‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 177 sur 286 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

OU Sabaoth, ou Ammon*, comme chez les Égyptiens, ou Pappseos, comme chez les Scythes. Il ne faut pas non plus qu'ils s'imaginent qu'ils sont plus saints que les autres parce qu'ils se font circoncire. Lés Égyptiens et les Colchidiens l'ont fait avant eux ; ni parce qu'ils ne mangent pas de chair de porc ; les Égyptiens s'en abstiennent aussi, et, par surcroit, ils s'abstiennent même de chair de brebis, de chèvre, de vache et de poisson. Pythagore même et ses disciples défendaient de se nourrir de fèves et de tout ce qui avait eu vie. Or, à qui fera-t-on croire que tous ceux-là fussent mieux vus de Dieu, plus chers à Dieu pour cela seul que tous les autres hommes ; ni que Dieu n'envoie ses anges qu'à eux seuls, comme s'ils habitaient quelque partie du séjour des bienheureux? Nous voyons bien dans quel état ils sont eux et leur pays ^. Laissons donc aller cette troupe dont la vanité et l'infatuation ont reçu de si rudes leçons. Ils ne connaissent pas le grand Dieu ; ils se sont laissé tromper et abuser par les prestiges de Moïse. Et on sait ce qui leur en a coûté de s'être mis à son école ^.

1. Lommalzsch et Migne : Âp.u.&uv... naTrftIov. — Ms, de Paris :

2. Ôp&)p.ev -^àp aÙTCu; t» xxl ttjv y^copav Ttvwv iq^icdVTai.

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