Cont. Cels,, VI, 24, 2G
recevoir aussi sommaire au sujet « d'autres extravagances mêlées de demandes et de réponses, qu'il se forge à plaisir, touchant ce que les écrivains ecclésiastiques nomment le sceau^ » § 27, et protestation contre l'imputation de Celse que les chrétiens considèrent le Dieu ouvrier du monde coname un Dieu maudit et le nomment de la sorte. Ces indications et protestations tiennent ici lieu de citations, § 27 et § 28. Les omissions, sous prétexte de redites, § 39, les abréviations, les indications, les résumés, § 28à§37,§45, §49à§52, àla place des textes, abondent daiis ce livre. L'impatience du polémiste chrétien perce çà et là. Il se contente de dire qu'il est inutile de relever telle imputation qu'il marque à peine, § 64, § 73, ou qui ne regarde pas les chrétiens, § 74. Des huit livres d'Origène, il n'en est pas un où il ait embrassé plus de matière que dans celui-ci, et où les lacunes du texte de Celse soient plus nombreuses et plus regrettables.
Dans le septième livre d'Origène, après plusieurs textes de Celse qui paraissent se suivre exactement, on trouve un vide au§ 12, à propos de l'anthropomorphisme des prophètes juifs que Celse attaquait avec une vivacité de paroles qui scandalise Origène, mais qu'il ne rapporte pas. Une omission volontaire se rencontre au § 27, où Origène écrit : « Après cela, Celse emploie beaucoup de paroles à rapporter les sentiments qu'il nous attribue et que nous n'avons pourtant pas, touchant la divinité, conrnie si nous la croyions d'une nature corporelle , lui donnant un corps semblable au nôtre : ce qu'il entreprend de réfuter, mais ce qui ne nous regarde point. Il sera donc inutile d'insérer ici et l'imputation et la réfutation que Celse en fait. Si
nous avions de Dieu les pensées qu'il nous attribue et qu'il combat, nous serions obligé de rapporter ses paroles, d'établir notre sentiment et de répondre à ses objections. Mais si ce qu'il avance n'est que fiction, qu'il n'a entendu dire à qui que ce soit, ou qu'il n'a entendu dire, en le lui accordant à la rigueur, qu'à des gens simples et grossiers qui n'entrent pas dans le sens profond des Écritures, il n'est pas juste que nous prénions une peine inutile *. »
Origène, au § 32, dit que Celse attaque le dogme de la résurrection non par des raisons mais par des railleries, et fait entendre que les chrétiens avaient tiré ce dogme de la doctrine de la métempsychose ; mais le texte de Celse sur ces deux points fait défaut. Nous pouvons noter encore une abréviation au § 33 où, par ironie, ce semble, Celse renvoyait les chrétiens avides de voir Dieu face à face aux sanctuaires de Trophonius etd'Amphiaratis. De même, après le fragment cité au § 40 et celui qui commence au § 42, le texte est remplacé par une courte indication. Au reste, des huit livres d'Origène, le septième est celui où les fragments de Celse sont sinon les plus nombreux, assurément les mieux suivis et où l'on voit le moins de lacunes dans les textes qu'il cite.
Les textes de Celse cités dans les vingt-neuf premiers paragraphes du livre VIII se suivent naturellement, et c'est à peine si Ton peut noter en un point ou deux un manque de transition facile à suppléer. A la fin du § 30 se trouve mentionnée une question de Celse, dont le lien avec ce qui précède n'est pas très-