DEUXIÈME PARTIE
quand nous les trouvons, nous ne doutons pas de posséder un trésor merveilleux *•
Si Ton se figure que l'homme est supérieur aux animaux en ce qu'il est capable de s'élever jusqu'à l'idée, de Dieu ; qu'on sache que, parmiles animaux, plusieurs, ne le cèdent pas à l'homme sur ce point» Rien de diviri sans doute comme de savoir et d'annoncer d'avance l'avenir. Mais cette prescience nous la tenons des autres animaux, et particulièrement des oiseaux. Les devins ne sont rien que les interprètes de leurs prédictions. Si donc les oiseaux, pour ne pas parler de tous les autres, nous indiquent par des signes tout ce que Dieu leur a révélé, il suit de là qu'ils sont dans une intimité plus étroite que nous avec la divinité, nous passent en cette science et sont plus chers à Dieu que nous ^.• Il y a des hommes fort éclairés qui disent aussi que les oiseaux communiquent entre eux, et sans doute d'une manière plus sainte que nous. Ils ajoutent que, pour eux^ ils entendent leur langage, et le prouvent lorsque après Qous avoir avertis que les oiseaux disent qu'ils iront en tel lieu et feront telle ou telle chose, ils nous les montrent qui y vont ou qui la font en efiFet. Y a-t-il quelque être qui soit plus fidèle au serment et plus religieux que les éléphants? C'est apparenmient parce qu'ils ont la connaissance de Dieu ^. [Les cigognes aussi* l'emportent sur les hommes en piété filiale, en ce qu'elles nourrissent ceux qui leur ont donné le jour, et rendent