Cont. Cels., III
6. Cont, Cels., 72^ 73. — Cette dernière idée est exprimée aussi par Sénèque : Argumentum pessimi turba.
ne cherchent et ne trouvent pour disciples que des hommes sans intelligence et des esprits épais ' .
Ces docteurs ressemblent assez bien à ces empiriques qui se font fort de rendre la santé à un malade, mais ne veulent pas qu'on appelle de savants médecins, de peur que ceux-cine dévoilentleur ignorance. Ils s'efforcent de rendre la science suspecte. « Laissez-moi faire, [disent-ils] je vous sauverai moi seul; les médecins ordinaires tuent ceux qu'ils se vantent de guérir ^ ». Ils ressemblent aussi à des gens ivres qui , parmi leurs pareils, accuseraient des hommes sobres d'être pris de vin *. De même encore ce sont des myopes qui voudraient persuader à des myopes comme eux que ceux qui ont de bons yeux ne voient goutte *.
On pourrait aisément s'étendre sur ce point. Mais il faut se borner. Je me contente de dire qu'ils s'élèvent contre Dieu et lui font injure, lorsque pour gagner des méchants ils les bercent de folles espérances, persuadant aux hommes de mépriser des biens qui valent mieux que tout ce qu'ils promettent et de les abandonner pour être plus heureux ^