ET INDIGATIONS
noir lient une bourse dans une main et de l'autre donne quelque monnaie à une lailière en chapeau de paille. Cuez M. Van per Scurick, à Louvain. — Une couturière.
e porte un fichu rouge et blanc; elle est vue de face. Le jour pénètre dans sa demeure par une fenêtre latérale.
On trouve encore des Nicolas Maasdans les collections du prince d'Aremberz à Bruxelles, deMadame Hoffman à Harlem, de M. Rombouts à Dort, de M. Van der Hoop à Amsterdam, da M. Lloyd à Manchester; de MM. Peter Norton, Abraham Robarts, Richard Limnous, et enlin chez lord Parnborough, chez le marquis Lansdowne et chez le feu due de Wellinglon qui pos
sédait deux superbes tableaux
de Maas provenant de la collection Le Rouge, la Surprise et la Laitière.
Voici les prix de vente :
VENTE COMTE DE VEXCE, 1760, — Une servante, au bas d’un escalier, écoute les reproches que la maitresse du logis fait à son mari. 460 francs.
VexTE Gros, 177
8. — Une jolie fille en bonnet de velours à plumes caresse un faon apprivoisé. 381 francs. Vente Desroucues, 1794. — Le même tableau, 400 francs.
VENTECALONNE, 179
— L'intérieur d'une chambreoùune femme allaite son enfant: 1,860 francs.
VENTE Le Roux:
E, 1818. — La Surprise. Une jeune femme descend un escalier et va surprendre une servante qu'un jeuue homme caresse. 1,600 francs. — La Laitière. Vue érieure d'une maison.Une vieille femme payeunelailière à côté de laquelle est un enfant. 885 francs.
VENTE BRENTANO, 4822, — Devant la porte d'une maison hollandaise, une servante, tenant une tranche de saumon
ex
dans sa main, parle à une femme qui compte de l'argent. 800 florins.
VENTE PERREGAUX, 1841.— Un jeune page. Il est vu de face, vêtu d'un habit rouge galonné d'or. 4,001 franes.
VENTE Hénis, de Bruxell 1841. — Le Bénédicité. Une femme âgée, les mains jointes, au moment de prendre un
frugal repas. Son chat est couché à ses pie VENTE Eouuxp HuGGissox. Londres, 1846.
2,350 francs.
— Unintérieur.
On y voitune femme ratissant des navets. Provenant de la collection Pourtalès. 745 livres (18,625 francs).
Imprimerie Ev. Cuére
CA
(CAN 74 7 s 4 A oz :
Ceote AC PT USE. 2777 Janthites 1, Donvetsation.
JEAN VER MEER où VAN DER MEER, DE DELFT
NÉ VERS 1632? — monr EN...
« Ce Van der Meer, dont les historiens n'ont point parlé, dit Lebrun, est un très grand peintre dans la manière de Metsu; ses ouvrages sont rares, et ils sont plus connus et plus appréciés en {Hollande que partout ailleurs : on les paie aussi cher que ceux de Gabriel Metsu. Il paraît que Van der Meer s’est attaché particulièrement à bien rendre les effets de soleil ; et il ya réussi au point de faire quelquefois illusion. »
C'est ainsi que Lebrun parle du Van der Meer de Delft, lequel est en effet un excellent peintre, non pas dans la manière de Gabriel Metsu, mais plutôt dans celle de Pierre de Hooch, car il recherche comme lui les effets de lumière intérieure, et il les traite comme lui d'un pinceau robuste, pâteux et souple, et avec une magie étonnante. Il y a bien
des années, nous avions vu au musée de la Haye un tableau
de lui qui nous avait donné une faible idée, et partant, une
fausse idée de son mérite. Ge tableau est une Fue de Delft, prise de l'autre côté du fleuve. L'exécution
en est grossière, l'empâtement brutal et l'aspect monotone; mais plus tard, en visitant la galerie de M. Six van Hillegom, descendant du fameux bourgmestre, nous vimes avec étonnement le nom de J. Ver Meer au bas d'une peinture digne de Rembrandt. Une servante penchée verse du lait sur une table de cuisine où sont déposés des fruits et des légumes. Le jour vient d'en haut, frappe sur le crépi blanchàtre d'un mur, aceuse et modèle avec énergie le buste de la servante, sa joue épaisse, ses épaules nues et charnues, ses bras forts. Ce coup de soleil illuminant cette cuisine est prodigieux. On ne trouve rien d'analogue dans les autres écoles, si ce n'est en France parmi nos modernes réalistes. Courbet, Leleux et Bonvin, par exemple, poursuivent souvent des effets semblables : c’est-à-dire qu'ils regardent la nature en clignant de l'œil, à quelque distance, de façon à ne voir que les grands plans, sauf à s'approcher
ensuite et à retrouver quelques finesses à travers les masses, mais sobrement. Nicolas Maas, qui, parmi les
Hollandais, ressemble quelquefois à Van der Meer de Delft, est plus fouillé que lui; il entre plus avant dans les détails de la chair et les plis de la peau; il se tient plus près de son modèle. Van der Meer est plus large et partant plus maitre. Il voit en grand, même les petites choses ; etila sous ce rapport une parenté éloignée avec Rembrandt, à cela près que c'est un génie clair, positif, épris des phénomènes de la matière, tandis que Rembrandt est sombre, mystérieux et toujours à la recherche de l'inlini dans le réel.
