‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 131 sur 286 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

vine de Persée, d'Amphion, d'Éaque, de Minos, nous n'y ajoutons guère foi*. Cependant elles sauvent au moins la vraisemblance, en ce qu'elles attribuent à ces personnages des actions vraiment grandes, merveilleuses et utiles aux hommes^. Mais toi, qu'as-tu dit ou qu'as-tu fait de si admirable ? Dans le temple^ l'insistance des Juifs n'a pu t'arracher seulement un signe qui eût fait voir que tu étais le fils de Dieu^.

On raconte, il est vrai, et on enfle à plaisir maints prodiges surprenants que tu as opérés, des guérisons miraculeuses, des pains multipliés et autres choses semblables. Mais ce sont prestiges que les magiciens ambulants accomplissent couramment, sans qu'on pense pour cela à les regarder comme les fils de Dieu^

Le corps d'un Dieu ne serait pas fait coname était le tien. Le corps d'un Dieu n'aurait pas été formé et procréé comme Ta été le tien. Le corps d'un Dieu ne se nourrit pas comme tu t'es nourri. Le corps d'un Dieu ne se sert pas d'une voix comme la tienne, ni des moyens de persuasion que tu as employés ^ Et le sang qui coula de ton corps ressemble-t-il à celui qui coule dans les veines des dieux ^? Quel Dieu, quel fils de

1. Où^' aÙTûTç (iraXatoTç fAuôoi;) ÊirKTTSÛaap.ev. — Cont. Cels., I, G5.

2. Migne donne : ousp àvôpwTccv, c'est-à-dire actions qui dépassent le pouvoir de l'homme. Lommatzsch : ÛTrèp àvôpûîrcdv, c'est-à-dire, pour le bien de Thomme. Le ms, de Paris donne : UTrèp àvôpcù^ov avec une barre sur la dernière syllabe qui permet de lire àvdpcdircdv. — C'est la leçon que nous adoptons. Elle parait confirmée plus loin, dans un passage où la même idée est exprimée : UTrèp àv6p(Û7r(i>v "^Ewaix èwt^ii^apivcuç. — lll, 22.

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