‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 169 sur 286 · Cont. Cels., IV · texte numérisé non relu

Cont. Cels., IV

4. Quelle sorte de nostre suffisance ne recognoissons-nousaux

châtiments pour la paresse et la perversité. Elles chassent et tuent les frelons ^

[Et les fourmis, soutiendra-t-on qu'elles sont inférieures à rhomme en prévoyance ou pour le souci de l'avenir? Qui ignore avec quel zèle elles font leurs provisions d'hiver^.] On les voit venir en aide à leurs pareilles quand elles sont fatiguées ^. Celles qui meurent sont portées dans un lieu déterminé qui est comme leur tombeau de famille. Quand elles se rencontrent, elles s'entretiennent ensemble, et ainsi les égarées sont remises dans le bon chemin. Elles ont donc en quelque sorte la plénitude delà raison, certaines notions générales du sens commun et une voix pour se communiquer tout ce qu'elles veulent*. Pour qui regarderait du haut du ciel sur la terre, quelle différence donc entre les actions des fourmis et des abeilles et les nôtres ^ ?

L'homme tire-t-il vanité de connaître les secrets de la magie ? Encore sur ce point les serpents et les aigles l'emportent sur lui. Ils connaissent en effet nombre de remèdes mystérieux contre les maladies et les autres maux. Ils connaissent les vertus dé certaines pierres qu'ils emploient pour guérir leurs petits. Ces pierres,

opérations des animaulx? Est-il police réglée avecques plus d'ordre, diversifiée à plus de charges et d^offices, et plus constammoDt entretenue que celle des mouches à miel? Cette disposition d*action8 et de Tacations si ordonnée^ la pouvons-nous imaginer se eonduire sans discours et sans prudence? — Montaigne, liv, et chap, cit.

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