Voilà l'impression que m'ont faite les tableaux de Van der Meer, de Delft. L'idée qui m'en estrestée au fond de la mémoire, est celle d'un praticien ferme et sûr, d’un coloriste franc, mais qui subordonne les localités du ton à l'ensemble du clair-obseur. Certains peintres recherchent dans un ton sa qualité avant tout, je veux dire sa nuance, sa finesse; d'autres, et Van der Meer est du nombre, démélent premièrement la valeur du
ton, ce qui veut dire la somme de noir et blanc que ce ton renferme, et, pu conséquent, le rôle qu'il devra
jouer dans la distribution des lumières et des ombres. Un tel homme perdrait peu de chose à être gravé,
parce qu'un graveur intelligent conserverait sans peine ce qu'il y a de plus original et de meilleur dans le talent du maître. Malheureusement, Van der Meer de Delft est fort peu connu: ses rares ouvrages n'ont jamais été gravés, et depuis Lebrun, personne en France n'avait prononcé son nom, si ce n'est Gault de Saint-Germain, qui l'a confondu avec un élève de Berghem, Jean Van der Meer, de Jonghe!, natif de Harlem (selon Van Gool). Mais les erreurs commises par Gault de Saint-Germain ont été fort hien
redressées par M. W. Bürger, qui, dans ses Jusées de Hollande, a eu l'honneur de réhabiliter, ou pour
parler plus juste, de restituer le nom et les œuvres de Jean Van der N de la supériorité de ce peintre, et voulant retrouver ses ouvrages, quelques traces de sa vie, M. Bürger s'est livré aux investigations les P Il est parvenu ainsi à dresser une liste très intéressante des quelques
dispersées dans les galeries publiques ou privées de l'Europe. Dans cet
eer, de Delft. Frappé, comme nous, sa signature, son monogramme el us patientes et les plus passionnées.
peintures de Van der Meer qui sont
e liste figurent une Liseuse, que nous
avons vue au musée Van der Hoop, à Amsterdam, mais qui, nous l'avouons, nous à paru un morceau douteux; une Dentelière, qui appartient à M. Blockuysen de Rotterdam, et qui provient de la vente
Lapeyrière; une Jeune femme écrivant une lettre, Signalée par M. Lagrange, dans la Gasette des Beaux-Arts,
comme faisant partie de la collection Dulour, à Marseille : un tableau du mus
de Brunswick, la Coquette — c'est le nom que M. Bürger lui donne —une Y/aison rustique, de la galerie Suermondt, à Aix-la-Chapelle, et la Courtisane de la galerie de Dresde. Toutes ces peintures sont décrites minutieusement dans le livre de M. Bürger, et avec l'attention d'un critique ravi de ses découvertes. La vérité est que la Coguette et la Courtisane sont des trouvailles, la dernière surtout, puisqu'elle était exposée en pleine lumière, à Dresde,
au plus bel endroit de la salle, où sont réunis tous les Hollandais, sans que personne l'eûl remarquée, niles
conservateurs de la galerie, qui l'attribuent à Jacob Van der Meer, né à Utrecht: ni Louis Viardot, qui ne
la mentionne pas dans les usées de l'Europe : ni moi-même, qui ne la trouve pas notée dans mon calepin
de voya :ela s'explique, au surplus. La Courtisane de Dresde est placée juste au-dessus d'un des plus
superbes Rembrandt qu'on puisse voir: /e Peintre tenant sa femme sur ses genou. Quand on est au
! Ce Van der Meer est celui qui a gravé à l’eau-forte deux morceaux que Bartsch a catalogués dans son premier volume.
JEAN VAN DER MEER, DE DELFT (1632). 3 milieu d'une galerie pleine de Hollandais, on ne lève point la tête, paree que tous les tableaux, ou presque tous, sont rangés sur la cimaise et ne dépassent guère la grandeur de chevalet; or, ce prétendu Jacob
andeur naturelle, et
Van der Meer est d'une proportion inusitée, puisqu'il renferme quatre figures de g de plus, il est au-dessus d'un Rembrandt qui nous aura sans doute distrait, absorbé. Quoi qu'il en soit, on peut live une description complaisante et très détaillée de la Cowrtisane au second tome des Ausées de Hollande de M. Bürg
Mais les chercheurs une fois en éveil ont découvert un autre tableau du maitre, c'est celui qu'on appelle
LA GÉoGrAPH1e (Collection A. Dumont, de Cambrai).
