‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 135 sur 286 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

ver qu'un homme est juste, on le montrait commettant des injustices ; pour prouver qu'il est irréprochable, on faisait voir qu'il a versé le sang ; pour prouver qu'il est immortel, on montrait qu'il est mort, en ajoutant qu'il avait prédit tout cela'. Mais quel Dieu, quel démon, quel homme de sens, sachant d'avance que de pareils maux le menacent, ne les éviterait, s'il le pouvait, au lieu de se jeter tête baissée dans des accidents qu'il a prévus^? S'il [Jésus] a prédit la trahison de l'un et le reniement de l'autre, comment ont-ils osé l'un trahir, l'autre renier celui qu'ils devaient craindre comme un Dieu^? Ils le trahirent pourtant et le renièrent, sans avoir aucun souci de lui ^. .

Un homme contre lequel on forme une conspiration, et qui le sait, et qui avertit d'avance les conjurés, les fait changer de dessein et se tenir en garde. Les événements donc ne sont pas arrivés parce qu'ils avaient été prédits. Cela ne se peut. Au contraire, de cela seul qu'ils sont arrivés, il suit qu'il est faux qu'ils aient été prédits. Il est impossible que des gens prévenus eussent persisté à trahir ou à renier ^.

idées, trois citations qui se trouvent aux paragraphes 13, 15 et 16, et nous mettons à la fin la citation du § 13. il nous semble que la clarté y gagne.

1. Cont, Cels,, II, 16. Le ms. de Paris porte wowsp, cpTjîrlv, 6 Xé-jfwv f. 92, verso; les édit. Lommatzsch et Migne : worep, çijalv, si tiç Xe-^fcûv...

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