le Géographe. appartient à M. À. Dumont, de Cambrai, et figure avec honneur dans la précieuse petite collection de cet amateur, aussi éclairé que délicat. Grâce à son obligeance, nous avons pu faire graver dans
cette notice /e Géographe, et nous dispenser ainsi d'en faire la description à uos lecteurs. Toutefois, comme
il est important de parler des couleurs au sujet d'un coloriste, nous citerons ici quelques lignes empruntées d'un article publié par M. Paul Mantz dans la Gasette des Beaux-Arts, sur le cabinet Dumont: « Van der
Meer a vêtu le jeune g aphe (dont le visage, individuel comme un portrait, est encadré de cheveux
blonds) d'une robe de chambre bleue doublée d'une étolfe orangée, et rien qu'au choix de cette savante association de tons, on reconnaitrait en lui un coloriste expert aux secrètes ressources de son art. La combinaison de ces deux couleurs était d'ailleurs familière à l'artiste. Au point de vue de l'harmonie
générale, le tableau se complète très heureusement par les tons jaunis des parchemins et des cartes, et par
z ÉCOLE HOLLANDAISE.
les gris tièdes et rompus qu colorent tes murailles de l'appartement. » Voilà done une page de plus ajoutée à l'œuvre de Ver Meer, qui n'existe pas encore même en feuilles détachées et volantes, mais qui sera, nous l’espérons, constitué un jour dans les Cabinets d'estampes d'Amsterdam et de Paris.
Tout entier à son amour, bien légitime d’ailleurs, pour l'excellent peintre qu'il a mis en lumière, M. Bürger
voitmaintenant des De//tsche un peu partout : mais cette préoccupation l'a bien servi ‘usqu'à présent :laissonsle faire. Toujours est-il qu'une douzaine de tableaux d'un rare mérite sont maintenant restitués à Van der Meer, de Delft, dont nous ne connaissions auparavant que trois ou quatre morceaux. Quant à la biographie du maître, elle reste un mystère. On conjecture qu'il naquit en 1632. Les biographes hollandais l'appellent
Ver Meer. Immerzeel le dit élève de Carel Fabricius, et le catalogue de sa vente après décès nous donne la
date de sa mort, déjà fixée par Van Eynden et Van der Willigen, 1696. C'est là tout ce que nous savons. S'il fut élève de Rembrandt, rien ne le prouve: mais sa manière, analogue à celle de Maas, le ferait présumer. Par le catalogue de sa vente nous apprenons qu'il vendait peu ses tableaux, puisqu'il s'en trouvait vingt et un dans son atelier, à sa mort, et que dans le nombre sont pré
iment compris ceux qu'on regarde comme authentiques, dans les diverses collections. Aujourd'hui que l'attention des amateurs est éveillée à l'endroit de ce maitre, il faut espérer que ce document précieux fera retrouver la plupart de ses œuvres,
non seulement celles vendues chez lui après sa mort, mais celles qui sontmentionnées çà et là dans le Aecueil
des catatoques de Gérard Hoet, qui nous inspira l'idée, il y à trois ans, de publier le Zrésor de la curiosité. Ce qui importe, c'est que la physionomie de Ver Meer ou Van der Meer, de Delf, est maintenant parfaitement débrouillée et distincte, et qu'en attendant les éclaircissements de l'histoire, on ne peut plus le confondre ni avec Jean Van der Meer de Schoonaven, qui à voyagé en Italie ; ni avec Jean Van der Meer de Jonghe, né à Harlem, peintre de pastorales ; ni avec Pierre Meer de Bruxelles, peintre de conversations; ni avec Nicolas Meer, autre peintre du dix-septième siècle, qui florissait à Amsterdam, el qui a composé quantité d'allégories
et de vignettes pour les libraires. Bref, la petite grande école de Hollande à fait entrer dans son histoire un
artiste de plus, et cet artiste est, parmi les siens, de première force.
CHARLES BLANC
REÉCAERCRES ET INDICATIONS
Il n'existe à Paris, ni au Louvre, ni ailleurs, du moins à femme au clavecin avec un Monsieur qui l'écoute. 30 N. —
notre connaissance, aucun ouvrage de Van der Meer,de Delft. Marseizce. Collection Dufour. Jeune femme écrivant. Cawgrar. Collection A. Dumont. Le Géographe.
Musée DE La Haye. Vue de Delft.
Aix-La-CuapeLLe. Chez M. Suermondt. Maison rustique. C'estlesujetquenousavons faitgraveren tètedecettenotice. AsTerpam. Collection de M. Six. 1. La Laitière. - 2. Facade d'une maison hollandaise. — Musée Van der
Hoop. Une Liseuse.
Rorrenpam. Chez M. Blokhuysen. La Denteliére. BRuxELLES. Galerie d'Arenberg. —Un Portrait de Femme.
GALERIE DE DRESDE. — La Courtisane. Les figures, au nom-
bre de quatre, y sont, par exceplion, de grandeur naturelle.
Musée DE Brunswick. La Coquette. — Trois figures dans un intérieur élégant.
VENTE Van Der Mer ou VeRMEER, à Delft (après la mort
de l'artiste, en 4696). — On y compte vingt et un tableaux
de maitre, parmi lesquels la plupart de ceux que nous venons de mentionner : 1. Une jeune femme qui pèse de l'or dans une petite cassette. 155 fl. — 2. Une Laitiére, 175 1.
3. Le Portrait de Vermeer lui-même, dans une chambre, #5 (l. î